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Zoom Parents

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Zoom Parents du 07.01 sur Radio Contact

Le couple après la naissance

L'arrivée d'un enfant, et surtout du premier, ça bouleverse la vie de couple et chacun ne parvient pas forcément à retrouver sa place. Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre :
« Parfois, il y a un des parents, peut-être plus souvent la maman, qui va être comme noyée en symbiose avec le bébé, qui va découvrir qu'elle est beaucoup plus mère que femme. Si ça commence à fonctionner comme ça, il vaut mieux se remettre en question, peut-être aller consulter. »
Car négliger le problème peut mener à des échecs.
« Le couple se fissure, éventuellement il se sépare, un des deux souvent le père, même s'il ne se sépare pas, il prend une position marginale, il finit par laisser tomber les bras et se désintéresser de son autorité sur ses enfants. Et pour les enfants, ils sont un peu prisonniers de la personne, disons la maman, qui aurait misé toute sa vie sur eux. Pendant leur adolescence, ils vont ruer dans les brancards, ça fait des conflits beaucoup plus pénibles. »
On l'a dit, c'est souvent la mère qui oublie qu'elle est aussi une femme et une épouse, il faut donc être vigilante.
« La maman doit se dire, à l'avance et quand l'enfant est là, Attention, quand mon mari réclame quelque chose pour notre couple, je dois faire attention avant de lui dire à chaque fois Non, non, non. C'est tout à fait important, pour notre enfant aussi, qu'il voie en face de lui un couple vivant. »
Mais la vie de couple, on le sait, ça se construit et ça se maintient à deux. Pères et mères doivent ensemble trouver du temps, peut-être en s'imposant, ni plus, ni moins, des sorties et du temps libre en amoureux.

Sur Radio Contact  : 

Zoom Parents du 31.12 sur Radio Contact

Reprendre le rythme scolaire

Repas copieux et tardifs ont quelque peu bousculé le rythme de vos enfants durant ces fêtes, il vous reste quelques jours pour les recaler et à se préparer à la reprise de l'école, il est préférable de faire cela progressivement. Dr Marguerite  Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles : « Dans les jours qui précèdent la rentrée des classes, peut-être quart d'heure par quart d'heure, on couche les enfants plus tôt. On reprend le rythme, on rouvre les cahiers aussi, on essaye que le lundi de la rentrée ne soit pas un jour complètement perturbé parce qu'on a oublié comment c'était. »
D'autant que certains enfants peuvent être véritablement angoissés à l'idée de reprendre l'école.
« Des enfants qui ont un tempérament plus stressé, qui vont dans des écoles qui stressent ou qui ont des petits soucis à l'école. C'est très important d'être attentif à certains signes, les douleurs abdominales, les  maux de tête du lundi matin, ça peut être la rentrée, mais aussi le signe d'un enfant qui parle avec son corps. »
Inutile aussi de vous ruer sur les vitamines pour aider votre enfant à faire le plein d'énergie, une seule vitamine est toutefois indispensable :
« Avec une alimentation équilibrée, la seule vitamine indispensable pour les enfants jusqu'à la fin de l'adolescence, c'est la vitamine D. La vitamine D doit être donnée tous les jours pour les jeunes enfants et ensuite tous les hivers pour les enfants plus âges. La vitamine D est fabriquée quand le soleil sur la peau transforme la provitamine D en vitamine D. Comme nous ne vivons pas dans un pays très ensoleillé, nous n'avons pas assez de vitamine D. »
Et voilà pour ces conseils, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter, à vous et à vos enfants, une très belle année 2009.

Sur Radio Contact  : 

Zoom Parents du 24.12 sur Radio Contact

Précautions pour les vacances

L'altitude, tout d'abord. A partir du moment où votre enfant ne souffre pas de malformation ou d'insuffisance cardiaque, ou encore d'asthme suraigu, il peut profiter du grand air de la montagne dès le plus jeune âge. Quand au ski, un enfant peut s'y essayer dès l'âge de 2 ou 3 ans.
Docteur Charles Chapelle, médecin du sport :
« Dès que l'enfant est en état de sentir les mouvements de son corps, il peut être mis sur des skis. Apprendre, comme on fait au début, d'ailleurs il y a des écoles de ski qui sont très bien faites et qui permettent d'avoir une éducation de l'enfant au niveau de la glisse qui est très, très rapide, et qui permet, au plus on est précoce, d'avoir la meilleure qualité de ski. »
Attention toutefois à ne pas trop insister. « Son plaisir va être relativement bref, une heure, trois quarts d'heure, une demi-heure parfois, mais suffit pour avoir un apprentissage de départ de qualité. »
Autre chose, l'enfant n'a pas besoin de préparation physique  particulière :
« Chez l'enfant, la musculation, jusqu'à la puberté, est contre-indiquée, donc il n'y a aucune raison de commencer à faire de la musculation, et l'enfant absorbe avec une facilité incroyable les vibrations, les tensions,  les forces musculaires qu'il doit développer pour rester en équilibre et ça ne nécessite aucune préparation au départ. »
Enfin, sachez que le ski, c'est très bon pour le développement de l'enfant :
« L'état d'équilibre est constamment sollicité et pour les étapes de reconnaissance, de proprioception d'un enfant, c'est tout à fait intéressant, parce qu'il gagne un temps fou à savoir, je glisse, je glisse pas, comment évolue mon corps dans le temps et dans l'espace... »
Voilà, pas de contre-indication particulière à un séjour à la montagne, il faut simplement veiller à bien protéger votre enfant contre le froid, le soleil et le vent.

Sur Radio Contact  : 

Zoom Parents du 17.12 sur Radio Contact

Le rythme des fêtes

Si les parents ont tout le loisir d'entamer leur repas de Réveillon à une heure tardive, ce décalage n'est pas forcément recommandé pour les enfants. Dr Marguerite Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles : « Plus l'enfant est petit, plus il faut respecter son rythme. Pour lui, une petite fête de Noël à 19h a exactement la même valeur qu'à 23h-minuit, et je ne vois pas pourquoi des petits enfants de maternelles doivent rester jusqu'à minuit ou une heure. Il y a moyen d'adapter les fêtes. Ca sécurise totalement un enfant d'avoir des repères fixes, des heures de coucher, des heures de repas, tout en ayant de la souplesse. »
Et puis, il faut savoir qu'un petit enfant qui se couche tard ne rattrape pas forcément son manque de sommeil :
« Les enfants, les jeunes enfants surtout, sont des lève-tôt et même s'ils vont se coucher tard, ce n'est pas dit qu'ils vont se lever tard le matin. A ce moment-là, ils ont un manque de sommeil à rattraper, donc attention, essayez de garder un minimum d'heures de sommeil. »
Quand aux repas, les extras sont permis, mais il est conseillé de garder une certaine discipline.
« Ce sont les fêtes, mais je pense qu'il serait intéressant de continuer à manger une main de fruits et légumes, c'est-à-dire 5 fruits et légumes par jour, il y atout à fait moyen de le faire dans un régime de fête, et puis un peu de sucreries, bien sûr, mais attention aux noisettes et cacahuètes pour les jeunes enfants, interdiction formelle chez les moins de 4-5 ans, sous peine de voir la nourriture passer par le mauvais trou et occasionner des dommages respiratoires.
Voilà, on se fait plaisir mais on reste raisonnable, et l'on n'oublie pas de prendre l'air pendant ses vacances.

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