Ce lundi, la Société Belge de Pédiatrie a lancé un nouveau réseau national pour la recherche clinique dédiée aux enfants. Ce réseau a pour vocation de coordonner les efforts fournis dans tout le pays pour stimuler la recherche de médicaments pédiatriques. Car il faut savoir que si le métabolisme d’un enfant diffère de celui d’un adulte, tous les enfants ne se ressemblent pas pour autant, et qu’il convient de distinguer une demi-douzaine de stades par lesquels chacun passe avant de devenir adulte. "Pour soigner un enfant, il faut tenir compte de l'effet spécifique d'un médicament sur la maturation ou la croissance, mais aussi d'éventuels effets secondaires. Certaines maladies sont spécifiques" dit le professeur José Ramet, président de la Société belge de pédiatrie. Malheureusement, on constate qu’un pourcentage non-négligeable de médicaments disponibles sur le marché ne connait aucun équivalent pédiatrique. Cette absence s’explique notamment par la rigueur des tests auxquels les médicaments sont soumis avant leur commercialisation, une rigueur d’autant plus grande lorsqu’elle concerne des produits destinés aux plus jeunes. La physiologie des enfants, très complexe, elle implique de plus importants efforts en matière de contrôle et demande plus de temps et d’argent, mais l’investissement est primordial, car comme le rappelle le professeur Ramet, "Déduire la dose de l'enfant par simple fraction de celle de l'adulte, c'est prendre le risque d'effets dramatiques. Il faut tenir compte de l'absorption, de la distribution, de l'exposition, de l'élimination et du métabolisme spécifiques de l'enfant."
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