Période : 08/2009 07/2009 06/2009 05/2009 04/2009 03/2009 02/2009 01/2009 12/2008 11/2008 10/2008 09/2008 08/2008 07/2008 06/2008 05/2008 04/2008 03/2008 02/2008 01/2008
La pollution influence bel et bien le développement des enfants, c’est ce que confirme une étude du Steunpunt Milieu en Gezondheid, commanditée par le gouvernement flamand. De 2002 2007, le centre d’expertise de neurotoxicologie et de neuropsychologie de Geel a suivi 200 nouveau-nés jusqu’à leur troisième anniversaire, et l’analyse du sang provenant de leur cordon ombilical révèle une influence néfaste de certaines substances chimiques dans leur développement intellectuel et comportemental. Une forte concentration de plomb, par exemple, se traduira par une activité plus grande que la moyenne, mais aussi des difficultés de concentration et des résultats plus faibles aux tests de QI. PCB (PolyChloroBiphényles), pesticides, dioxine, toutes ces substances nocives peu biodégradables s’accumulent dans le corps humain et jouent donc un rôle dans le développement de l’enfant, retardant tantôt ses premiers mots, tantôt ses premiers pas. L’utilisation de ces polluants est pourtant en constante diminution, et même si les facteurs héréditaires, l’alimentation et l’environnement familial restent déterminants, des résultats similaires ont été observés dans d’autres pays, qui soulignent encore l’importance d’un environnement sain pour faire grandir nos petits bouts.
Après des mois d’attente et de crispation, il aura encore fallu plus de 5 heures de débats et pas mal "d’amendements techniques" à la Commission de l’Education du Parlement pour aboutir à l’adoption d’une nouvelle mouture du décret Mixité, lui-même né des cendres du décret Inscriptions. Le texte a immédiatement été soumis à la séance plénière, où la majorité PS-CDH est parvenue à faire passer son projet. Du côté de l’opposition, MR et Ecolo ont préféré s’abstenir, et ne cachent pas leurs craintes vis-à-vis d’un texte jugé flou, qui modifie des procédures en cours.
Le "nouveau" décret s’articule autour de trois points importants. Premièrement, le report des inscriptions pour la rentrée de septembre 2010 au plus tôt au mois de février de la même année, qui oblige la majorité à plancher sur une solution définitive d’ici-là. Ensuite, la possibilité pour les directeurs d’école d’ouvrir des places supplémentaires - une disposition qui peine à convaincre les détracteurs du projet-, et finalement, le dégonflement définitif de cette fameuse "bulle des inscriptions multiples". Déjà à la base du texte présenté, Julie De Groote (CDH) et Véronique Jamoulle (PS), promettent d’immédiatement s’atteler à une nouvelle version qui, c’est la volonté des participants, sera élaborée à partir d’une feuille blanche. On leur souhaite bien du courage, ainsi qu’aux parents et enfant restés dans une inconfortable situation d’expectative.
Kevin, petit Américain de 6 ans, souffre de graves troubles de développement. Atteint de dyspraxie, il éprouve des difficultés à s’exprimer ou comprendre des concepts simples comme la causalité ou la temporalité. La vie de tous les jours lui demande d’énormes efforts de concentration, mais ses parents sont ravis de constater une nette amélioration de son état depuis un an. La raison de cette évolution ? Un petit robot, nommé Cosmobot, qui devenu son meilleur ami. Cosmobot est une sorte de cousin bleu et jaune de Nono le petit robot, et il apprend à Kevin à mieux communiquer. Il répond à la voix, aux mouvements, et un gant équipé de capteurs permet son utilisation pour des exercices physiques, afin d’améliorer les capacités musculaires et motrices de l’enfant. Et ça marche avec Kevin ! Son comportement, ses relations avec les autres et son attitude en classe révèlent d’énormes progrès qui enthousiasment, outre ses parents, ses médecins et professeurs. Il réapprend à communiquer avec le robot, pour mieux communiquer avec les autres, et devrait ainsi poursuivre une scolarité classique. Un bel encouragement pour tous les parents d’enfants atteints de troubles du développement, et une nouvelle preuve du potentiel énorme de la robotique dans divers traitements thérapeutiques.
Cinq jeunes Belges participent au Forum mondial de l’eau qui se tient actuellement à Istanbul. Ils sont porteurs de recommandations formulées par 130 jeunes le 13 février dernier aux parlementaires fédéraux. Vous pouvez lire des nouvelles fraîches d’Istanbul sur le blog http://istanbulproj2009.wordpress.com.
