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Blocus, examens, mémoires ou TFE, la fin d’année est une période délicate pour les étudiants, un rush de plusieurs semaines pendant lesquelles tout semble bon pour s’assurer de bonnes notes. « Facilitateur de recherche » selon les concepteurs, outil de plagiat pour d’autres, le site Doxmania.com permet aux students paresseux ou peu inspirés d’accéder gratuitement à plus de 1200 résumés, notes de cours et guides en tous genres. Grâce à la publicité présente sur le site, l’auteur du travail touche 5 cents par clic. Si les créateurs prônent le partage de la connaissance en stigmatisant le « fayot qui refuse de donner ses notes », on peut s’interroger sur l’utilité d’un tel site où ce même « fayot », bien caché derrière son clavier, motive son pseudo-partage par un intérêt financier. Beaucoup y trouveront leur bonheur, mais malgré le coup de pouce indéniable que ce site peut donner, on ne peut s’empêcher de déplorer la mercantilisation de la solidarité entre étudiants.
Ce mercredi, on célébrait la "Journée Mondiale de la Diversité Culturelle pour le Dialogue et le Développement", et pas vraiment en grande pompe, vu le peu d’écho reçu par l’événement dans la presse. Si l’on déplore évidemment le manque de visibilité médiatique, et même si l’objectif premier reste de mettre en évidence les principes de la Déclaration universelle de l’UNESCO pour la diversité culturelle, comment peut-on intéresser les plus jeunes à cette problématique de façon intelligente et durable ? Peut-être simplement en leur faisant (re-)découvrir combien leur quotidien est influencé par de nombreuses cultures, et leur donner des pistes pour apprécier ces cultures à leur juste valeur, de manière à amorcer un premier pas vers l’ouverture et la tolérance. Dans une société où se multiplient les menaces à la diversité culturelle, à nous, parents, de nous montrer plus citoyens que jamais et d’apprendre une chose essentielle à nos enfants : la différence se fête tous les jours.
On avait parlé un peu partout des freegans (de free, gratuit et vegan, végétalien), ces militants anti-gaspillage qui s’approvisionnaient en denrées alimentaires récupérées dans les poubelles. La mode en avait amusé certains, mais aujourd’hui le sourire est amer, car de plus en plus de gens guettent les fermetures de grands magasins, boulangeries ou fast-foods en quête de nourriture à peine périmée et donc destinée aux ordures. Pas par militantisme cette fois, mais par nécessité. Dans une France en manque de pouvoir d’achat, la tendance prend de l’ampleur -à mesure que les prix s’envolent - et commence à préoccuper sérieusement les pouvoirs publics, accusés à raison de ne pas avoir pris conscience de la gravité de la situation. RMIstes, retraités, isolés avec enfants à charge et étudiants forcent cette France si fière d’être une grande nation du monde à regarder dans l’assiette de ceux qu’on appelle honteusement les "nouveaux pauvres".
Après une carrière qui l’aura vue tutoyer les sommets, Justine Henin rentre au vestiaire, et sans doute pour de bon. Les médias la courtisent une dernière fois, et Justine y apparaît avec une détermination au moins égale à la tristesse de son fidèle Carlos. D’un point de vue sportif, la nouvelle émeut ou indiffère. Du point de vue d’un parent, comment ne pas être interpellé lorsqu’un petit bout de femme s’apprête à jouir d’une retraite plus que dorée à l’âge où beaucoup d’autres commencent à peine à chercher un boulot ? Certes, un parcours de champion demande tant de travail, de volonté et de sacrifices, qu’on ne peut le comparer avec un itinéraire classique. Mais quelle différence entre Justine et nos post-ados, ces jeunes adultes qui tardent à faire le grand saut vers la vie active ! La retraite de Justine Henin nous confronte à ce phénomène de plus en plus fréquent, prolongation du syndrome Tanguy : nos jeunes développent encore des réflexes d’ados à l’âge où leurs parents avaient déjà fondé une famille. Habiter chez ses parents ne choque plus les jeunes adultes, leurs études s’allongent et tout semble parfois bon pour retarder le spectre effrayant de plusieurs décennies de dur labeur. Mais l’indépendance a un prix. Justine le sait, elle l’a payé il y a déjà longtemps et pourra désormais se consacrer à tout ce qu’elle a dû abandonner. Tout ce qu’on lui souhaite, c’est une famille aussi heureuse que nombreuse. Et pour à peine 44,40 € par an,
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