Certes, ce n’est là qu’une bagatelle mais ce n’est pas tout de trouver. Encore faut-il savoir que chercher.
Franchement, je vous le demande, que serait notre monde sans des chercheurs capable de nous donner des réponses scientifiques à des interrogations dont nous ignorions même qu’il fallait se les poser ? Un vaste mystère empli d’ignorants, voilà, ce qu’il serait. Exemple au hasard : lors du duel final des westerns, qui dégaine le plus vite ? Question idiote, ricanez-vous : le bon, bien sûr. Sinon, ce serait le méchant qui s’en irait avec la fille vers le générique de fin, ce qui constituerait un très mauvais exemple pour les enfants. Oui mais non : quel bon ? Celui qui dégaine après le méchant ou celui qui tire son arme avant lui ?
Ah, ah, vous ne l’aviez même pas remarqué, hein ? Comment, dès lors, auriez-vous pu vous le demander et encore moins vous répondre ? Et pourtant, dans les westerns "classiques", le héros dégaine toujours le second (scrupules moraux, légitime défense, tout ça) tandis que dans les westerns "spaghetti", le mec ne fait pas dans l’hypocrisie : "Tu m’as cherché, tu m’as trouvé. Prépare les valises, chérie, on rentre à la maison". Et ça change quoi, puisque, dans les deux cas, le mauvais s’effondre avec une mimique stupéfaite ?
Ça change que, d’après l’étude, le mec qui réagit à une action (et dégaine donc en second) va plus vite de 21 millièmes de seconde que celui qui sort son flingue le premier MAIS qu’il faut au cerveau 200 millièmes de secondes pour piger que le salopard d’en face a le colt en main. Dit autrement, soit James Stewart, Gary Cooper et autres John Wayne sont tous morts l’arme à la main, soit Hollywood vous raconte des craques depuis un siècle environ… Avouez que ç’aurait été dommage de mourir en ignorant ça…
Là, je vous l’ai faite courte. En réalité, cette recherche doit faire dans les 235 pages. Imaginons que vous soyez un scientifique et que vous la lisiez en public. Ou, pour être plus réaliste, que vous racontiez vos vacances à la ferme à des amis. Il est probable que vers la page 32, (ou "c’est là que j’ai marché pour la 3e fois dans une bouse de vache"), la moitie de la salle sera occupée à griffonner sur n’importe quel bout de papier. Vous maudirez ces paltoquets grossiers et vous aurez grand tort. Une étude a démontré que les griffonneurs retenaient 29% d’information en plus que ceux qui vous fixaient dans les yeux. Vous n’êtes pas convaincus ? Faites le test : lisez la suite de cet article en griffonnant, vous serez surpris du résultat.
Il n’y a pas que les animaux dans la vie, il y a aussi les femmes
Rien de ce qui est humain n’étant étranger aux chercheurs, ceux-ci se sont également penchés sur "l’empreinte carbone " de vos animaux chéris, autrement dit, sur la quantité de pollution qu’ils génèrent en un an (nourriture et usine qui la met en boîte comprises). Auriez-vous imaginé que votre berger allemand pollue autant que votre 4 X 4 alors que vous n’allez même pas au bureau avec ? Vous préférez un adorable chaton ? C’est mieux, mais ça vous salit quand même l’atmosphère autant qu’une Golf. Un hamster ? Pollue comme l’écran plasma de votre télé. Vous voulez tuer la planète ou quoi ? Un poisson rouge, voilà ce qu’il vous faut (l’équivalent de deux GSM, à peine). Mais si vous étiez vraiment des gens responsables, vous adopteriez une poule ou un lapin. Eux, on peut les manger et donc les rendre, le moment venu, au Grand Tout…
Cela dit, il n’y a pas que les animaux dans la vie, il y a aussi les femmes. Et comment elles mangent. Ben, elles mastiquent, puis… Très drôle. Non, ce qui a intéressé les chercheurs, ce sont les choix de nourriture qu’elles font en fonction de ceux avec qui elles sont. N’y auriez jamais pensé, vous, pas vrai ? C’est pour ça que vous n’êtes pas chercheurs. C’est pourtant des plus intéressants. Semblerait-il que les femmes consomment différemment selon le sexe de la personne qui est à leur table. L’objectivité nous oblige à préciser que toutes ces études sont réalisées par des chercheurs, certes ouverts d’esprit, mais assez peu libérés, raison pour laquelle ils ne prennent jamais en compte nos amies lesbiennes, que nous saluons au passage. Bref, dès que des hétérosexuelles sont attablées avec un homme, elles optent pour une salade ou des légumes. Mieux (ou pire), plus il y a d’hommes, moins elles mangent.
Est-ce ainsi que les hommes mangent ?
Par contre, entre copines, c’est "Patron, remettez-nous une choucroute, c’est ma tournée". Bon, admettons. Et après ? Après, il y a que tout cela relève du très important domaine de la séduction : grignoter une assiette de crudités, c’est dire à celui d’en face: "Regarde comme je prends soin de ma santé, comme je suis belle." Re-admettons. Et ça dit quoi ? Et bien, ça dit que si tu as invité ta secrétaire et qu’elle a pris un spaghetti double bolo, soit tu ne l’attires pas - et donc que tu as perdu ta soirée - soit elle croit que tu es gay - même topo - soit elle pense que tu préfères les grosses, ce qui introduit de nouveaux paramètres dans une équation déjà passablement compliquée….
Et les hommes ? Les chercheurs ont-ils établi comment ils mangent ? Naturellement, cher ami : le mâle mange ce qu’il a envie, quelle que soit la personne en face. Et pourquoi, je vous prie ? Ça, ce n’est pas encore tout à fait clair, mais on peut émettre l’hypothèse qu’il a lu cette autre étude qui conclut que "accumuler de la graisse sur les hanches et les fesses protège contre les maladies cardiaques et le diabète". Mais, qu’à l’inverse, la graisse sur le ventre, c’est très, très mauvais vu que ça cause les maladies évitées plus haut.
Or, d’autres études encore ont montré que les hommes sont en général plus joueurs que les femmes, qui sont plutôt prudentes, elles. On peut donc imaginer que les premiers sont prêts à prendre le risque de s’empiffrer avec n’importe quoi. Après tout, entre les hanches, les fesses et le ventre, ils ont deux chances sur trois d’avoir bon… Bien sûr, cette déduction issue de mon fertile cerveau n’a rien de scientifique. Si MM. les chercheurs pouvaient…
Wesoly
|
![]() |