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L'entame du spectacle : une chanson interprétée en choeur par tous les acteurs. C'est doux et nostalgique, la chanson de Hamelin, cette ville où un joueur de flûte a fait sortir les rats qui l'envahissaient grâce à sa mélodie. Mal récompensé par les habitants, il use du même stratagème pour entraîner les enfants...
Hamelin, la ville qui n'aimait pas les enfants... Le lien est ténu avec ce qui va suivre.
Soudain, nous sommes plongés dans l'horreur.
Un juge reçoit un "suspect", bourgeois riche qui aurait, contre une aide financière dans les moments difficiles, abusé des garçons d'une famille pauvre. L'aîné s'est rebellé et l'a dénoncé. Le plus jeune ne comprend pas, n'accuse pas mais "lache " des mots terribles. Il ne peut croire que son père "savait" alors qu'il l'envoie chez cet "ami" contre son gré.
Placé en institution, le jour de son anniversaire, cet enfant reçoit la visite de sa famille sauf son père, interdit de visite par le juge.
"Où est mon père, pourquoi ne vient-il pas?" Le juge (lui-même pris dans des contradictions) voudrait aider, protéger cet enfant, les enfants. "Il est difficile d'entendre les enfants."
Au niveau de la forme, des décors et costumes minimalistes qui évoquent plus des situations qu’une véritable mise en scène. Difficile de s'y retrouver ; de quoi s'agit-il, est-ce vraiment cette horreur qu'on pressent ? Qui est qui ?
L'intrigue se met en place petit à petit. Les acteurs font preuve de beaucoup d'intensité et l'enfant, joué par un adulte, est très crédible.
Ce sujet particulièrement difficile à aborder m’a laissée emplie de questions. J'aurais apprécié un moment de partage avec l’équipe théâtrale et les spectateurs à la suite de la pièce…
Hamelin, de Juan Mayorga les 18 et 19 février à Herve, les 2, 3 et 4 mars à Ottignies