La récente mise en ligne de la version belge du site Stop Kinderporno a suscité une vive levée de boucliers. Au-delà des doutes qui planent sur la légalité d’une telle initiative, il apparaît clairement qu’encourager la délation n’est pas une solution valable pour lutter contre la pédopornographie. D’autant plus que s'exprimer au clavier encourage l'excès et entretient un sentiment d'impunité. La toile, dans son infinie largesse, autorise toutes les croisades, bonnes ou mauvaises, voire inutiles. Avant d'accuser quelqu'un ou de reprendre une information, vérifiez la véracité de ce que vous avancez. On peut ruiner une vie en lâchant des propos inconsidérés. Que cela ne vous empêche pas de redoubler de vigilance, a fortiori sur Internet. Nul n'est à l'abri d'une rencontre non sollicitée sur le Web, et surtout pas les enfants. Il est donc nécessaire de contrôler leurs cyber-fréquentations, et de les avertir des risques de tomber sur des sites violents, racistes ou porno. Si votre enfant a été confronté à ce genre de site, il faut essayer d'en parler avec lui, qu’il vous montre ce qui l’a interpellé ou choqué.
Et dans le cas d’une page au contenu pédopornographique, contactez le site de lutte contre la cybercriminalité de la police belge, eCops.be. Conservez l’adresse du site, l’heure des faits, et éventuellement une capture d’écran (que vous obtenez en appuyant sur la touche Print Screen de votre clavier, et en "collant" la capture ainsi obtenue dans Paint ou tout autre logiciel de traitement d’images) pour faciliter l’enquête de la police du Net.
M.N., avec P.G.
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