Les médias ont beaucoup parlé du retour précoce de Rachida Dati à la vie active. Pour rappel, la ministre de la Justice française s’est montrée prête à assumer sa fonction seulement 5 jours après une césarienne, alors que la loi française prévoit un congé de dix semaines après l’accouchement. Si certains saluent le courage de cette femme prompte à retourner au turbin, d’autres considèrent cela comme une régression, une injure au congé de maternité pour lequel tant se sont battus. Tous admettent cependant que la Garde des Sceaux a eu la main quelque peu forcée : une réforme fondamentale de la Justice venait d’être lancée par l’Elysée, qui vise à supprimer le rôle du juge d’instruction dans la procédure. Depuis, la polémique enfle, que cache ce retour prématuré ? L’exercice maladroit d’une liberté individuelle - celle d’user de son congé de maternité à sa guise - ou un risque de dévaloriser un droit social essentiel ? Réminiscence du débat sur l’égalité homme-femmes sur base des performances, ce choix privé aux conséquences publiques pourrait donner de mauvaises idées aux employeurs tentés de considérer ce zèle comme une norme, ou persuader que l’on se sacrifie toujours, soit à ses enfants, soit à sa profession.
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