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Est-on réellement conscient de l’impact écologique de nos choix alimentaires, que l’on mange des pommes néo-zélandaises ou des crevettes belges… décortiquées à des milliers de kilomètres d’ici ? La mondialisation nous habitue à consommer toutes sortes de produits sans se demander d’où ils viennent. Avec Du CO² dans ton assiette, le WWF lance un concours qui devrait familiariser nos classes de 4è, 5è, 6è primaire et 1è secondaire à l’alimentation durable. Le concours se déroule en trois temps : d’abord un déjeuner commun, pour identifier les produits du quotidien. Ensuite une action, imaginée par la classe pour sensibiliser son entourage à l’alimentation durable. Enfin, le compte-rendu de l’action, qui sera examiné par un jury de spécialistes et de professeurs. La classe dont l’initiative aura la préférence du jury recevra la visite du Chef des légumes, et découvrira son Bombardement de saveur.
Comme le rappelle le fascicule à l’intention des professeurs, pour consommer de manière responsable, il est indispensable d’être convenablement informé et d’adopter quelques réflexes simples. Par exemple privilégier les légumes de saison, manger moins de viande, mais aussi déchiffrer les informations des étiquettes pour estimer la consommation d’énergie et les déchets générés. Un programme alléchant, ludique et citoyen pour, on l’espère, des générations de consommateurs plus responsables. (Clôture des inscriptions le 15 septembre, plus d’infos sur le site du WWF)
Dans la foulée des Jeux Olympiques et des résultats mitigés obtenus par la Belgique, le ministre francophone de la Jeunesse Marc Tarabella a lancé une idée pour le moins originale : celle de remplacer les cours philosophiques (religion, morale, …) par des activités sportives, car selon le ministre, « ces cours relèvent du domaine privé et devraient être dispensés en dehors de l’école ». L’idée a fait son chemin, et si Christian Dupont, ministre de l’Enseignement obligatoire, avait dans un premier temps réservé sa réponse, il s’est finalement prononcé contre la proposition, la jugeant contraire à la Constitution. Le ministre Dupont a par ailleurs répété sa volonté de relancer l’opération « Clés pour la forme », et de collaborer avec l’administration des sports (ADEPS), et le ministre des Sports Michel Daerden pour mettre en place un décret sur le sport à l’école.
Espérons que le projet aboutisse, car les 100 minutes de sport hebdomadaires que prévoit la loi semblent clairement insuffisantes pour nos jeunes pleins d’énergie à dépenser. Alors plus de sport, oui, mais pas au point de rayer toute éducation philosophique des programmes scolaires !
Chaque année, 30 000 couples divorcent, et l’on estime que près de 35 000 enfants voient ainsi leurs parents se séparer. La question de l’hébergement (autrefois « la garde ») pose parfois d’épineux problèmes, comme en témoignent les 20 000 plaintes déposées annuellement au parquet pour violation du droit de visite. Dans la majorité des cas, un des parents refuse de confier l’enfant à son ex-partenaire. Luc Arron, président de l’association flamande Steunpunt Blijvend Ouderschap critique le laxisme des instances judiciaire qui selon lui laisseraient certaines situations dégénérer. Rappelons que le parquet d’Anvers a récemment condamné à un an de prison ferme une maman qui, pendant 4 ans, a privé son ex-mari de tout contact avec ses deux enfants et snobé toute tentative de médiation. Ankie Vandekerkhove, commissaire flamande aux droits de l’enfant, insiste justement pour une intervention systématique du médiateur en vue de désamorcer les conflits, « car dans chaque cas, souligne-t-elle, l’enfant est la première victime. »
Un divorce représente une épreuve suffisamment difficile à affronter pour des enfants, il est donc primordial que les ex-conjoints conjuguent leurs efforts pour les préserver au lieu de les utiliser comme moyen de pression. L’échec d’un mariage ne libère les ex-conjoints d’aucune de leurs obligations parentales, et le bien-être de leur progéniture en est la plus fondamentale.
Rothman Salazar a passé une nuit de plus enfermé au centre 127 bis de Steenokkerzeel. Une procédure d’expulsion menace toujours le jeune Equatorien, le Conseil d’Etat ayant estimé infondé le recours en suspension introduit en urgence par son avocat. L’exemple de Rothman met en lumière toutes les faiblesses d’une législation qui ne parvient ni à établir des critères de régularisation valables (qu’il remplirait sans aucun doute), ni à répondre aux demandes dans un délai humainement acceptable. Et une partie de l’opinion, lassée par la multiplication des tentatives de coups de force de certains sans-papiers, a fini par oublier le désespoir qui anime tant de familles irrégulières en Belgique. Il n’est évidemment pas question d’instaurer un accueil sans limite de ressortissants étrangers, mais de mettre fin à cette procédure hypocrite et floue qui laisse les gens s’installer en Belgique pendant de longues années avant de les rapatrier manu militari. Car en attendant, un jeune homme d’à peine 19 ans, dont l’intégration est unanimement considérée comme exemplaire, croupit en centre fermé dans l’attente de se faire expulser.
