Une première en Europe : la Région wallonne a consulté largement pour définir des critères d’implantation des antennes de téléphonie mobile. Le ministre Antoine, chargé du développement territorial, voulait recueillir de nombreux avis sur un dossier qui soulève des questions d’urbanisme et de santé. Inter-Environnement Wallonie et l’Institut scientifique de service public (Issep) ont synthétisé les contributions. 220 participants à une journée d’étude et de réflexion ont pris connaissance la semaine passée à Namur, des perceptions des uns et des autres. Citoyens, associations, opérateurs télécoms, communes, gouvernement fédéral, commission européenne et scientifiques ont leur point de vue. Retenons de cette consultation tous azimuts que les communes et les riverains d’antenne sont inquiets. Ils ignorent dans quelle mesure les rayonnements électromagnétiques générés par les antennes et les GSM affectent la santé. Faute d’information claire et confronté au côté alarmant de certaines études, les riverains s’opposent massivement aux antennes dans leur environnement. Les communes, elles, tendent à renforcer la réglementation et demandent d’envisager une législation plus cohérente et plus complète. Des recommandations relatives à l’érection de pylônes et d’antennes seront formulées prochainement.
Pour vous rassurer, selon un membre de l’Issep, le rayonnement électromagnétique d’une antenne est faible. En revanche, le rayonnement d’un appareil GSM collé à l’oreille est puissant. Dans de mauvaises conditions de réception, la tête encaisse en 10 secondes un rayonnement équivalent à celui généré par une antenne sur 24 heures d’exposition. Donc téléphonez dans de bonnes conditions : à l’arrêt et en surface. Changez régulièrement d’oreille, espacez vos appels et ne dépassez pas les trois minutes de communication.
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