Les élections du 7 juin tombent en pleine période d’examens. Est-ce une raison pour négliger son devoir de citoyen ? Non, répondent en cœur les associations d’étudiants. Certains vont même plus loin, comme la Fédération des étudiants libéraux, qui demande à la ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet, de recommander aux universités et hautes écoles l’absence de tout examen le 8 juin prochain. Une requête partagée par la Fédération des étudiants francophones, qui avait déjà émis l’idée à l’occasion des élections fédérales de 2007. Un jour de répit, oui mais pour quoi faire ? Réviser à la sauvette ? Certainement pas, promettent les students, mais pour éviter de devoir quitter son kot ou son lieu de blocus pour revenir dans sa commune d’origine, et perdre un temps précieux dans les transports. La ministre, sensible aux arguments des étudiants, a annoncé qu’elle contacterait par courrier les recteurs et directeurs de hautes écoles, dans le but d’éviter de fixer des épreuves à la date du 8 juin. Le problème, c’est que bon nombre d’horaires d’examens sont déjà bouclés, et que l’exercice relève déjà du casse-tête pour ceux qui sont chargés de l’élaborer. Au final, il y a donc peu de chances de voir les étudiants épargnés…
Veuillez vous identifier (premier cadre orange ci-contre) ou enregistrez-vous pour réagir à cet article.