Le Ligueur et mon bébé Les petites annonces La Ligue des familles Partenaires

Les coups de cœur du Ligueur

Rubriques : | Cinéma | Jeux vidéo | Livres | Musique | Théâtre |

Coeur Coeur Coeur

New Moon

New Moon

TWILIGHT 2, la tentation


Deux ans après le premier opus de la saga du désir interdit, rien n’a changé à Forks, bled paumé de l’Amérique profonde. Bella fête ses 18 ans du bout des lèvres. Elle ne veut pas de cadeau, elle ne veut qu’une chose : que le beau et diaphane Edward (109 ans, il ne les fait pas), son vampire amoureux,  la transforme pour qu’ils vivent éternellement ensemble. La petite mort pour une longue vie. Lucide, Edward s’éloigne de Bella et la laisse prostrée, seule et désespérée.  Heureusement, Jake, l’ami loyal,  sort Bella du marasme et la détourne de ses pulsions suicidaires.  Ils se rapprochent tellement que la relation évolue et  place l’héroïne devant un choix douloureux. Raconté ainsi, ça ressemble à une banale histoire d’amour à 3. C’est un peu plus corsé, car Jake est un loup-garou, ennemi du gentil vampire. Heureusement  un traité assure une coexistence raisonnée entre les clans. Les  soupirants de Bella sont décidemment  bizarres.
Twilight 2 est aussi désiré qu’un  Harry Potter. Il vise un public préado  qui s’identifie comme un clone aux héros néoromantiques, nés sous la plume de Stephenie Meyer. La version papier compte 4 tomes, adaptés au cinéma de 2008 à 2011.  La tentation est un épisode de transition. Il ne se passe rien ou presque et les admiratrices de Robert Pattinson, qui interprète Ed seront déçues. Il disparaît rapidement  pour réapparaître à la fin,  supplanté par le très musclé Jake. Ce dernier impressionne, du torse de ses 16 ans. Sa virilité  hypermusclée  contraste avec l’évanescence d’Ed. Les bouffées sexuelless affleurent dans plusieurs scènes. Je ne voudrais pas être à la place de Bella, forcée de choisir son élu.

Sincèrement,  je me suis ennuyé et je suis curieux de voir la réaction des fans. Ils se reconnaîtront probablement dans cette histoire d’amour fantastique et fantasmée. Le ton est donné au début. Bella lit Roméo et Juliette au lit et les élèves pleurent en classe en regardant la première version du chef d’œuvre de Shakespeare en noir et blanc. L’amour fait toujours vibrer, c’est une  valeur sûre, qui anime des  ados en quête d’identité et d’âme sœur.
"Je ne suis rien, parce que je suis humain", dit Bella. Elle admire le père d’Edward qui a surmonté ses pulsions vampiriques.  "Comment faites-vous ? demande-t-elle.  Lui : je savais ce que je voulais être, mais ce fut au prix de longues années de pratique" (arrêter de sucer le sang des humains). Donc, savoir qui je suis prend du temps. Autre message distillé, celui du père de Bella, effondré par la désespérance de sa fille : tu verras que l’on apprend à aimer ce qui est bon pour soi. Du temps et de la raison pour  grandir,  impensable pour Bella et tous les 14-18 ans. Mieux vaut en finir et se jeter dans l’océan du haut de la falaise. On voit Bella flotter, légère, suspendue entre les hauts fonds. Ces eaux-là évoquent le liquide amniotique où baigne le fœtus, bien au chaud et protégé dans le cocon du ventre maternel.

Mourir ou ne pas naître, alternative terriblement  romantique, discutable avec nos ados. Voyez leur film comme vous avez vu le premier. A l’époque, (janvier 2008)  j’écrivais : "l’a-normal attire, la mort ne fait pas peur, puisqu’elle unit à l’autre et permet d’échapper au morne quotidien. A nous parents, de voir si cet engouement est purement circonstanciel ou est ancré dans le rejet d’une société en panne de projets." La fascination morbide est toujours là dans La tentation, sur fond de loyauté à un amour indéfectible, tourné vers l’horreur, voire le sadomasochisme (plaisir du vampire, plaisir de la victime). Etrange mélange, confusion, qui efface les contours d’une vie jugée insipide.
Bella : "Ne me mets pas de limites, ne me force pas à les franchir." Les adultes sont quasiment absents dans Twilight 2. Soyons présents pour parler avec eux de ces films culte qui leur parlent tellement.



THE INFORMANT

La réalité intéresse beaucoup le cinéma ces derniers écrans. Une série de films sortent inspirés de faits réels.  Le dernier Soderbergh est une comédie grinçante sur les magouilles dans l’agroalimentaire mondial. Matt Damon incarne un cadre d’une multinationale américaine. Il décide brusquement de dénoncer les pratiques illégales de sa compagnie. Mark collabore avec 2 agents du FBI, de 1992 à 1996.  Ils leur donnent le tournis en changeant constamment ses  versions  des  faits. Et s’il n’était qu’un fieffé menteur, à son seul profit ?  L’Informateur nous  plonge dans l’espionnage industriel et dans les ententes illicites entre géants céréaliers. Une histoire incroyable d’escroquerie, comme celle dans A l’origine, très beau film de Xavier Giannoli, avec François Cluzet, inscrit dans la misère sociale du nord de la France. 


Patrice Gill
y

 

 

Autres coups de cœur pour cette rubrique

 

Les choix du ligueur
Concours de la semaine
Les favoris du ligueur
Donnez-nous votre avis...


Copyright © 2002-2012 Ligue des Familles | Droits d'utilisation | Politique de confidentialité | Site réalisé par Create2.be