Le ministre de l’enseignement obligatoire Christian Dupont a annoncé que 1400 enseignants allaient être engagés en vue de la rentrée 2009, dans le cadre du décret sur "l’encadrement différencié", censé venir en aide aux élèves en difficulté en augmentant leur encadrement et les séances de remédiation. Cette mesure, qui concerne 240 000 élèves de maternelle, primaire et secondaire, serait dotée d’un budget de 40 millions d’euros et prévoirait de laisser aux écoles le choix d’utiliser ce budget comme bon leur semble pour engager de nouveaux professeurs. La nouvelle semble satisfaire les syndicats, car elle s’inscrit dans la continuité du Contrat pour l’école. Mais comment M. Dupont va-t-il réussir à dénicher 1400 professeurs alors que certaines branches connaissent déjà une grave pénurie ? Va-t-on réellement vaincre la dualité qui mine nos écoles en leur consacrant une somme sensiblement inférieure aux milliards déboursés pour sauver les banques ? Cette initiative est certes louable, mais elle paraît difficilement réalisable sans passer par une véritable revalorisation du métier d’enseignant. Car c’est la condition indispensable pour attirer des profs titulaires des diplômes adéquats, compétents et motivés.
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