En 2008, les internautes ont produit un total de 487 milliards de Giga-octets de données numérique, soit à peu près 104 milliards de DVD. C’est une véritable boulimie numérique qui s’est emparé de la planète. La croissance des données est une déferlante que même la crise n’est pas parvenue à stopper : « l’univers numérique » double tous les 18 mois, on produit désormais plus de données que l’on est capable d’en stocker. Certains pointent la responsabilité des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, et les sites de partages générant un contenu important comme YouTube ou DailyMotion mais les raisons de cette hausse sont de plus en plus nombreuses. La masse totale de données numériques sera cinq fois plus grande en 2012, notamment à cause de la démocratisation des moyens de stockage, de la multiplication des smartphones et de mesures comme l’obligation de rétention des données, bientôt imposées aux organismes bancaires. Ce qui relevait de la science-fiction il y a peu pourrait bien devenir un problème environnemental, puisque les innombrables serveurs qui permettent l’hébergement de ces données doivent être alimentés en énergie. Alors pensons-y avant d’accumuler des tonnes de données inutiles, notre activité sur la Toile a un coût écologique aussi.
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