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Le ministre de l’enseignement obligatoire Christian Dupont a annoncé que 1400 enseignants allaient être engagés en vue de la rentrée 2009, dans le cadre du décret sur "l’encadrement différencié", censé venir en aide aux élèves en difficulté en augmentant leur encadrement et les séances de remédiation. Cette mesure, qui concerne 240 000 élèves de maternelle, primaire et secondaire, serait dotée d’un budget de 40 millions d’euros et prévoirait de laisser aux écoles le choix d’utiliser ce budget comme bon leur semble pour engager de nouveaux professeurs. La nouvelle semble satisfaire les syndicats, car elle s’inscrit dans la continuité du Contrat pour l’école. Mais comment M. Dupont va-t-il réussir à dénicher 1400 professeurs alors que certaines branches connaissent déjà une grave pénurie ? Va-t-on réellement vaincre la dualité qui mine nos écoles en leur consacrant une somme sensiblement inférieure aux milliards déboursés pour sauver les banques ? Cette initiative est certes louable, mais elle paraît difficilement réalisable sans passer par une véritable revalorisation du métier d’enseignant. Car c’est la condition indispensable pour attirer des profs titulaires des diplômes adéquats, compétents et motivés.
Le web se matérialise. Chicago lira bientôt des blogs imprimés dans des journaux locaux, tirés à un millier d’exemplaires, distribués dans des quartiers précis. 50 à 100 éditions sont planifiées dans les grandes villes où les lecteurs pourront voter sur le contenu de leur journal. Comme sur Internet, le publicité est ciblée et bon marché. Le premier numéro du Printed Blog (Blog imprimé) comporte 3 doubles pages, aisément remplies, "tellement les blogs bien écrits sont nombreux", affirme l’éditeur. Ce dernier ne paye aucun salaire de journalistes. Les blogueurs sont heureux de se voir publiés. Ils sont assurés également que leurs textes ne seront pas retouchés.
Le web se délocalise. Vous pourrez bientôt consulter votre compte MySpace sur votre téléviseur, s’il est compatible avec le nouveau logiciel du réseau social en ligne. Trois fabricants asiatiques fabriquent déjà les récepteurs adaptés. L'application permettra aux abonnés du réseau de recevoir les mises à jour de leurs amis, de lire et de répondre aux messages, et de commenter le programme télé en cours. L’idée est de recréer l’ambiance des bonnes vieilles soirées devant le petit écran. Nostalgie quand tu nous tiens…
Le 18 novembre 2008, Zoubeida est sortie de l'anonymat. Lors de l'expulsion musclée des bâtiments d'Électrabel, cette Marocaine, mère de quatre enfants, est devenue, malgré elle, une vedette. En s'opposant à la police, en prenant la parole, en français et en néerlandais, elle a été filmée par toutes les télévisions présentes. "Ca fait neuf ans que je suis là. Je suis venue avec mon mari et ma fille âgée de 8 mois. Elle a presque 10 ans. Elle a un frère et deux sœurs nés ici". Zoubeida a fui la pauvreté et surtout l'autorité patriarcale. "Je vivais à Oujada. J'avais fait des études, je travaillais et j'étais bien. Mais avec mes quatre frères, c'était l'enfer. Je n'avais aucune liberté. Ils me surveillaient, me commandaient et ont fini par m'obliger à me marier… avec un campagnard. Je me suis retrouvée dans un village, sans eau courante, sans électricité, sans téléphone… Aucun confort. De plus, je ne pouvais pas sortir et je devais supporter toute sa tribu. Ce n'était pas la vie dont je rêvais. Le mari d'une de mes deux sœurs (qui vivent en Hollande) a eu de la pitié de moi et envoyé un visa. Avec mon mari et ma fille, on a donc débarqué chez eux. Mais, très vite, il y a eu des disputes entre mes sœurs et mon mari. Elles m'ont obligé à divorcer. Entre temps, j'ai découvert que j'étais enceinte. Quand mes sœurs l'ont su, elles ont voulu que j'avorte. J'ai refusé et je suis venue m'installer en Belgique. Des gens m'ont aidée et j'ai retrouvé mon mari. Depuis, on a eu deux autres enfants ensemble. Aujourd'hui, l'ainée a 10 ans, le garçon 8 ans, la troisième, 6 ans et le bébé, 4 mois. Mon mari et moi travaillons tous les deux au noir, mais ce n'est pas facile. Après avoir payé le loyer et les factures, il nous reste 200 euros pour vivre avec quatre enfants. On n'a pas de carte SIS, donc on paye le tarif plein quand les enfants sont malades. Ils sont privés de voyage scolaire parce que l'école refuse de prendre la responsabilité de les emmener sans papiers. Ils n'ont pas droit à des abonnements scolaires... Ils sont nés ici, mais ils n'ont droit à rien. Ils travaillent très bien à l'école, mais depuis l'occupation, ils ne vont plus régulièrement en classe parce qu'ils ne dorment pas bien, ils sont fatigués et moi, je n'ai plus le temps, ni la tête à les suivre…" La plus grande refuse même de retourner à l'école. "Avant qu'on ne vienne ici, ses camarades ne savaient pas qu'elle était clandestine. Mais, depuis qu'on est passé à la télé, toute l'école est au courant et certains se sont moqués d'elle. Ils la traitent de pauvre, de gitane…"
Ca fait neuf ans que Zoubeida frappe à toutes les portes. "Partout on me répond que je suis clandestine, ainsi que mes enfants. Ca fait neuf ans qu'on attend une régularisation. Mais rien. C'est pour ça que j'ai décidé de faire l'occupation et je suis prête à aller jusqu'à la grève de la faim. Pour mes enfants. Avant, personne dans mon quartier ne savait que j'étais clandestine, je ne montrais pas ma situation, ma pauvreté. Par fierté. Maintenant tout le monde le sait, donc je ne peux plus partir d'ici sans papiers. Et je ne peux pas retourner dans mon pays. J'ai trop honte de retourner comme ça".
