Dans le cadre du Salon du tourisme durable, éthique et équitable, Le Ligueur vous fait découvrir cette nouvelle forme de tourisme participatif : les greeters.
A 33 ans, Bruno est un Brusseleer pure souche. Né à Uccle, il vit désormais à Schaerbeek. Passionné d'architecture, il adore également flâner dans les bouquineries du centre de la capitale. La nuit tombée, c'est du côté des vieux pubs irlandais qu'on peut le retrouver. Durant son temps libre, Bruno est greeters : l'espace de quelques heures, il partage avec les touristes de passage sa vision personnelle de sa ville et les aide à découvrir le coeur de la capitale de l'Europe.
Greeters provient du verbe anglais "to greet", qui signifie "accueillir quelqu'un d'une manière particulière". Les premiers greeters ont fait leur apparition à New York, dans les années '90. La fondatrice de cette initiative était partie du constat suivant : sa ville étant souvent approchée avec une certaine appréhension, elle a décidé d'organiser des rencontres touristiques entre habitants et visiteurs afin de les aider à mieux comprendre celle que l'on surnomme Big Apple.
Pas des guides touristiques
Les greeters ne sont pas des professionnels du tourisme et ne proposent pas de tour guidé de la ville. Amateurs et non spécialistes, ils n'ont pas nécessairement de connaissances très appronfondies de leur cité. Par contre, ce sont des amoureux de leur quartier, qui désirent faire partager leur passion. Bruno explique : "Je leur montre comment je vois ma ville de l'intérieur. On est tout à fait éloigné de ce côte carte postale." Les greeters sont bénévoles et n'acceptent donc aucun rémunération. Ils détermine le programme avec le touriste en fonction de leurs intérêts communs.
Voilà donc un moyen original de visiter une ville, hors des sentiers battus. Bruno témoigne: "J'aime admirer les beaux bâtiments et découvrir des coins insolites. Récemment, l'association Tourisme Autrement m'a mis en contact avec une maman et sa fille de 12 ans pour une visite des plus beaux bâtiments architecturaux de Bruxelles." Durant les visites, le greeter et les touristes discutent et se découvrent loin des images stéréotypées. "On est des conversations enrichissantes, je leur explique comment je ressens ma ville de l'intérieur", raconte encore Bruno.
Tout le monde peut devenir greeter ; aucune compétences particulières ne sont exigées. Bruno, lui, parle couramment cinq langues. C'est donc l'opportunité pour lui de les pratiquer et d'aller à la rencontre d'autres cultures. Accompagnés, le touriste et sa famille pourront également découvrir les endroits préférés du greeter ainsi que ses coups de coeur.
Nathalie San Gil
En savoir plus
Actuellement, les greeters ne sont actifs qu'à Bruxelles. Mais d'autres villes devraient bientôt proposer le même genre de services. Envie d'en savoir plus sur le sujet? Rendez-vous sur le site de l'association Tourisme Autrement.
A découvrir aussi : le salon du tourisme durable, éthique et équitable, du 15 au 17 octobre, à Tour et Taxis à Bruxelles.