Le numéro d’août d’Archives of Internal Medicine, traitant des prédispositions aux maladies cardiovasculaires de personnes obèses, dresse un étonnant constat : il existe des obèses en bonne santé. Norbert Stefan et ses collègues de l'université de Tübingen ont examiné la physionomie, la masse corporelle, la répartition de la graisse et la résistance à l'insuline d’un échantillon de 314 individus de 45 ans en moyenne, en utilisant la résistance à l’insuline comme critère pour dégager deux groupes. Dans le groupe des individus résistants à l’insuline, on constate qu’il y a plus de graisse dans les muscles squelettiques et que les parois d’artères sont durcies, ce qui représente un risque cardiovasculaire. A l’inverse, les individus obèses sensibles à l’insuline ne présentent aucune différence avec les personnes de poids normal en ce qui concerne la réaction à l’insuline ou l’artériosclérose. Une autre étude, portant sur 5 440 Américains, a également démontré qu’il existe des obèses sans problèmes métaboliques. Rappelons néanmoins que la surcharge pondérale touche de plus en plus de gens, et surtout de plus en plus de jeunes. Alors même si l’acceptation de soi reste plus importante que la dictature du look, pour être en bonne santé, nous conseillons aux parents comme aux enfants de pratiquer régulièrement des activités sportives et d’adopter une alimentation équilibrée !
Le « tableau indicatif » reprenant les sommes que peuvent réclamer les victimes de catastrophes ou d’accidents vient d’être actualisé. Dans le cadre des dommages et intérêts, le montant à verser aux victimes a été décidé en fonction de leur exposition à la douleur. « On a beaucoup discuté de l'indemnisation de la douleur. Elle n'est pas souvent octroyée en Flandre alors qu’en Wallonie, il y avait un poste fixe de dommages. Un compromis a été trouvé. Un médecin devra déterminer, sur une échelle comprenant sept niveaux, la hauteur de la douleur ressentie », explique Walter Peeters, coordinateur de ce tableau indicatif. L’indemnité perçue par les parents qui ont perdu un enfant passe de 10 000 à 12 500 euros. Forcément une bagatelle en comparaison d’une telle tragédie. A l’inverse, une explosion des indemnités, comme aux Etats-Unis, aurait un effet désastreux sur le prix des polices d’assurances. Par ailleurs, M. Peeters confie qu’ « A côté de magistrats, avocats et experts, le président de l'organisation parents d'enfants victimes d'accidents était présent dans le groupe de travail chargé de revoir la grille. Il a pu nous persuader qu'il n'y a pas de pire perte que celle d'un enfant. » S’il est vain de débattre éternellement d’une hypothétique contrepartie financière acceptable - puisqu’elle n’existe pas -, on peut déplorer que ce groupe de travail ait eu besoin d’être convaincu par un responsable d’association pour reconnaître qu’il n’y a rien de plus tragique que perdre un enfant.
La presse le signale, les agences de voyage confirment : les hôtels interdisant la présence d’enfants ont le vent en poupe. De plus en plus de vacanciers, principalement des personnes de plus de 50 ans et des jeunes mariés, se montrent intéressés par ces formules censées préserver leur tranquillité. Le phénomène est apparu dans les Caraïbes au cours des années ’90, et s’est depuis propagé au monde entier. Les enfants sont perçus comme une nuisance, et garantir leur absence relève désormais de l’argument publicitaire ! Quant aux hôteliers qui n’oseraient franchir le pas de l’interdiction pure et simple, ils prennent des mesures pour décourager la présence de bambins : aucune réduction, pas de repas, d’infrastructures ou d’animations adaptées pour les petits. Une alternative consiste à confiner les familles dans des ailes séparées, totalement à l’écart des autres clients. Si l’on peut aisément comprendre qu’un couple ait parfois besoin de se retrouver en l’absence de sa progéniture ou que certains estivants aspirent au calme, cette mode tristement discriminatoire témoigne de la mauvaise santé du lien social à notre époque.
Partant du constat que les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses puisque deux mariages sur trois se soldent désormais par un échec, RTL-TVI a lancé mardi dernier une nouvelle émission de téléréalité intitulée Aimez-nous. Le concept, importé d’Angleterre (et déjà appliqué en Flandre), est plutôt simple : des enfants recherchent un partenaire pour leur mère ou père célibataire. A l’issue d’une sorte de casting portant sur six candidat(e)s, deux « finalistes » gagnent chacun(e) à leur tour un week-end d’immersion familiale, où ils pourront rencontrer le parent célibataire sous l’œil attentif des enfants, impatients que la sauce prenne.
Malheureusement, mardi, la sauce n’a pas pris. Et si les ados ont vu juste en ayant effectivement choisi le candidat qui avait plu à leur mère, l’attirance ne fut pas réciproque et l’émission s’acheva sur le désarroi sentimental de la maman. On savait l’Audimat friand de ce genre de d’humiliations publiques, mais doit-on maintenant y ajouter la culpabilité de jeunes qui n’ont pu combler leur mère malgré l’aide (douteuse) de la télévision ? Non, certainement pas. Retardé par ces questions éthiques, Aimez-nous est resté près d’un an sur les étagères d’RTL avant sa diffusion. Il est maintenant clair que jamais cette émission n’aurait dû les quitter.
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