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A l’heure des départs en vacances, une majorité d’entre nous pense à débrancher les appareils électriques traditionnellement laissés en veille.
Mais si près de deux Belges sur trois débranchent effectivement leurs appareils électriques avant de partir, c’est principalement par peur des orages et des courts-circuits, et non dans un souci d’économie d’énergie. Or, en mode "veille", certains appareils consomment pourtant jusqu’à 70% de l’énergie utilisée en fonctionnant ! Et si certains équipements, comme l’ordinateur, la télévision ou la machine à café, sont presque systématiquement débranchés, d’autres en revanche le sont nettement moins, voire quasiment jamais dans le cas du frigo ou du réveil.
Même en mode "veille", les appareils électriques sont toujours sous tension et continuent à consommer inutilement de l’énergie. Le fournisseur d’énergie Nuon estime que le "stand by" équivaut à un dixième de la consommation d’électricité annuelle du pays, pour un coût total de 248 millions d’euros. Il est donc plus que temps de revoir certaines de nos habitudes, et de mettre un terme à ce gaspillage aussi inutile que répandu. Alors, que vous partiez en vacances ou pas, c'est le gaspillage qu'il faut mettre en veille… Débranchez !
Books répond à cette question controversée dans un dossier spécial de 50 pages.
Le magazine grand format (n°7, juillet/août) avertit d’emblée : les opinions sont cacophoniques, les points de vue tranchés dans un sens comme dans l’autre. Les chances sont faibles de comprendre l’ébullition internet. Le vrai débat porte plutôt sur la survie de la culture humaniste, fondée sur la réflexion solitaire et la profondeur, face à la culture du Net, privilégiant la vitesse, le fragmentaire et la réflexion collective.
Surfer sur le Web diminue la concentration et modèle l’intelligence selon la façon dont le réseau distribue l’information. La lecture en ligne supplante la lecture hors ligne (livre). Peter Carr, essayiste très critique sur l’ère numérique constate : j’étais un plongeur dans une mer de mots ; maintenant, je fends la surface comme un jet-ski. Don Taspcott , professeur de management, prétend le contraire. L’usage d’Internet améliore le fonctionnement du cerveau. Les enfants du Net sont plus malins, plus prompts et plus ouverts que leurs aînés. En outre, la génération Y, née entre 1977 et 1994, utilise son pouvoir collectif pour transformer la société, comme l’a montré son influence sur la campagne d’Obama.
Autres modes de lecture
Nous sommes passés des lettrés encyclopédiques (génération 1946-1964) aux habiles dénicheurs d’informations, plus soucieux d’efficacité que de tête bien pleine. Les forcenés du clavier consacrent énormément de temps à tomber sur l’information la plus pertinente. Une fois dénichée, ils la stockent dans des dossiers qu’ils ne liront peut-être jamais. Les plus avides semblent capables de mémoriser à court terme une grande quantité d’informations, classées modus binaire, utile et inutile.
Aux Etats-Unis, les 11-31 ans consacrent de 8 à 33 heures par semaine à Internet. De nouveaux modes de lecture apparaissent. Les usagers lisent en diagonale, survolent les titres et les résumés en quête de réponses rapides. Ces nouvelles habitudes pénalisent le modèle cognitif, axé sur le raisonnement, la comparaison, l’analyse. La pratique du copié/collé n’augmente pas la connaissance. Le savoir est transféré du Web au devoir scolaire ou universitaire, sans être imprimé dans le cerveau. La lecture tranquille et la réflexion lente hors ligne restent d’actualité si l’on veut contenir les stratégies ludiques et d’émiettement du savoir de Google et de Yahoo, les moteurs les plus sollicités. Google fournit simplement les réponses les plus populaires, pas les plus fiables.
Esprit critique
Personnellement, j’estime que l’esprit critique est indispensable pour jauger le Web, une source d’information supplémentaire. Accéder au savoir n’égale pas assimiler la connaissance. Restons curieux, fouineurs, découvreurs. Travailler en ligne ne signifie pas suivre la ligne.
Pour de nombreux jeunes issus de l’immigration, les grandes vacances sont l’occasion d’un séjour dans leur pays d’origine. Et chaque année, ces mois d’été donnent lieu à des mariages, certains heureux et de plein gré, d’autres moins… Voilà pourquoi la Fondation Roi Baudouin et la Communauté Française ont conjugué leurs efforts, et lancé une campagne d’information, destinée aux jeunes issus de l’immigration et intitulée Temps de vacances, temps de mariages.
Petit fascicule d’une trentaine de pages, Temps de vacances, temps de mariages est un outil d’information, de discussion et de prévention, qui traite le sujet des mariages avec ouverture et tolérance. Il s’adresse sans tabou aux adolescents de 15 à 18 ans, et fait le point sur les pressions familiales, les envies personnelles et toutes les questions de jeunes parfois peu au fait de leurs droits, ou des conséquences de leurs actes. Sans jugement de valeur, mais en encourageant les décisions autonomes. Une initiative salutaire, malheureusement indispensable encore de nos jours, qu’il revient aux écoles, plannings familiaux, et à toutes les associations et tous les acteurs de terrains, de relayer.
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