


Ouvert ce lundi au Japon, le sommet de Nagoya est une tentative d'enrayer la perte de biodiversité qui sévit actuellement aux quatre coins du monde. Point culminant de l'Année de la biodiversité, cet événement réunissant les dirigeants de 193 pays doit impérativement aboutir à un geste fort contre l'appauvrissement vertigineux des écosystèmes de la planète. C'est du moins l'avis des associations et des militants, partagés entre l'espoir d'avoir (enfin !) un texte ambitieux et la déception née des autres conférences, qui à l'instar du sommet de Copenhague, ne furent que mesurettes et poudre aux yeux.
L'importance de ce sommet n'est pas uniquement les accords auxquels il aboutira ou pas, c'est aussi l'occasion de faire le point, région par région, de l'état de la biodiversité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats annoncés font froid dans le dos. Contrairement à certaines idées reçues, la disparition de certaines espèces ne concerne pas uniquement les animaux exotiques vivant dans des jungles à l'autre bout du monde. A cause de l'activité humaine, des espèces s'éteignent presque sous nos yeux, dans nos campagnes. La Belgique est même considérée comme un pays particulièrement touché par la perte de biodiversité.
Des dizaines d'espèces animales sont actuellement menacées dans notre pays. A titre d'exemple, à
Bruxelles, 12 espèces d'oiseaux sur 103 et la moitié des six ou sept amphibiens autrefois recensés ont purement et simplement disparu. En Wallonie, sur un total de 101 variétés de papillons, seules 49 semblent échapper au risque d'extinction : 17 sont considérées comme vulnérables, 4 en danger, 13 en danger critique et 18 éteintes. Et le phénomène s'étend à un nombre dramatique d'oiseaux, poissons, mammifères et végétaux présents sur le territoire belge. On aurait tort de croire que les campagnes de sensibilisation suffisent à enrayer une tendance observée depuis si longtemps. La création zones Natura2000 et de zones de protection marine contribue à préserver la richesse des écosystèmes, mais cela ne suffit pas à réparer les dommages causés par l'activité humaine sur la nature. En négligeant la survie d'animaux et de plantes menacés, c'est sa propre existence que l'être humain hypothèque. Préserver notre diversité biologique, c'est préserver la vie au sens le plus large. La nôtre, celle de nos enfants, et surtout celle de leurs (futurs) enfants. Pensons-y !
Pour visiter la page des résultats belges, rendez-vous sur www.cbd.int.
Pour en savoir plus sur la biodiversité en Belgique, visitez les sites www.biodiversite52.be ou biodiversite.wallonie.be.
Le WWF lance une pétition à l'occasion du sommet de Nagoya, pour en savoir plus, cliquez ici !
Veuillez vous identifier (premier cadre orange ci-contre) ou enregistrez-vous pour réagir à cet article.