Le 18 mars 2008, les partis de la majorité signaient l’accord de gouvernement et offraient un espoir immense aux sans-papiers en annonçant la mise en place rapide d’une circulaire de régularisation aux critères clairs et précis. Un an de crise communautaire, sociale et économique plus tard, la situation des milliers de clandestins concernés n’a pas avancé d’un pouce. Et l’atmosphère devient irrespirable : il faut sortir de l’impasse au plus vite. Par-delà l’attente intenable, le mépris et les préjugés, la mobilisation néanmoins a pu poursuivre son cours. Associations, syndicats, universités, de nombreuses voix ont continué à s’élever pour prendre la défense des sans-papiers, jusqu’à l’exceptionnel soutien conjoint des différentes confessions religieuses, ou, autre première, l’intervention commune des deux barreaux du pays. Dernièrement, treize requérants sans-papiers ont introduit une action en responsabilité civile, et leurs avocats réclament la réparation des dommages moraux et matériels subis par les sans-papiers, ainsi que l’adoption définitive d’une circulaire de régulation. Cette action fait figure d’ultime coup de pied dans la fourmilière, alors qu’un millier de manifestant défile dans les rues de Bruxelles pour marquer le triste anniversaire d’un accord gouvernemental qui n’a pas tenu ses promesses.
700 accueillantes d’enfants sont descendues vendredi matin dans les rues de Bruxelles pour réclamer un statut "complet propre à leur métier". Avant d’être reçus par Herman Van Rompuy et Joëlle Milquet, respectivement premier ministre et ministre de l’Emploi, les syndicats s’étaient entretenus avec les ministres communautaires de la Petite Enfance, Catherine Fonck et Veerle Heeren. Aucun engagement ferme n’en est ressorti, malgré l’assurance de la ministre Fonck d’adopter "une position dynamique". De son côté, Joëlle Milquet s’est engagée à instaurer un nouveau statut de salarié, combiné à un barème limité, pour le premier janvier 2010. Malgré l’ecourageante nouvelle, le chemin sera long avant la présentation du projet devant le Conseil des ministres, et l’application effective des nouvelles dispositions. Le barème prévu pour les nouvelles accueillantes est cependant considéré comme un "barème du pauvre", et les accueillantes actuelles souhaitent un phasage progressif vers ce statut de salarié. En définitive, puisque les trois ministres concernés sont de bord politique différent, le dossier a été confié à Herman Van Rompuy, afin d’éviter toute tentative de récupération politique à l’approche des élections. L’avenir semble plus clair pour les accueillantes d’enfants, inutile de préciser qu’il était grand temps !
Les ministres européens chargés de l’Emploi et de la Famille ont accueilli favorablement le projet de la Commission européenne d’étendre le congé de maternité, qui passerait ainsi de 14 à 18 semaines. Lundi, un débat préliminaire confirmait la volonté d’une majorité d’états-membres - dont la Belgique - d’aligner les normes européennes sur les recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT). Quelques voix dissonantes se sont toutefois élevées, puisque Malte, l’Autriche, le Luxembourg et les Pays-Bas ont ouvertement désapprouvé l’initiative, jugeant que la directive actuelle permet déjà aux femmes de concilier convenablement vie professionnelle et familiale. En outre, ces pays craignent qu’une telle mesure n’affaiblisse la place des femmes dans le monde du travail. Et cette crainte est partagée même par ceux qui se prononcent en faveur du projet, vu que le taux d’emploi des femmes en âge de maternité est plus élevé lorsque celles-ci sont seules ou ne désirent pas d’enfants.
La Belgique et plusieurs autres pays souhaiteraient également profiter des échanges pour mener parallèlement un débat sur le congé parental des pères, qui souffre d’énormes disparités dans son application au sein des différents états-membres.
La récente mise en ligne de la version belge du site Stop Kinderporno a suscité une vive levée de boucliers. Au-delà des doutes qui planent sur la légalité d’une telle initiative, il apparaît clairement qu’encourager la délation n’est pas une solution valable pour lutter contre la pédopornographie. D’autant plus que s'exprimer au clavier encourage l'excès et entretient un sentiment d'impunité. La toile, dans son infinie largesse, autorise toutes les croisades, bonnes ou mauvaises, voire inutiles. Avant d'accuser quelqu'un ou de reprendre une information, vérifiez la véracité de ce que vous avancez. On peut ruiner une vie en lâchant des propos inconsidérés. Que cela ne vous empêche pas de redoubler de vigilance, a fortiori sur Internet. Nul n'est à l'abri d'une rencontre non sollicitée sur le Web, et surtout pas les enfants. Il est donc nécessaire de contrôler leurs cyber-fréquentations, et de les avertir des risques de tomber sur des sites violents, racistes ou porno. Si votre enfant a été confronté à ce genre de site, il faut essayer d'en parler avec lui, qu’il vous montre ce qui l’a interpellé ou choqué.
