Sans doute le personnel administratif de l’école de La Bruyère à Namur n’a-t-il pas encore bien intégré ce que peut être une puce électronique. Pour preuve, cette décision surprenante de placer des cartes à puces dans les cartables de leurs petits bouts pour mieux contrôler leur présence lors des garderie alors que le temps plein, libéré de ce travail administratif serait affecté à une nouvelle mission pédagogique, plus proche des enfants. Une opération dictée bien évidemment par un souci pragmatique. Si, sur papier, le calcul semble bon, il est beaucoup plus discutable sur un plan éthique. D’ailleurs, les pouvoirs politiques locaux ont réagi violemment et voient d’un mauvais œil, les Verts en tête, la robotisation des relations entre les parents et l’école. Le ministre de l’Enseignement, lui-même s’est interrogé sur la pertinence de la mesure. Nous avons déjà dénoncé sur ce site les moyens électroniques mis au service des meilleures intentions, mais accompagné d’aucun questionnement sur d’éventuelles dérives. Il s’agissait notamment du GPS que les parents pouvaient glisser dans le sac à dos de leur enfant et qui leur permettait de savoir à toute heure où il se trouvait ! Il est vrai que ce produit avait été lancé par une entreprise dont le premier objectif reste la vente. Ici, l’idée saugrenue est née au sein de l’école, un lieu à qui nous confions nos enfants, un lieu qui nous ressemble (ou du moins nous l’espérons) et qui partage les mêmes préoccupations que nous concernant leur protection.
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