Pour en savoir davatange sur le quotidien des sans-papiers, retrouvez notre article A Bruxelles, avec les Médecins du Monde, en page 20 du Ligueur de cette semaine ou en cliquant ici.
Les campagnes de prévention se succèdent, les mesures sécuritaires aussi, on tente de systématiser les contrôles de vitesse et de multiplier les zones 30... Hélas, la solution miracle aux problèmes de sécurité routière n’est pas encore d’actualité, comme en témoigne cette étude de l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) commandée par le secrétaire d’Etat à la Mobilité Etienne Schouppe. Chaque année, 5000 mineurs de moins de 15 ans sont encore impliqués dans des accidents de la route. C’est trop, beaucoup trop. Bien entendu, la gravité de ces incidents de roulage est variable, mais en tant que parent, la moyenne de 14 enfants victimes d’accidents par jour fait froid dans le dos. L'IBSR confirme que les piétons sont de loin les plus vulnérables, et ce même lorsqu'ils se trouvent sur un passage sécurisé. Les statistiques à ce sujet laissent d’ailleurs perplexe : un accident sur trois avec piétons se déroule ainsi sur un passage clouté. L’an dernier, 4.746 piétons victimes d'un accident furent recensés par l’IBSR, dont 103 sont décédés. De mauvaises conditions climatiques, le retour du verglas et une mauvaise visibilité, conjugués à l’imprudence coupable de certains automobilistes, provoquent des tragédies qu’il est pourtant possible d’éviter. On ne le dira jamais assez, la sécurité routière est l’affaire de tous : pour vos enfants, soyez prudents !
L’information sur le drame de Gaza circule intensément sur Internet. Les journalistes sont interdits dans la zone de feu. Les témoignages et les images via les blogs et les portails vidéos supplént ce vide.. DailyMotion et YouTube montrent des enfants tués. L’information prend des chemins détournés pour aboutir en territoire palestinien. Des blogueurs en Cisjordanie et aux Etats-Unis regardent al- Jazeera et racontent ce qu’ils voient sur le net. Des billets radio sont tirés des images télé. Le site de la RTBF loge maintenant la chaîne arabe d’information continue.
La mobilisation est générale sur la Toile. Des profils sont créés en pagaille sur FaceBook. Ils affichent des photos d’enfants morts et des drapeaux palestiniens. De son côté, Israël diffuse des images de raids aériens sur Gaza. Les informations en ligne ne sont pas à prendre pour argent comptant. L’internaute a une belle occasion d’exercer son esprit critique tout en déjouant les stratégies de désinformation. Les modérateurs (webmaster) redoublent de vigilance. La liberté d’expression a ses limites. Les haines exacerbées par 42 ans de conflit sont parfois sans nuances. La loi punit les propos racistes et négationnistes. Heureusement, la majorité des interventions sont pacifiques et appellent à la tolérance.