Et dans le cas d’une page au contenu pédopornographique, contactez le site de lutte contre la cybercriminalité de la police belge, eCops.be. Conservez l’adresse du site, l’heure des faits, et éventuellement une capture d’écran (que vous obtenez en appuyant sur la touche Print Screen de votre clavier, et en "collant" la capture ainsi obtenue dans Paint ou tout autre logiciel de traitement d’images) pour faciliter l’enquête de la police du Net.
M.N., avec P.G.
Les jeunes regardent régulièrement la télévision et ils écoutent beaucoup la radio, mais ils se voient et s’entendent peu sur antenne. De même, les 6-16 ans répugnent à passer physiquement sur les ondes. Quand la génération écrans cherche à participer à ses émissions préférées, c’est par textos ou par blog, chat ou forum en ligne.
Le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs a sondé 1800 jeunes répartis en 4 groupes : jeunes enfants (1ère et 2ème primaire), préados (6ème primaire), jeunes ados (1ère secondaire et ados (15-16 ans). Le CRIOC leur a demandé comment ils percevaient les émissions audiovisuelles où leur participation était sollicitée, et s’ils avaient envie d’y participer. Chaque groupe est frileux à l’idée de s’engager sur un plateau télé ou de parler à la radio, même si c’est valorisant aux yeux des copains, disent les 6-12 ans. Ils sont partagés entre l’envie et la crainte de paraître. La peur du ridicule est réelle. On est impressionné, on a le trac. On veut bien, mais à condition de se taire. Que ce soit la télé ou la radio, les programmes préférés ne sollicitent pas la participation.
L’implication la plus notable chez les pré-ados et suivants consiste à envoyer des textos pour jouer. Ils se découragent vite, parce qu’ils ne gagnent pas et que cela coûte cher. Ils flairent la manipulation. Ici, les parents interviennent pour limiter la dépense.
Les jeunes ados et les ados s’expriment uniquement via Internet, surtout dans des blogs perso au début et ensuite essentiellement sur les forums thématiques et via les chats à 15-16 ans. Le sentiment de défiance à l’égard de la prétendue ouverture des médias progresse avec l’âge. Probablement parce que les jeunes apparaissent peu à l’écran, dans postures stéréotypées, le plus souvent associés à un fait divers ou à un incident scolaire. Pour résumer : à la télé ou à la radio, « le jeune est le bon élève ou un rebelle, ou bien il a un problème. »
L’étude du CRIOC fournit des informations intéressantes sur les habitudes de vision et d’écoute, sur l’équipement des familles et sur le contrôle parental. Celui-ci se raréfie rapidement et porte surtout sur la limitation du temps et sur la sélection des programmes. Le regard parental est plus fugitif dans les familles monoparentales. Tous les enfants allument spontanément la télé, sans permission. Le choix du programme est personnel à 80%, souvent par zapping ou par habitude. Les annonces de programmes marchent fort aussi (autopromotion).Les jeunes enfants apprécient les dessins animés et les émissions enfantines. A 10-12 ans, on regarde pour en parler avec les potes. Puis, bonjour les clips, les infos, les films, les séries et les Simpson, à raison de 3 heures quotidiennes. La radio est écoutée 4 heures par jour, surtout pour la musique (top 50).
Quand les jeunes écoutent et regardent, c’est principalement se détendre et pour la qualité du programme. Ils sont peu nombreux à considérer la radio et la télé comme un moyen d’apprentissage (30%) ou d’expression (10%).
La télé et la radio, oui pour se détendre et se faire plaisir, non pour apprendre et exister.
L’étude intégrale est disponible sur www.oivo-crioc.org.
P.Gilly
Période : 08/2009 07/2009 06/2009 05/2009 04/2009 03/2009 02/2009 01/2009 12/2008 11/2008 10/2008 09/2008 08/2008 07/2008 06/2008 05/2008 04/2008 03/2008 02/2008 01/2008