


Ce 25 janvier avait lieu le lancement de l’année européenne du volontariat. Celle-ci offre une occasion unique à ce secteur de s’ouvrir à de nouveaux horizons.
2011, année européenne du volontariat, étonnant ? Pas vraiment quand on sait qu’en Belgique, plus de 1,5 million de personnes donnent de leur temps pour autrui. En Europe, ce chiffre grimpe à plus de 90 millions de personnes. Des volontaires, de tous âges et de toutes professions, que l’on peut retrouver un peu partout : de l’animateur scout au militant d’ONG, en passant par l’accompagnateur de personnes handicapées ou par le professeur en école de devoir. En tout, ce sont des centaines de secteurs qui sont concernés.
Si le volontariat est aussi important à l’heure actuelle - au point d’être à l’honneur de cette année 2011 - c’est parce que cette activité, non rétribuée et librement choisie, réunit de plus en plus de gens autour de valeurs aussi simples que rares que sont la solidarité et la gratuité. Détrompez-vous : ce ne sont pas toujours ceux que l’on croit qui sont les premiers à se rendre utiles aux autres. Ainsi, selon une étude réalisée par la Plate-forme francophone pour le volontariat, le profil type du volontaire serait une femme prépensionnée de 55 ans. Viennent ensuite les jeunes (les 16-25 ans) et les plus de 40 ans.
En Belgique, cette même plate-forme pour le volontariat entend évidemment profiter de cette année 2011 pour promouvoir ce secteur. Ses objectifs pour les mois qui viennent ? La mise en œuvre du pacte associatif, déjà adopté mais pas encore appliqué, qui permettrait de faire face à la libéralisation des services d’intérêt général, le tout en renforçant la complémentarité entre les pouvoirs publics et les acteurs de la société civile. Autre objectif : attirer encore davantage de personnes vers le volontariat. Ce dernier point pourrait être favorisé par l’instauration d’un congé de citoyenneté. Comment ? En obligeant les entreprises à octroyer des congés durant les vacances scolaires, notamment. Ces congés ne devraient pas dépasser cinq jours et permettraient de combiner travail à temps plein et volontariat.
Le signal est donc clair : le volontariat se doit d’être une sorte de prélude indispensable à la vie en société. Un espace ou jeunes et moins jeunes auraient l’occasion de se rencontrer, de se découvrir pour apprendre à mieux s’accepter.
Martin Grimberghs
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Toujours dans le cadre de cette année du volontariat, la Plateforme francophone du volontariat a mis en œuvre une exposition itinérante mettant en valeur le volontaire qui se cache en chacun de nous. Cette exposition intitulé : Toi+Moi+Nous…52 portraits de volontaires en mouvement sera visible jusqu’au 31 janvier au Parlement de la Communauté française.
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