Le 18 mars 2008, les partis de la majorité signaient l’accord de gouvernement et offraient un espoir immense aux sans-papiers en annonçant la mise en place rapide d’une circulaire de régularisation aux critères clairs et précis. Un an de crise communautaire, sociale et économique plus tard, la situation des milliers de clandestins concernés n’a pas avancé d’un pouce. Et l’atmosphère devient irrespirable : il faut sortir de l’impasse au plus vite. Par-delà l’attente intenable, le mépris et les préjugés, la mobilisation néanmoins a pu poursuivre son cours. Associations, syndicats, universités, de nombreuses voix ont continué à s’élever pour prendre la défense des sans-papiers, jusqu’à l’exceptionnel soutien conjoint des différentes confessions religieuses, ou, autre première, l’intervention commune des deux barreaux du pays. Dernièrement, treize requérants sans-papiers ont introduit une action en responsabilité civile, et leurs avocats réclament la réparation des dommages moraux et matériels subis par les sans-papiers, ainsi que l’adoption définitive d’une circulaire de régulation. Cette action fait figure d’ultime coup de pied dans la fourmilière, alors qu’un millier de manifestant défile dans les rues de Bruxelles pour marquer le triste anniversaire d’un accord gouvernemental qui n’a pas tenu ses promesses.
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