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Papier « classique », sans label et non recyclé |
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En général, ce type de papier n’informe pas sur sa production. On peut donc en déduire qu’aucun critère particulier ne garantit une gestion durable des forêts. Outre les déséquilibres liés à un abattage massif, la fabrication de ce papier provoque d’autres nuisances : il faut beaucoup d’eau pour extraire la cellulose et beaucoup d’énergie pour sécher le papier. La production provoque des rejets de CO2 et de composés soufrés dans l’atmosphère. Si la pâte est blanchie au chlore, les eaux sont contaminées par des organochlorés, substances dangereuses, souvent cancérigènes, qui persistent dans l’environnement et s’accumulent dans les chaînes alimentaires. Il faut donc éviter le plus possible le papier blanchi au chlore (ou blanchi ECF). |
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Papier en partie recyclé et blanchi sans chlore (TCF) ou porteur d’un label |
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On appelle « recyclé » un papier comprenant au moins 50% de fibres provenant de déchets de papier imprimé. Son recyclage a nécessité moins d’eau et d’énergie que la production de nouveau papier. L’absence de chlore est également bénéfique. Vous pouvez aussi opter pour un papier portant un label. L’écolabel européen et le Nordic Swan garantissent les performances environnementales des usines. Les labels FSC et PEFC certifient l’application de normes de gestion pour les forêts dont provient le bois qui sert à la fabrication du papier. En négatif, ces labels sont muets sur les processus méthode de fabrication du papier. Ils constituent donc un meilleur choix que le papier blanchi au chlore ou constitué de fibres provenant de forêts gérées de façon non durable mais ne sont pas encore le meilleur choix d’un point de vue environnemental. |
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Papier 100% recyclé et blanchi sans chlore (TCF) ou porteur du label « Ange bleu » |
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Le papier le plus « écologique » est le papier 100% recyclé (de post-consommation), non désencré, non blanchi. Il est meilleur car il utilise moins de matières premières. Une tonne de vieux papiers donne 900 kg de papier recyclé, alors qu’il faut 2 à 3 tonnes de bois (environ 17 arbres) pour fabriquer une tonne de papier classique. Une autre de ses qualités réside dans l’usage réduit de produits chimiques .Le papier recyclé est presque toujours blanchi sans chlore et comme les fibres des vieux papiers peuvent être travaillées plus facilement, les émissions dans l’air et l’eau sont limitées. Troisième argument de poids : car sa production nécessite 50% d’énergie et 90% d’eau en moins ! |
Sachez enfin que le papier recyclé traîne une mauvaise réputation, héritée de ses prédécesseurs, de faire mauvais ménage avec les imprimantes et les photocopieuses. Ce n’est plus d’actualité, ces papiers se sont adaptés aux machines modernes.
Plus d’infos : Réseau Eco-consommation – www.ecoconso.be – 081 730 730.