C'est l'une des grandes questions qui préoccupent les parents : « Est-ce que bébé évolue bien ? ». Le Dr Marguerite Landsberg est responsable de la consultation de pédiatrie générale à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles, elle nous donne quelques points de repère.
« Dès la naissance, le bébé suit du regard, le sourire-réponse se fait assez rapidement, après un mois ou deux, et l'enfant, à trois mois, peut commencer à tenir sa tête. Un enfant entre 6 et 9 mois commence à tenir assis. Ils commencent à marcher à un an ou un an et demi. »
Depuis quelques années, les pédiatres sont d'accord sur un point, il faut faire dormir l'enfant sur le dos, cela a permis de réduire le phénomène de mort-subite du nourrisson, mais pendant la journée il est important de mettre le bébé sur le ventre. C'est très important que l'enfant passe par la position ventrale pour pouvoir ramper, apprendre à se mettre debout, plutôt qu'être mis debout tout de suite. Il vaut mieux apprendre à ramper, parce que c'est excellent pour sa coordination motrice, et l'on a remarqué que certains enfants qui avaient des problèmes neurologiques n'étaient pas passés par le stade du ramping ; et certains kinésithérapeutes les rééduquaient en passant par le stade ramper/quatre pattes.
Dernier conseil, méfiez-vous des trotteurs :
« Le trotteur est non seulement dangereux pour la sécurité de l'enfant, mais comme une béquille, il empêche l'enfant de passer par le stade « quatre pattes » qui est indispensable à son développement.
Enfin, si l'enfant est prématuré, n'oubliez pas d'enlever les mois de prématurité pour évaluer son développement psychomoteur.
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Plus que trois fois dormir avant le passage du grand Saint, et rien n'est trop beau pour nos chères têtes blondes :
« On va exploser le budget »
« C'est une catastrophe »
« Oui, elles sont très, très gâtées »
« On a tendance à le gâter, on risque d'aller vers une exagération un peu stupide parce que finalement, il a tellement de jouets qu'il n'en profite pas. »
Et si nos enfants ont tendance à être trop gâtés, c'est en partie à cause de la société de consommation, mais pour certains parents, les cadeaux servent parfois à compenser un manque de disponibilités, un comportement qui n'est pas sans conséquences.
Reine Vanderlinden, pédopsychologue spécialiste de la petite enfance :
« C'est pas drôle de sentir son parent redevable de quelque chose, il vaut mieux dire à un enfant Ecoute, je suis triste, j'ai pas toujours l'occasion de passer du temps auprès de toi, la vie n'est pas simple ; il vaut mieux lui expliquer ça que de le combler de cadeau et de ne pas parler de ce qui fait souffrance. Quand un enfant sent que ça fait souffrance chez son parent mais que l'on ne peut pas en parler, ça, ça génère de l'angoisse. »
Et les enfants comprennent très bien comment ça marche :
« Il y a des enfants qui disent Ma maman elle me donne touuut ce que je veux, il y a des enfants qui sont vraiment capables de piger que c'est comme ça que ça marche et que ça soulage momentanément le parents un cadeau parce que sa culpabilité diminue un petit peu au moment où le cadeau est donné, mais ce n'est pas une solution sur la durée. »
Alors, question : Comment trouver le juste milieu et trouver les cadeaux appropriés ?
« Pouvoir dire à un enfant Voilà, on a trouvé que c'était plus intéressant de te faire un cadeau qui nous tenait vraiment à cœur et dans lequel on avait l'impression de pouvoir partager quelque chose de notre intérêt, de notre désir, en te le faisant. »
Pas de recette miracle donc, il faut juste savoir faire plaisir en restant raisonnable.
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Camille n'a pas d'enfants mais son compagnon a deux garçons nés d'une première union et pour elle, ce rôle de belle-mère n'est pas facile à vivre au quotidien.
« Comme ce ne sont pas mes enfants, j'ai beaucoup, beaucoup de mal à les accepter, parce que ça veut dire accepter son passé, accepter son ex-compagne... Pour moi, il y a leur papa et eux d'un côté, et moi je suis d'un autre côté. En fait, je ne ressens pas encore vraiment une certaine cohésion et on ne peut pas dire « famille » en tous cas, mais bon, j'espère que ça va s'améliorer.
Ce sont souvent les enfants qui ont du mal à accepter la femme qui partage la vie de leur père, mais dans la plupart des cas, avec le temps et en adoptant une certaine attitude, la nouvelle compagne du papa parvient à instaurer une relation équilibrée avec les enfants.
Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre :
« Si la belle-maman se tient un peu en retrait, si elle n'embête pas trop vite les enfants avec des câlins, mais si elle sait quand même veiller un peu sur leur confort, leur dire un petit mot gentil sans attendre nécessairement tout de suite de la reconnaissance en retour, petit à petit elle va les apprivoiser. »
A ne pas faire en revanche : tenter de se substituer à la maman
« Si une belle-mère peut se dire Mon objectif c'est d'être une grande amie adulte avec ces enfants, qu'ils vont respecter, avec qui il y aura de la communication, une grande amie qui aura quand même de l'autorité, mais je ne serai pas leur mère, ils ont une mère. À l'occasion elle peut même dire ça tout haut, alors ils vont s'ouvrir à elle. »
Et puis il faut que le papa lui-même y mette du sien et partage son affection entre sa compagne et ses enfants.
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Tout le monde ou presque aime les massages, hé bien les bébés aussi les apprécient car ils sont, pour eux comme pour nous, source de bien-etre. Des massages que l'on peut commencer tres tôt, Anne Vanderhoeven, sage-femme au Centre Hospitalier Etterbeek- Ixelles en Région bruxelloise :
« On peut démarrer relativement vite, peut-etre attendre que le cordon soit tombé et démarre avec des petits gestes comme, apres le bain, masser l'enfant avec un peu d'huile sur la table a langer. »
Quand on en a pris l'habitude, on peut procéder a des gestes plus précis.
« Le mouvement part généralement de la base du pied ou de la main, et remonte vers le corps de l'enfant. Donc on met ses doigts comme un zéro, comme un « o », et on tortille doucement le membre. C'est un petit peu, entre guillemets, comme un drainage, et puis apres, masser le ventre, c'est quelque chose qu'il aime beaucoup. Au niveau du thorax, il réagira peut-etre un petit peu plus, parce qu'il y a plus d'émotions qui se centrent au niveau du thorax, donc l'enfant va peut-etre se mettre a pleurer, pour décharger l'énergie a ce niveau-la. Ce qu'il aime beaucoup aussi, c'est le dos. Des mouvements toujours tres amples, ce n'est pas de l'effleurage, hein, on peut franchement insister un petit peu. »
Attention, on ne masse pas bébé a n'importe quel moment de la journée :
« Il ne faut pas masser un enfant qui vient de boire, ou un enfant qui s'endort, il faut etre attentif aux réactions de l'enfant, c'est vraiment important. »
Sachez encore qu'un bébé massé aura plus vite conscience de son corps. Enfin, meme si masser son bébé ne nécessite pas une grande technique, il peut etre utile de se faire conseiller par une sage-femme spécialisée.
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