Range ta chambre ! Nous avons tous entendu cette phrase, et un jour ou l'autre, c'est à notre tour de la prononcer devant nos enfants, la chambre c'est évidemment un espace essentiel pour l'enfant qui en fait très naturellement son refuge, mais il est important de lui imposer des limites. Reine Vanderlinden, pédopsychologue spécialiste de la petite enfance ;
« La chambre est un espace intéressant parce que c'est que l'enfant va apprendre à gérer ses propres affaires mais sous le regard d'un adulte qui lui dira Tu ne peux pas laisser traîner tout et n'importe quoi dans ta chambre. En tous cas, la chambre, c'est pas lui qui la nettoie, et donc parfois aussi il a besoin de sentir que celui qui nettoie sa chambre doit être respecté dans le travail qu'il lui offre et que donc cette chambre doit au moins être en ordre le jour du nettoyage. »
D'autant que laisser son enfant mettre un désordre complet dans sa chambre, ça ne lui rend pas service.
« Non, je dirais, parce qu'un désordre complet, c'est un peu ce qu'on a dans la tête aussi. Quand un enfant peut sentir que le monde est organisé en catégories, il y a les livres d'un côté, les Lego de l'autre, ça aide un enfant à structurer sa pensée de pouvoir ranger. »
Alors, encourager son enfant à ranger sa chambre tourne parfois à l'affrontement, pour éviter cela, autant s'y mettre ensemble, et cela peut commencer très tôt.
« Tout petit, quand un enfant a déversé tous les bacs à jeux par terre, c'est très chouette de pouvoir lui dire Maintenant mon petit ami, tu ranges avec moi et on peut en faire un jeu et ça peut devenir un plaisir aussi. L'enfant va se piquer au jeu, ça peut devenir un moment de partage très, très agréable que de ranger ensemble. »
Comme d'habitude, on évite le rapport de force, et on essaye de rendre ça ludique.
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S'il est inutile de commencer à brosser la toute première dent de votre enfant, l'hygiène dentaire commence quand même très tôt, Dr Marguerite Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles :
« Vers l'âge d'un an, de manière ludique, on peut commencer à montrer à un enfant comment lui brosser les dents, avec un petit dentifrice au fluor on peut le faire ; l'enfant avale le dentifrice mais comme on ne donne plus, dans notre pays, de complément de fluor, c'est une bonne idée de commencer vers l'âge d'un an, un an et demi.
Et il va falloir assister votre enfant pendant quelques années, Dr. Anne Bodson, dentiste à Bruxelles :
« Comptez qu'un enfant, avant 10 ans, n'est pas capable de se brosser les dents tout seul. Maintenant le fait d'avoir une brosse électrique aide énormément. »
On brosse les dents de son enfant le matin mais surtout le soir, avant le coucher, Dr. Marguerite Landsberg :
« Après le brossage des dents, on ne mange plus rien, on ne boit rien, même pas de lait, il faut savoir que le lait contient énormément de sucre et que c'est devenu la source principale de caries auprès du jeune enfant, c'est le biberon de lait pendant la nuit. Il faut savoir que les caries des dents de lait peuvent complètement favoriser une mauvaise dentition à l'âge adulte. »
Quant à la première visite chez le dentiste, elle se fait relativement tôt, Dr. Anne Bodson :
« Oh, à partir de 2, 3, 4 ans, histoire d'être sûre que je ne dois rien faire, qu'ils voient les lieux, le tablier et le fauteuil blanc mais qu'ils n'aient pas envie de s'encourir tout de suite. Pour que le jour où il faut intervenir, qu'il soit habitué. »
Une visite qui se fait une fois par an en général, et une fois tous les 6 mois pour les enfants présentant des problèmes dentaires.
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La fameuse fessée... On a beau se demander si elle est bien nécessaire, elle démange la main des parents.
« C'est d'abord le coin, et si le coin ça ne marche pas, alors c'est la fessée. »
« On compte jusqu'à trois, et généralement elle n'arrive pas à la fessée. »
« Sur le pet, oui, mais pas dans la figure. »
Des parents qui ne culpabilisent donc pas toujours. Pour Reine Vanderlinden, pédopsychologue, spécialiste de la petite enfance, vouloir absolument bannir la fessée, ça ne sert de toutes façons à rien.
« Je pense que quand on est parent, on est face à des moments qui peuvent être vraiment très, très sollicitant sur le plan émotionnel... On peut déborder, et donc bannir la fessée et légiférer sur la fessée est quelque chose de tout à fait ridicule, parce qu'on sait bien qu'aucun parent un jour n'y échappera. »
Il n'empêche, la fessée n'est pas vraiment la solution, des fessées répétitives cela a clairement un impact sur le comportement de l'enfant.
« C'est un petit peu un message Je n'en vaux pas la peine, je peux être malmené, ça formate dans la tête de l'enfant une réflexion sur comment sont les relations, qui lui permettra plus tard de dire Mais si je frappe l'autre, ‘y a pas de problème, c'est toujours comme ça que les choses se sont passées. »
Mais la main qui part, ça peut arriver. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter, une fois la crise passée, à revenir vers l'enfant et à s'expliquer, voire s'excuser.
« Ca aide les enfants de sentir qu'un parent peut avoir un regard sur ce qu'il fait lui-même, peut revenir en disant Ce n'était pas ça la bonne solution, parce que ça va l'aider lui aussi quand il sera dans des moments difficiles ou des moments débordants de faire pareil et de se rendre compte qu'il faut réfléchir avant d'agir. »
Et si vous sentez l'envie d'une fessée monter en vous, vous pouvez le dire à l'enfant, c'est déjà une manière de l'inciter à changer son comportement.
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Un phénomène dont les parents ont parfois du mal à parler, pourtant 10 à 15% des enfants de 6-7 ans et 15% des enfants de 8 ans font encore pipi au lit. Tentons de comprendre les causes de ce problème, avec Dr Marguerite Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles :
« On pense en tous cas qu'il y a une composante génétique, et c'est lié particulièrement à la profondeur du sommeil, et au fait que les enfants ne sentent pas quand ils doivent uriner. Une deuxième cause, ça peut être une vessie instable, ce sont des enfants qui n'ont pas encore le contrôle de leur vessie. »
Certains pensent que l'énurésie nocturne peut également être d'origine psychologique.
« L'énurésie donne des problèmes psychologiques, mais l'énurésie n'est pas la cause de facteurs psychologiques. Une chose est certaine, c'est qu'un enfant de 10 ans qui part en classe verte et qui fait pipi dans son lit, c'est franchement pas drôle à vivre et ça peut donner des complexes. »
Alors que peut-on faire pour aider son enfant à devenir propre la nuit ?
« L'examen important à faire c'est exclure les infections urinaires, sinon il existe des examens un peu plus spécialisés pour examiner le fonctionnement de la vessie et des reins. Ne jamais gronder, je propose aussi de ne pas garder de langes parce que ça les infantilise, et puis dans un deuxième temps, on peut - à partir de 6-7 ans-, utiliser un système de conditionnement avec une alarme, l'enfant est réveillé quand il fait pipi. Et puis alors à partir de l'âge de 7 ans, il existe des traitements médicamenteux. »
Pour solutionner le problème, votre pédiatre peut également vous proposez de remplir, avec votre enfant, un calendrier de consultation. Sachez enfin que ce syndrome disparaît généralement spontanément au fil du temps.
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