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Envie de soleil avant l’heure ? Envie de douceur et de tendresse ? Envie de sonorités venues d’Afrique ? Alors, n’hésitez pas, le troisième album de Dobet Gnahoré, Djekpa La You, répondra à vos attentes. D’autant que Dobet Gnahoré a mis l’enfance au cœur de ses chansons.
Dans Djekpa La You (Enfants du monde), elle nous donne à entendre une Afrique à travers ses contrastes. Cette enfance africaine est celle des liens intimes, des gestes charnels, de la générosité maternelle. Elle évoque le sourire de la femme qui fait tourner rond sa case malgré les difficultés, les jeunes et l’exil, les mômes de la rue, le rapport à la nature environnante, les espoirs des parents, l’amour du pays et le don maternel dans le magnifique Evinye (mon enfant).
Ivoirienne, elle chante en bété, en bambara, en swahili, en dida, en mina, en maronga, autant d’idiomes pour dire une Afrique plurielle. Les musiques sont douces, chaleureuses, donnent du relief à une voix magnifique. Le tout donne une atmosphère qui tient bien souvent de la berceuse, berceuse qui accompagnerait un coucher de soleil sur un continent et ses peuples.
Après plusieurs années de travail théâtral et chorégraphique, Dobet Gnahoré propose ses chansons sur scène. Une autre dimension à ses talents multiples qui vaut également le détour. En 2010, elle sera accompagnée en tournée par le Français Colin Laroche de Féline aux guitares, le Mauricien Clive Govinden à la basse et le Togolais Boris Tchango à la batterie et aux percussions. Elle sera notamment présente au festival Esperanzah cet été (autres concerts à découvrir sur www.dobetgnahore.com).
Pour conclure, nous avons envie de transcrire les derniers mots de la dernière chanson, Chiluva (la fleur) : "Elle respire la vie/Son cœur est pur/Elle donne de l’espoir/Elle est noire/Comme la nuit qui apaise/Elle est grande/Comme une déesse/C’est la beauté noire".
M.T.