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Deux acteurs en scène: Dieudonné Kabongo, le papa de sept frères, dont le mal aimé petit Poucet, et Sophia Leboutte, maman protectrice du petit Poucet. Dans la salle, une classe d'enfants de plus ou moins 10 ans et un groupe d'handicapés mentaux adultes. Ce Petit Poucet est, dans sa trame, tout à fait fidèle à celui écrit par Charles Perrault en 1697. Lui-même retranscrivait d’ailleurs des récits fondateurs de la tradition orale. Il semble que Perrault, en cette grande période de famine écrivait sur le thème de "manger" et "être mangé" et sur la victoire du petit sur le grand. Pliya, lui, centre sa pièce sur le thème de "l'abandon", abandon par les parents des enfants sous toutes ses formes, abandon entre autres, par les enfants des parents lorsqu'ils sont arrivés à l'âge adulte.
Ce qui fut très intéressant, ce sont les nombreuses questions des enfants dont les préoccupations ne sont pas toujours celles auxquelles on penserait, nous les adultes…Ils s'envolent encore totalement dans le rêve et le merveilleux et ne sont pas blasés par une histoire… Un échange qui enrichit ce spectacle quand on s’y rend en famille.
Martine Adnet
Mon Petit Poucet de José Pliya au Théâtre Varia jusqu’au 26 février
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