Nous avons tous un rapport différent à la douleur. Certaines personnes ne la supportent pas, alors que d’autres ont un seuil de tolérance élevé. Cette différence de sensibilité rend difficile toute mesure objective du phénomène, et jusqu’à présent, médecins et professionnels de la santé ne pouvaient se baser que sur les déclarations subjectives, donc pas vraiment scientifique, de leurs patients.
D’après l’Université d’Oxford, ce constat appartiendra bientôt au passé, puisqu’il serait désormais possible de mesurer objectivement la douleur. Un procédé proche de la résonnance magnétique pourrait identifier les spécificités du cerveau d’une personne souffrante, et mesurer l’intensité de la douleur. Il est encore tôt pour affirmer que ces recherches sont prêtes à trouver une fonction précise, mais, au-delà des implications légales et sociales d’une telle nouveauté, le procédé pourrait se révéler d’une grande utilité pour mieux traiter les malades qui éprouvent des difficultés à communiquer, comme les enfants en bas âge. Cependant, malgré le potentiel que représente cette découverte, nombreux sont ceux qui affirment leur scepticisme, et craignent l’instrumentalisation d’une douleur dorénavant quantifiable… Inutile de dire qu’ils n’ont pas tout à fait tort.
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