Il n’existe pas à proprement parler de préparation à l’allaitement. Il faut juste se renseigner, en parler et savoir qu’au début ce n’est pas toujours facile. Douleurs, fatigue, des difficultés que l’on parvient toutefois à surpasser en persévérant et en se faisant aider. Et puis, il faut adopter quelques bons trucs.
Anne Vanderhoeven, sage-femme au Centre Hospitalier Etterbeek- Ixelles en Région bruxelloise :
« Prendre le temps de s’installer parce qu’on peut vite avoir mal au dos, un coussin d’allaitement… et encore, il faut quand même demander aux professionnels de montrer comment s’installer parce qu’on peut parfois mal se mettre, que l’enfant soit bien contre vous, qu’il ouvre bien sa bouche. C’est vrai que ce sont des petits trucs qui peuvent vraiment influencer la production de lait. »
Certaines mamans ont aussi peur de ne pas assez avoir de lait. Des cas, somme toute, relativement rares.
« Ce sont des mamans qui éventuellement ont des problèmes de diabète qui ne sont pas suivis ou des problèmes suite à une chirurgie qui auraient été un petit peu trop invasive, mais c’est très rare de ne pas avoir assez de lait. Il faut que l’enfant stimule un maximum et la production sera en route à ce moment-là. »
Et puis, bien manger est important, mais il suffit juste d’avoir une alimentation variée, équilibrée, et d’éviter certains aliments :
« Ne peut-être pas trop exagérer toute la famille des choux, tout ce qui pourrait donner des gaz au bébé, éventuellement pas trop exagérer les agrumes, qui pourraient aussi lui donner de petites coliques. Notamment boire, mais c’est un peu une image de dire qu’il faut boire beaucoup et que l’on produira plus, mais cela n’augmente pas la production si on boit 4 litres. »
Quant à la durée de la tétée, elle varie d’un bébé à l’autre, mais en général, le nourrisson prend ce qu’il a besoin pendant les cinq ou dix premières minutes.
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En Belgique, un seul vaccin est obligatoire et nécessite la remise d’un certificat à la commune, celui de la polio, mais si votre enfant est en milieu d’accueil, on vous demandera le vaccin combinant polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, haemophilus influenzae et hépatite B, vous devrez aussi le faire vacciner contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Certaines crèches exigent également les vaccins contre le méningocoque et le pneumocoque.
Le Dr. Marguerite Landsberg est responsable de la consultation de pédiatrie générale à l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola de Bruxelles. Pour elle, ces deux derniers vaccins sont importants même si l’enfant n’est pas en crèche.
« Le méningocoque est responsable de méningite à méningocoque, de septicémie, donc d’infections très graves du sang ; le pneumocoque est également responsable de septicémie et de méningites à pneumocoque. Ce sont des méningites qui peuvent être mortelle, et qui peuvent surtout donner de très graves séquelles au niveau du développement mental et de la surdité profonde.
Autre vaccin recommandé, celui contre le rota virus, à l’origine des formes aigues de gastro-entérites.
« Il n’empêche pas l’enfant d’avoir une gastro-entérite à rota virus, il empêche l’enfant d’avoir les conséquences graves du rota virus, c’est-à-dire une déshydratation profonde nécessitant une hospitalisation. »
Pour le Dr. Landsberg, l’intérêt des vaccins est indiscutable :
« Dire que les vaccinations ne donnent pas d’effets secondaires serait mentir. Simplement, les effets secondaires des vaccins sont nettement moins importants que les effets secondaires des maladies. »
Des effets secondaires qui se limitent en général à une poussée de fièvre pendant quelques jours, et qui sont atténués avec les nouveaux types de vaccins.
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Les épinards et les chicons ont du mal à rivaliser avec les frites, les pommes et les poires subissent la dure concurrence des biscuits et des barres chocolatées, un bon truc pour faire manger des fruits et des légumes à votre enfant, c’est d’abord d’initier votre progéniture au choix des produits.
Pascale Robience, diététicienne pédiatrique : « Au marché, au supermarché, que l’enfant participe à l’achat des légumes, qu’il puisse les regarder, les toucher, éventuellement les gouter. L’étape suivante, c’est la préparation de ces fruits et de ces légumes, un petit atelier culinaire où l’on aide maman… »
Il faut aussi une bonne dose de patience :
« Il a été prouvé que si un aliment n’a pas été présenté au moins une dizaine de fois à un enfant, cet aliment est plus difficilement accepté. Je crois qu’il ne faut pas obliger l’enfant, il faut lui permettre de goûter, de mettre en bouche, ne pas se fâcher si l’enfant recrache cet aliment, ne pas hésiter à lui dire « Ce n’est pas grave, tu n’aimes pas alors on va en essayer un autre » et surtout ne pas hésiter à le représenter régulièrement. »
N’hésitez non plus à prendre les choses de manière ludique :
« Ca peut être sous forme de brochettes de fruits, ça peut être sympa même pour des petits enfants. On enfile la brochette sur la pique en bois, et puis on a des fruits différents que l’on peut goûter, on peut même organiser des petits jeux où on leur bande les yeux, on leur fait goûter le fruit pour voir s’ils reconnaissent ou s’ils apprécient… »
Et pour les futures mamans, sachez que si vous variez les légumes et les fruits pendant votre grossesse, le palet de votre bébé sera déjà habitué à tous ces goûts.
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« Non ! » Voilà ce que les parents de petits bouts de chou entendent à longueur de journée. Entre un an et demi et deux an et demi, l’enfant aime dire non à tout, comme en témoigne cette maman : « A tout, presque à tout, même s’il veut dire oui, il dit non parce que c’est son mot préféré ! ».
Ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal et c’est même salutaire.
Marie Delhaye est psychiatre à l’hôpital Erasme de Bruxelles : « En fait c’est là que va se forger la structuration de l’enfant. Certains collègues parlent de pré-adolescence, déjà à cet âge-là, parce que c’est vrai qu’on retrouve certaines manifestations que l’on retrouvera plus tard. »
Le seul conseil, c’est de rester ferme.
« Il faut vraiment que l’enfant puisse être confronté à une limite, et aussi finalement à un parent qui ne cède pas par rapport à ce qu’il a demandé au départ, c’est très important pour lui parce que ça va diminuer son omnipotence. Ca va lui permettre d’avoir moins d’angoisses aussi. »
Il est toutefois inutile de s’énerver :
« A cet âge-là ils n’emmagasinent pas énormément d’informations donc ce qui marche bien c’est de les isoler, de les arrêter un peu trente secondes. Si vous avez une pièce au rez-de-chaussée ou même sa chambre, le mettre trente secondes puis aller le rechercher à chaque fois qu’il s’oppose de manière un peu trop ferme. Comme ça il voit que vous ne cédez pas, qu’en même temps il n’y a pas une montée dans l’escalade. Alors tout doucement il va apprendre ça de manière systématique et pouvoir sentir que ce n’est pas lui qui décide de tout à la maison, c’est pas lui le chef. »
On reste zen, donc, et on garde à l’esprit que cette période de contestation fait partie du développement de l’enfant.
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