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Théâtre !

Théâtre !

Je veux qu’on me parle, mis en scène par  Alain Timar.

Représentations jusqu’au 13 février au Théâtre Le Public.



Un rythme surprenant, des sujets décapants abordant les facettes de la société humaine, dérision et sarcasme qui pourrait en déranger plus d’un … c’est alors qu’ un humour noir décapant prend le dessus. Une suite effrénée de scénettes, où dans chacune d’elles les acteurs excellent.

Etonnant, déroutant, amusant… à découvrir.

Bénédicte Moreau (Section locale de Jette)


Cette pièce nous transporte pour un voyage au bout de l’absurde où pourtant certaines scènes nous paraissent familières, comme dans un rêve. Décousue, parfois comique, émaillée de cynisme composée de saynètes de vie et de mort, cette pièce hors du commun nous ravit et effraye parfois surtout lorsqu’on se reconnaît dans un des personnages caricaturés,  emprisonnés dans leurs stéréotypes et dont un seul semble sortir du lot : ce curieux homme silencieux qui veut qu’on lui parle…. car malgré tous nos défauts, il nous aime.
Grande sobriété du jeu efficace des acteurs dont la palette des mimiques exprime tout. Impeccable régie dont l’éclairage et les musiques appuient sans défaut la mise en scène.

Anita De Gunsch et Daniel Van Boeckel


Voilà une série de sketches, très courts quelquefois, mieux adaptés peut-être, à un cabaret qu'au théâtre où leur succession ne laisse pas le temps de se pénétrer de leur pertinence, de leur ironie ou de leur cruauté.
La troupe, française, venue au pays du surréalisme peut penser trouver ici un public apte à appprécier cet humour caustique, cynique sous une apparente banalité.  Quelle conviction et quel abattage il faut aux acteurs pour faire quelque chose de pas grand'chose !
 
Pour les amateurs d'autodérision.

Rosanne Lemaire (Uccle – Forest)



Pleurez mes yeux, pleurez
  ou Le Cid de Corneille, mis en scène et revisité par Ph. Sireuil.

Représentations du 7 au 24 janvier au Théâtre National.



Que cela fait du bien aux personnes d'un certain âge dont je fais partie, de temps en temps de retrouver ce bon vieux théâtre classique même si près de 50 plus tard on se souvient encore  de ces  horribles séances d'analyse de pièces, subies en classe. La nostalgie peut-être d'un temps qui s'éloigne de plus en plus mais aussi l'universalité des sujets traités chez Corneille.
Et puis quelle joie de voir qu'on peut aujourd'hui mettre en scène cette pièce sans costume d'époque, sans décor de circonstance,  et que cela passe et même très bien. Le mélange des techniques visuelles, des alexandrins de Corneille auxquels s'ajoutent ceux de Philippe Sireuil, des allusions à l'histoire contemporaine, tout cela m' a ravie. C'est aussi la beauté de la langue qui m'a reconquise.
Que Janine Godinas en Cornélie, joue bien, ainsi que Jean-Pierre Baudson, en Diègue. Gormas n'est pas en reste. Que transformer, le roi interprétée par Anne Sylvain, en reine Elisabeth II est original et plaisant.
Edwige Bailly nous donne une Chimène, pas toujours  présente et Rodrigue ne m'a pas séduite. J'attendais qu'il s'effondre tellement ses tremblements étaient exagérés.
Mais que voilà donc une soirée longue mais bien agréable.

Martine Adnet (Woluwe-Saint-Lambert)


Les célèbres alexandrins, tels quels et parfaitement maîtrisés ; mais, par des apports vidéo et des clins d'oeil à des personnages de cinéma, de quoi insinuer qu'il y a toujours une actualité où sentiments amoureux et honneur s'opposent, ou encore compassion et nécessité politique.
 
Non, Corneille n'est pas ringard ; et, pour redonner vie à vos souvenirs scolaires ou, mieux encore, pour regarder vivre le programme scolaire de littérature, allez et laissez-vous interpeler par cette tragédie.

Rosanne Lemaire (Uccle-Forest)


Un grand écran derrière une scène nue projette quelques images suggestives, articulées autour de l’idée maîtresse que, d’honneur ou d’héroïsme, le crime reste le crime et que Rodrigue a les mains trempées de sang.  A part ça, allusion aux guerres de religions (rappelez-vous: l’Espagne libérée des Maures par notre vaillant héros). 

On était en droit d’attendre de Philippe Sireuil (prix de la meilleure mise en scène aux Prix de la Critique 2009 pour "Shakespeare is dead, get over it") de nous surprendre, mais hélas, même si le titre en est changé, cette interprétation du "" de Corneille reste assez traditionnelle hormis quelques surprises de qualité que nous réserve la deuxième partie. 
Les acteurs relèvent une fois de plus le défi des alexandrins et y arrivent avec brio à part Chimène qui reste peu convaincante. 

Allons donc voir "Pleurez mes yeux, pleurez" avant tout pour le plaisir du beau texte!

Bernadette Leener (Berchem-Sainte-Agathe)


(A épingler: dans le cadre d’Europalia.china, le théâtre expose sur ses murs des affiches de propagande sur le thème "Art et révolution" qui valent bien d’arriver un peu à l’avance.)

 

 

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