


60 % des internautes juniors ont vécu une expérience négative sur Internet à l’insu des parents. Ces derniers ont deux préoccupations majeures en tête : ils craignent que leurs enfants ne soient confrontés à des contenus sexuels ou violents et qu’ils divulguent aussi des informations personnelles. La plupart des dispositifs de sécurité informatique intègrent un logiciel de contrôle parental à leur produit de protection de PC. Un des leaders en matière d’antivirus met gratuitement un outil convivial de sécurisation à la disposition des parents.
Bonne nouvelle : les parents ne sous-estiment plus le temps passé sur Internet. 86 % des enfants affirment respecter les règles prescrites par papa ou maman. Hélas, ces prescrits sont souvent obsolètes et ratent les dangers réels d’une navigation non protégée. D’ailleurs, une majorité d’enfants estiment qu’ils sont plus prudents que leurs parents. Ils fixent eux-mêmes un code de bonne conduite. L’autocontrôle prévoit par exemple de ne pas harceler, de ne pas diffuser des photos embarrassantes des copains, de ne pas relayer de spams (pourriels), de ne pas contacter des inconnus. Ces règles sont respectées par 95 % des jeunes qui en ont pris connaissance. Autre raison de se réjouir, les parents restent les premières personnes ressources en cas de pépin sur le grand réseau.
Approche flexible
Le tableau paraît trop beau pour être vrai. Il dénote en tout cas une tendance plus grande au dialogue entre générations. On parle plus souvent ensemble d’un moyen de communication commun, Internet, même si les occupations sont différentes. La parole est nécessaire. La moitié des parents interrogés ignorent les mésaventures de leurs enfants sur le Net. Phénomène nouveau : 41 % des enfants disent qu’un inconnu a essayé de les ajouter sur sa liste d’amis en ligne sur un réseau social. 10 % ont remballé des personnes non connues dans la vie réelle qui voulaient les rencontrer physiquement. Les virus (31 %) et la rencontre inopinée d’images troublantes (25 %) complètent le classement des expériences négatives vécues différemment selon les tempéraments.
Il est donc toujours conseillé de baliser et de paramétrer les incursions sur Internet, surtout lors des premiers pas de nos chéris sur la toile. D’autant plus que le baptême du Net intervient de plus en plus tôt, à 9-10 ans, voire dans les premières années du primaire.
Depuis cinq ans, Norton (Symantec) développe une politique d’éducation à Internet notamment avec Action Innocence. Norton Online Family succède à l’édition d’un guide des règles de base sur la Toile et à des conseils en ligne. Ce logiciel de contrôle parental entend favoriser le dialogue familial. Le paramétrage des filtres et des restrictions est d’abord discuté avec l’enfant. Chaque année, l’entreprise américaine procède à une étude internationale approfondie* des usages et habitudes de la génération digitale sur le Web. Les aînés sont également sondés sur leur perception des activités en ligne de leur progéniture.
Parmi les logiciels de surveillance gratuits, le Norton Online Family (NOF) mérite donc la mention. C’est du sur mesure : les parents déterminent les informations communicables (adresse, âge, école…). Ils peuvent bloquer l’accès à certains sites sur la base d’une liste noire de mots-clés (haine, racisme, suicide, sexe, crime…). Le logiciel de contrôle filtre aussi les recherches et surveille les contacts des messageries instantanées. Les parents disposent encore d’un semainier horaire pour limiter le temps de PC. Si l’enfant dépasse, soit l’accès est verrouillé, soit "l’infraction" est consignée et discutée ensuite avec l’enfant. Le parent a toujours le choix de faire cesser l’activité ou de mettre en garde via un panneau d’avertissement. Pour les parents pressés, le NOF détermine des critères de contrôle standard selon des tranches d’âge (8-11 ans, 12-14, 14-16, grands ados).
Ne soyons pas dupe. La mise à disposition gratuite d’un contrôle parental fait partie d’une stratégie d’image de marque. L’a priori positif à l’égard du geste désintéressé pèsera sur le choix futur d’un antivirus payant. N’empêche, pourquoi se priver de l’expertise d’une firme sérieuse qui a une tradition d’éducation à Internet ?
* 14 pays, 2800 enfants de 8 à 17 ans, 7.000 adultes interrogés
Le logiciel est téléchargeable sur trois PC. Attribuez à votre enfant tous les ordinateurs utilisés.
Sachez que votre fournisseur d’accès (l’opérateur qui vous connecte au réseau) à Internet est tenu de fournir un contrôle parental gratuit. La plupart des moteurs de recherche (Yahoo, Bing, Google...) en proposent un.
Sur www.webetic.be, les parents trouveront des trucs et des astuces, des conseils de prévention et huit vidéos éducatives pour gérer l’usage quotidien d’Internet au sein de la famille.
clubic.com compare des logiciels gratuits.
stopchildporno.be : pour signaler des sites pornographiques.
clicksafe.be : un site tous publics pour apprendre aux enfants comment surfer de manière sûre et responsable.
P.G.
| Réaction de syspocket du 07/03/11 14:55 |
pour surveiller tout ce que fait l'enfant sur l'ordinateur (internet compris), sans être trop intrusif, Pour limiter le temps passé sur l'ordinateur il existe un nouveau logiciel : SuperVigil : http://www.supervigil.com Chaque jour vous recevez dans vos boites emails, le rapport d'activité de chaque enfant. Ce rapport est très complet. Le logiciel est gratuit pour une utilisation personnelle. |
Veuillez vous identifier (premier cadre orange ci-contre) ou enregistrez-vous pour réagir à cet article.