Les médias ont beaucoup parlé du retour précoce de Rachida Dati à la vie active. Pour rappel, la ministre de la Justice française s’est montrée prête à assumer sa fonction seulement 5 jours après une césarienne, alors que la loi française prévoit un congé de dix semaines après l’accouchement. Si certains saluent le courage de cette femme prompte à retourner au turbin, d’autres considèrent cela comme une régression, une injure au congé de maternité pour lequel tant se sont battus. Tous admettent cependant que la Garde des Sceaux a eu la main quelque peu forcée : une réforme fondamentale de la Justice venait d’être lancée par l’Elysée, qui vise à supprimer le rôle du juge d’instruction dans la procédure. Depuis, la polémique enfle, que cache ce retour prématuré ? L’exercice maladroit d’une liberté individuelle - celle d’user de son congé de maternité à sa guise - ou un risque de dévaloriser un droit social essentiel ? Réminiscence du débat sur l’égalité homme-femmes sur base des performances, ce choix privé aux conséquences publiques pourrait donner de mauvaises idées aux employeurs tentés de considérer ce zèle comme une norme, ou persuader que l’on se sacrifie toujours, soit à ses enfants, soit à sa profession.
En ce tout début d’année 2009, parents et professionnels de la petite enfance du monde entier déploraient la disparition de Laurence Pernoud. Cette nouvelle attrista d’innombrables foyers car pour beaucoup, elle faisait un peu partie de la famille.
Née en 1918, Laurence Pernoud était une jeune femme farouchement indépendante à la vie bien remplie : elle étudie le droit et l’anglais, touche au journalisme et part découvrir New-York en tant que jeune fille au pair. C’est là qu’en 1952, elle fait la connaissance de Georges Pernoud, futur rédacteur en chef de Paris-Match. Un an après leur rencontre, à 35 ans, Laurence Pernoud attend un enfant pour la première fois, mais elle ne trouve aucun ouvrage de référence capable de répondre à ses angoisses de femme enceinte. Elle décide alors de prendre la plume. La suite, tout le monde la connaît : fruit d’une longue et minutieuse investigation, le livre « J’attends un enfant » rencontrera les attentes d’un nombre incroyable de parents à travers le monde. Remis à jour plus d’une cinquantaine de fois, et traduit en 40 langues, « J’attends un enfant » donne lieu à une suite, « J’élève mon enfant ». Pragmatiques et pleins de bon sens, les ouvrages de Laurence Pernoud ont inspiré trois générations de géniteurs et continuent à accompagner les jeunes parents aujourd’hui. Si son nom ne dit plus grand-chose à nos ados, son héritage au fil des années s’avère inestimable.
Les soldes d’hiver battent leur plein, et ce premier week-end de vente au rabais fut un grand succès. Mais n’oublions pas que les soldes demeurent une période propice aux abus en tous genres. Ristourne sur des prix fantaisistes, produits indisponibles ou en quantités infimes, manipulation d’étiquettes pour simuler une démarque, interdiction de certains moyens de payements, présolde illégale… Les exemples ne manquent pas.
L’achat en soldes est plus compulsif que raisonné tant on a peur de rater une bonne affaire. Les plaintes affluent donc au CRIOC qui en profite pour donner sept conseils pour ne pas tomber dans le panneau :
Ne cherchez plus! Depuis le 5 janvier, les publicités, qui saucissonnaient les programmes de la soirée sur France Télévisions, ont déserté l'écran. Pas de doute, dans un premier temps, ce bouleversement des habitudes va laisser un grand vide. Un peu comme si l’on remontait dans le temps, à une époque où le petit écran ne s’illuminait qu’en noir et blanc. Mais voilà, faut il vraiment se réjouir de cette mesure, imposée par le président français Nicolas Sarkozy? Certes, elle va nous mettre à l’abri de ce flot de publicités, souvent de mauvais goût et bourrées de clichés. Une manière aussi de résister à cette société de (sur)consommation. Autre bon point: les soirées télé sur France Télévisions débuteront désormais plus tôt, tout comme les programmes de seconde partie de soirée qui ne seront, du coup, plus accessibles qu’aux seuls couche-tard.
Une grosse inquiétude, cependant: la qualité des programmes ne va-t-elle pas en pâtir? Car aujourd’hui, qu’on le veille ou non, la publicité est devenue un mal nécessaire pour faire tourner les médias. Le débat est vaste et animé. Une question interpelle aussi tout particulièrement Le Ligueur: et les jeunes téléspectateurs dans tout cela? Sur France Télévisions, les réclames au-delà de 20 heures ne sont plus qu’un souvenir. Une heure à laquelle nos petits ne sont (normalement) plus devant l’écran. N’aurait-il pas été plus judicieux de rayer les réclames aux heures où ces derniers sont devant le poste? Un argument auquel Francis Bouygues, patron de TF1 et ami de Sarkozy, est sans doute peu sensible…
Le petit Ligueur revient sur ce sujet de la pub à la télé dans le prochain numéro du Ligueur, à paraître ce mercredi 7 janvier. D’ici là, n’hésitez pas à nous laisser votre avis, en cliquant ci-dessous.
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