Rothman Salazar a passé une nuit de plus enfermé au centre 127 bis de Steenokkerzeel. Une procédure d’expulsion menace toujours le jeune Equatorien, le Conseil d’Etat ayant estimé infondé le recours en suspension introduit en urgence par son avocat. L’exemple de Rothman met en lumière toutes les faiblesses d’une législation qui ne parvient ni à établir des critères de régularisation valables (qu’il remplirait sans aucun doute), ni à répondre aux demandes dans un délai humainement acceptable. Et une partie de l’opinion, lassée par la multiplication des tentatives de coups de force de certains sans-papiers, a fini par oublier le désespoir qui anime tant de familles irrégulières en Belgique. Il n’est évidemment pas question d’instaurer un accueil sans limite de ressortissants étrangers, mais de mettre fin à cette procédure hypocrite et floue qui laisse les gens s’installer en Belgique pendant de longues années avant de les rapatrier manu militari. Car en attendant, un jeune homme d’à peine 19 ans, dont l’intégration est unanimement considérée comme exemplaire, croupit en centre fermé dans l’attente de se faire expulser.
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