C'est sans doute l'un des bouleversements les plus difficiles a accepter lorsqu'on devient parent : faire une croix sur des nuits completes, du moins pendant un certain temps. Un bébé est censé faire ses nuits entre deux et six mois, mais certains ne font pas le tour du cadran avant deux ou trois ans, et c'est toujours difficile de savoir pourquoi.
Dr Marguerite Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale a l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola a Bruxelles :
« Les tout-petits enfants, quand ils pleurent, il faut leur donner a manger. Mais a partir de 3, 4 ou 5 mois, le jeune enfant régule ses repas. Donc, quand l'enfant pleure, il peut pleurer pour toute autre raison : parce qu'il a froid, parce qu'il a chaud, parce qu'il est trop énervé et qu'il a raté le train du sommeil, parce qu'il veut de la compagnie, parce qu'il veut téter. Mais téter ne veut pas spécialement dire avoir faim. »
Un réflexe a abandonner en tous cas : ne pas systématiquement accourir dans la chambre de l'enfant.
« Pleurer ne veut pas dire qu'il soit éveillé : ils pleurent dans leur sommeil. Si a ce moment-la, le parent se leve a chaque fois a la seconde pour aller lui donner a boire, pour le prendre dans ses bras, il va, comme un petit animal, etre conditionné et vouloir etre repris dans les bras et recevoir a boire a chaque fois qu'il pleure. »
Il est également important d'instaurer un rituel du coucher :
« Couchez les enfants toujours de la meme maniere, évitez que les enfants s'endorment dans cinquante endroits différents. Ce qu'il ne faut absolument pas faire, c'est endormir les enfants a bras devant la télévision en leur donnant a boire, en les mettant endormis dans le lit, parce que la c'est garanti qu'ils vont se réveiller et voudront etre dans les memes conditions d'endormissement. »
Respecter un rythme régulier, c'est essentiel car finalement, une certaine routine, eh bien ça rassure les enfants.
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A un moment ou un autre, il faudra y passer alors autant s'y préparer : les questions sur la sexualité sont souvent genantes. Selon le Dr Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre, si l'enfant va bien il faut simplement etre disponible et attendre ses questions, s'il est en revanche anormalement préoccupé par le sujet, il est bon de prendre les devants.
« Je pense par exemple a des enfants un peu plus grands qui ont une pudeur tout a fait anormale, qui poussent des cris horrifiés quand on ouvre une porte de salle de bains ou s'ils voient de gens s'embrasser. La on devrait pouvoir aller vers eux, pourvoir leur parler en mots simples de ce que c'est la vie sexuelle. Les parents peuvent demander a l'enfant Est-ce que quelque chose te préoccupe ? »
Et pour parler de sexualité, on évite les images tarabiscotées, et on répond sans tabou :
« Il faut appeler un zizi, un zizi et une quiquine, une quiquine. On fait l'amour, ça veut dire que l'on s'aime mais qu'il y a aussi une rencontre intime des corps. »
Il y a aussi la fameuse question Comment est-ce qu'on fait les bébés ? :
« J'aurais tendance a répondre Mais quelle belle question, alors, toi, qu'est-ce que tu sais a ce sujet-la ? Si c'est vraiment trop a-côté de la plaque, je lui dirais l'essentiel, je lui dirais que pour faire un bébé, il faut qu'une petite graine d'un papa rencontre une petite graine d'une maman. Et tres souvent quand les papas et les mamans se donnent une petite graine, c'est quand ils s'aiment. Puis je lui demanderais Ca te satisfait comme réponse, tu es content avec ça ? S'il en veut plus, il en aura plus hein ! »
Et puis, c'est tout a fait normal, il y a plein de questions que l'enfant parvient a résoudre seul, ou avec ses copains.
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Vous avez pris le temps de préparer un bon repas et votre progéniture vous remercie en boudant son assiette. Pas de panique ! Le mot d’ordre, selon Pascale Robience, diététicienne pédiatrique, c’est de faire confiance à l’enfant :
« Un enfant ne se laisse jamais mourir de faim. A partir du moment où votre enfant n’est pas régulièrement malade, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. »
Ne pas s’inquiéter, mais adopter la bonne attitude :
« Il ne faut pas user de subterfuges tels quel chantage, punition, récompense, il faut obliger l’enfant à rester à table avec les parents. Il faut lui permettre de toucher l’aliment, même s’il en met sur son nez, dans ses oreilles, dans ses cheveux, ce n’est pas très grave. L’essentiel, c’est que l’enfant puisse se familiariser lui-même avec tous ces aliments. »
Et puis surtout, oublier l’idée que l’assiette doit obligatoirement être terminée :
« Tous les adultes obèses vous diront que lorsqu’ils étaient petits, ils ont été obligés de terminer leur assiette. Quand je vous parlais de faire confiance à l’enfant, c’est aussi de respecter son appétit et donc je pense que terminer l’assiette est le plus mauvais des réflexes. Il faut laisser l’enfant manger ce dont il a besoin. »
Deux derniers conseils : si l’enfant sent que vous êtes tracassé par le fait qu’il ne mange pas, il continuera à jouer avec vos nerfs, donc on déstresse. Si l’enfant ne grignote pas entre les repas, il finira par manger pendant les repas.
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La bronchiolite affecte les enfants de moins de 2 ans, elle peut être grave chez les bébés de moins de 6 mois ; c’est une maladie dont les symptômes sont impressionnants, comme en témoigne Cora-Line, maman d’un petite Julia de 20 mois qui a déjà connu deux épisodes de bronchiolite.
« Elle a commencé à tousser et à avoir de la fièvre aussi. Ca s’est vite dégradé en respiration sifflante qui était assez paniquant quand on a un petit bout de 9-10 mois, on sent qu’elle est limite en détresse respiratoire… »
La bronchiolite est une infection respiratoire qui touche les bronches les plus fines, elle est causée par certains virus contre lesquels il n’y a malheureusement pas de traitement miracle. Dr Marguerite Landsberg, responsable de la consultation de pédiatrie générale à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola à Bruxelles :
« Les antibiotiques sont inutiles, les médicaments antitussifs sont contre-indiqués chez les jeunes enfants. Si l’enfant a besoin d’oxygène, il doit être hospitalisé et on doit lui donner l’oxygène. C’est le seul traitement qui a été prouvé dans les études internationales. Par contre ce qu’on peut faire, c’est bien humidifier l’air, redresser la tête de son lit pour dormir, bien dégager son nez… Certains préconisent des aérosols et de la kiné. »
La bronchiolite est très contagieuse, il faut donc prendre des précautions :
« Il faut bien se laver les mains avant de moucher le nez de votre bébé, ça peut se transmettre par les vêtements des adultes, les mains,… Les adultes peuvent attraper la bronchiolite sans s’en rendre compte et la transmettre à d’autres jeunes enfants. »
A noter encore que les bébés prématurés, les enfants en collectivité et ceux porteurs de maladies chroniques sont les plus vulnérables face à cette infection.
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