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Consommer mieux et moins cher

Le poisson

 Le belge est un petit mangeur de poisson avec 10 kg péchés dans son assiette, loin derrière le Japonais qui en mange 70 kg !  Les prises les plus courantes : le cabillaud, la dorade, la plie ou la raie. Mais voilà les fêtes et une autre histoire commence ! Durant cette période, poissons et crustacés échoueront dans les eaux de toutes les tables. Apprenez à bien choisir les variétés et à les consommer avec parcimonie.

  
Poissons surpêchés
 
Malheureusement, les poissons les plus populaires dans nos assiettes sont souvent issus de pêcheries destructrices des écosystèmes. Aujourd’hui, 75% des stocks sont exploités à saturation ou surexploités. Par exemple le cabillaud d’Europe, le thon rouge, la coquille Saint-Jacques, le saumon sauvage de l’Atlantique Nord…

Hormis la surpêche, la pêche secondaire pose question  (poissons non désirés et qui sont rejetés blessés ou morts). Celle-ci prend parfois des proportions gigantesques : pour 1kg de crevettes,  on estime la perte de poissons à 8-12 kg. Les  tortues ou les  dauphins sont également touchés.
   
Poissons non surpêchés et d'une taille minimum
 

Privilégiez des poissons qui ne sont pas surpêchés. Par exemple : les crevettes grises de Mer du Nord, le flétan du Pacifique, les huîtres de Zélande, la truite d’Europe, le cabillaud d’Islande ou du Pacifique, le lieu noir, le rouget… Pour vous aider à choisir les bonnes espèces, le WWF a édité un conso-guide bien pratique !  

La surpêche ravage aussi des poissons de taille de plus en plus réduite. La protection des juvéniles est indispensable à la survie des espèces. Refusez les poissons manifestement trop petits qui ne pourront pas contribuer au renouvellement du stock (par exemple : 11 cm pour la sardine, 24 cm pour la sole…).

   
Poissons labellisés MSC ou issis de l'aquaculture bio
 
Optez pour du poisson portant le label « MSC » (Marine Stewardship Council) qui certifie que la pêche laisse les populations se régénérer et que les impacts sur l’écosystème (y compris les espèces non ciblées par la pêche) sont minimisés.
 
L’aquaculture biologique se développe. Celle-ci garantit un bon renouvellement de l’eau, une densité de poissons contrôlée, des rations alimentaires adaptées, pas ou peu d’antibiotiques.
Ces bonnes habitudes valent au-delà des fêtes ! Au quotidien, pensez à bien choisir vos poissons. Et veillez aussi à varier votre alimentation afin de ne pas en consommer trop. Mieux vaut savourer de temps en temps un "bon" poisson, un peu plus cher mais produit durablement.
 
En collaboration avec le Réseau Eco-consommation www.ecoconso.be

 

 

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