Chaque année, 30 000 couples divorcent, et l’on estime que près de 35 000 enfants voient ainsi leurs parents se séparer. La question de l’hébergement (autrefois « la garde ») pose parfois d’épineux problèmes, comme en témoignent les 20 000 plaintes déposées annuellement au parquet pour violation du droit de visite. Dans la majorité des cas, un des parents refuse de confier l’enfant à son ex-partenaire. Luc Arron, président de l’association flamande Steunpunt Blijvend Ouderschap critique le laxisme des instances judiciaire qui selon lui laisseraient certaines situations dégénérer. Rappelons que le parquet d’Anvers a récemment condamné à un an de prison ferme une maman qui, pendant 4 ans, a privé son ex-mari de tout contact avec ses deux enfants et snobé toute tentative de médiation. Ankie Vandekerkhove, commissaire flamande aux droits de l’enfant, insiste justement pour une intervention systématique du médiateur en vue de désamorcer les conflits, « car dans chaque cas, souligne-t-elle, l’enfant est la première victime. »
Un divorce représente une épreuve suffisamment difficile à affronter pour des enfants, il est donc primordial que les ex-conjoints conjuguent leurs efforts pour les préserver au lieu de les utiliser comme moyen de pression. L’échec d’un mariage ne libère les ex-conjoints d’aucune de leurs obligations parentales, et le bien-être de leur progéniture en est la plus fondamentale.
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