Le climat perd la boule. Nos grands magasins parfois aussi. La galette des rois est à peine avalée que déjà, les œufs de Pâques et leurs petits poussins jaunes apparaissent dans les rayons. Avant la chandeleur et ses crêpes. Avant le carnaval et ses confettis. Avant le printemps et ses crocus. Ce n’est pas que l’on n’aime pas les œufs en chocolat et cette tradition sympathique. Mais comment faire comprendre à nos tout petits qu’une cinquantaine de 50 dodos les séparent encore de ce matin où la magie des Cloches aura opérée dans nos jardins? Comment rappeler à nos plus grands que Pâques et ses oeufs, c’est avant la communion de la cousine Julie, mais après les classes vertes et la fête de l’école? A moins que, pour justifier cette présence précoce dans les magasins, il faille déjà expliquer à nos enfants que Pâques, comme la Saint-Nicolas ou la Noël, est aussi une fête commerciale. Pourquoi pas. Mais, avons-le, la tradition et la belle histoire en prennent un coup.
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