Le Ligueur et mon bébé Les petites annonces La Ligue des familles Partenaires

Focus

Actualité du 28/11/2011

Le festival international digital KIKK a mis le monde numérique à portée de tous durant deux jours à Namur

Le festival international digital KIKK a mis le monde numérique à portée de tous durant deux jours à Namur

Le festival international digital KIKK a mis le monde numérique à portée de tous durant deux jours à Namur. Un millier de personnes ont suivi ateliers, démonstrations et conférences sur fond de tweets, de posts et de check in. Des jeunes Namurois ont offert un état des lieux gratuit des innovations économiques et artistiques. Une œuvre digitale conçue en 24 heures a couronné la réussite du premier KIKK belge. Impressions et filaments de tendances.

Ils n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ils sont jeunes, graphistes, webdesigners, photographes et vidéastes. Un quart d’heure avant la clôture, les créatifs fixent, hagards, un mur d’écrans ; les claviers et les tablettes graphiques chauffent entre deux rasades de soft et une fournée de chips. Le thème du concours, "C’était mieux avant", a calciné les neurones et les pixels. Les participants avaient deux tours d’horloge pour créer au choix, une application, un jeu vidéo, un film ou un site web. Surprise, un court-métrage gagne le premier prix, (visible sur http://team17.kikk.be), 4 minutes de course poursuite dans Namur. Un suspense insoutenable et une chute hilarante, le tout logé sur un site avec making-of et photos de tournage. Chapeau à ces quatre petits génies de la Haute Ecole Albert Jacquard de Namur.

A l’étage, un auditoire fasciné écoute deux autres habitués des nuits blanches, plutôt des semaines blanches. Ces anonymes sont des activistes, terme qu’ils préfèrent à pirates, traduction de hackers. @okhin et ses potes ont déjoué le black-out sur Internet imposé par les autorités syriennes. Ils ont contribué à la diffusion des révoltes égyptiennes et tunisiennes. "Six gars, capables de veiller trois semaines jour et nuit, parviennent à ennuyer un gouvernement. Je trouve ça fun, j’adore. On n’a pas de visée vraiment politique. On est contre toute forme de surveillance, de filtrage et de blocage d’Internet, explique @okhin. Ce qui nous motive, c’est protéger la neutralité du Net, menacé par les Etats et les firmes qui veulent réduire la liberté d’expression et la circulation de l’information". Les activistes connaissent intimement la tuyauterie d’Internet. Apparemment, il y a toujours moyen de contourner la censure. Dans le même esprit, une association a vu le jour en Belgique sous l’acronyme Nurpa, ouverte aux citoyens soucieux de démocratie numérique.

Géolocalisation commerciale et transparence

Le KIKK a également sondé l’avenir de la communication commerciale. 21% des Belges possèdent un Smartphone qui se connecte à Internet. Ils devraient être 49% en 2014, si les prix baissent et si Belgacom développe les relais wi-fi. Le téléphone intelligent séduit surtout les 18-34 ans. Les 35-55ans préfèrent la tablette (iPad), qualifiée d’ordinateur pour vieux. Ces deux outils numériques changent le rapport à Internet. "On s’oriente vers un Web plus fermé, prédit Thomas Van Roye, accro aux réseaux sociaux. Avec un Smartphone, on recourt plus aux applications disponibles sur l’appareil (35 en moyenne) qu’à la navigation classique de lien en lien".

La géolocalisation volontaire est promise à un bel avenir. Le réseau Foursquare permet d’indiquer où je me trouve, d’envoyer un bref message (microblogging) ou une photo à partir du lieu enregistré (check in) et de partager mes impressions et de donner des tuyaux (tips) via Facebook ou Twitter, du genre "Je suis au restaurant, la carte est formidable". En multipliant les messages liés à un endroit, vous accumulez des badges, donnant lieu à des réductions sur un prochain achat ou un spectacle. Les marques voient dans cette pratique un canal privilégié pour faire parler d’elles. 40% des détenteurs d’un Smartphone sollicitent en effet les amis ou les comparateurs de prix sur Internet pendant leur shopping. Une nouvelle conception du commerce se dessine : SOLOMO, c’est- à- dire Sociale, Locale, Mobile. Les réseaux sociaux sont au centre de la communication commerciale, via des connexions multiples, près de moi. Nous voici revenus à un ancrage local, toutefois raccroché à un grand réseau social pour partager valeurs et centres d’intérêts communs.

C’est le moment de rappeler, dit Claire Lobet-Maris, docteur en sociologie, que nous laissons des traces numériques dans nos voyages. "Ces traces font des ombres autour de nous, qui à la fois nous suivent et nous précèdent à travers des profils calculés qui nous approchent, sans être vraiment nous. Ces êtres se nourrissent de nos traces et nous recalculent en permanence". L’hyperconnectivité mobile nous rend encore plus transparents.

Bravo à Gilles Bazelaire, Gaëtan Libertiaux et Sarah Ladam, chevilles digitales du KIKK, pour ces regards multiples sur un monde mouvant, appelé sans cesse à s’adapter et à anticiper.

Patrice Gilly

 


Réagissez à cet article

Veuillez vous identifier (premier cadre orange ci-contre) ou enregistrez-vous pour réagir à cet article.

Archives

Votre actualité
Un site Internet à découvrir

 

Haute Ecole de la Province de Namur
 Collège de Godinne-Burnot
Les choix du ligueur
Concours de la semaine
Les favoris du ligueur
Donnez-nous votre avis...


Copyright © 2002-2012 Ligue des Familles | Droits d'utilisation | Politique de confidentialité | Site réalisé par Create2.be