Sacha Swierczynski est arrivé dans le projet L’Enfant des Etoiles en 2005. Lors du casting de L’Anneau de Sémiramis, il a décroché le premier rôle.
Sacha Swierczynski : "Lorsque les représentations ont été terminées, j’ai proposé d’écrire l’une ou l’autre musique pour le spectacle suivant. J’étais alors étudiant en composition au conservatoire de Liège et je n’avais écrit que quelques musiques, et une seule chanson. J’ai été très bien accueilli par Xavier-Edouard Horremans qui avait écrit une partie des musiques de L’Anneau de Sémiramis. J’ai ainsi intégré l’équipe de composition pour La Princesse de White Chapel. Je me suis aussi investi dans les aspects humanitaires. Peu à peu j’ai commencé le coaching des chanteurs et suis aujourd’hui responsable de l’équipe chant qui travaille avec chaque soliste et prépare les chœurs. Jusqu’en 2004, le chœur Les Pastoureaux était le chœur attitré du projet, mais lorsque je suis arrivé il n’y avait plus de chœurs. Pour White Chapel nous avons fait quelques accompagnements vocaux sur les bandes orchestre. Pour Le Souffle d’Ylang-Ylang nous avons décidé de créer un chœur de 25 personnes dès le casting. C’était un risque, mais cela s’est très bien passé. Pour le prochain spectacle nous voudrions un chœur de minimum 40 personnes."
L. L. : Pourquoi est-ce si important d’ajouter du chant choral dans vos comédies musicales ?
Sacha Swierczynski : "Le chœur apporte un plus au niveau de l’accompagnement des chanteurs solistes, différent de la bande orchestre. Il peut aussi accompagner un texte parlé.
En termes de force, d’énergie sur scène, il y a un effet de masse, de marée humaine, qui modifie l’impact. Je pense que le chœur a un rôle parallèle à celui des figurants, ils ajoutent de la présence, de la vie émotionnelle. Sans eux, le spectacle serait terne et vide.
Par ailleurs dans un projet comme le nôtre, cela permet d’avoir moins de déçus, lorsqu’il n’y a que quelques rôles chantés pour 500 candidats…"
L. L. : Qu’est-ce que cela vous apporte de faire chanter les autres ?
Sacha Swierczynski : "Le challenge est de trouver un langage commun avec des jeunes et des moins jeunes, pour la plupart sans formation musicale, et d’obtenir qu’ils soient au point sur le plan vocal, justesse, énergie, dans un contexte où il y a des mouvements, des changements de décors, des costumes etc. C’est aussi pour moi une fierté d’avoir reçu à 25 ans, la confiance de Charles Gérard pour cet aspect du projet qui est crucial pour la réussite du spectacle."
L. L. : Vous faisiez partie d’une délégation de l’Enfant des Etoiles qui est allée au Congo à l’occasion du 50è anniversaire de l’Indépendance pour jouer un spectacle au Centre Culturel Wallonie Bruxelles de Kinshasa. Comment cela s’est-il passé ?
Sacha Swierczynski : "Nous avons joué là-bas le conte musical " Partageons nos Etoiles " avec des acteurs, chanteurs, danseuses et musiciens congolais. Ils avaient reçu textes et partitions par e-mail et ont répété de leur côté et inventé leur mise en scène. Nous avons eu quelques heures pour répéter ensemble. C’était surprenant et très bien. C’est ce que j’aime dans ce projet, le but est toujours de partager. Et même si ça me prend un temps fou, ça m’apporte tellement sur le plan humain que je n’ai qu’une envie : continuer."
Propos recueillis par Aline Dhavré

