Parce que près de 60% des accidents mortels surviennent sur nos routes durant le week-end, le secrétaire d’Etat à la mobilité, Etienne Schouppe (CD&V), veut intensifier les contrôles sur les jeunes conducteurs et revoir le taux d’alcool maximum autorisé. En 2009, la tolérance en matière d’alcool au volant s’élèverait ainsi à un maximum de 0,2 pour mille à l’égard des conducteurs disposant d’un permis de conduire depuis moins de 2 ans.
Nous pouvons aisément comprendre l’intérêt de protéger la jeunesse de sa propre fougue. De nombreux parents se sentiraient certainement plus rassurés s’ils savaient leur progéniture atteinte de la peur du gendarme quand elle arpente le bitume. Mais l’idée fait grincer des dents, et les arguments en sa défaveur ne manquent pas. Les Responsible Young Drivers critiquent le projet, arguant que les quadragénaires sont contrôlés positivement en moyenne trois fois plus que les jeunes lors de tests d’alcoolémie. Ils ajoutent qu’un meilleur apprentissage de la conduite serait une mesure préférable à ce nouvel abaissement du taux d’alcoolémie autorisé… et on ne peut que leur donner raison. Le fait de stigmatiser les jeunes suscite également de nombreuses indignations. Comme le rappelait Bernard De Vos, la jeunesse dérange de plus en plus dans notre société, sans que ce soit nécessairement justifié (voir son interview ici). Un abaissement à 0,2 pour mille appliqué à tous les conducteurs semblerait être une solution plus égalitaire, qui bénéficierait en plus de l’effet d’exemple. Mais il y a bien peu de chances qu’une telle mesure soit un jour mise en application.
Le Ligueur se tient à la pointe du débat en matière de sécurité routière. Ne manquez pas notre Eco-Conduite à la page 20 du Ligueur numéro 40.
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