


Une telle situation ne pouvait plus durer. Après des mois et même des années d'indignation et de combat, quelqu'un s'est enfin décidé à se pencher sur le sort des enfants handicapés et de leur transport scolaire. Le problème est peu médiatisé parce qu'il concerne un nombre réduit d'enfant, mais en y regardant de plus près, il apparaît clairement que l'organisation des transports de l'enseignement spécial est désastreuse. Les trajets, déjà longs en général, en deviennent interminables dans certains cas. Certains enfants passent de quatre à six heures par jour dans un bus, pour aller à l'école et en revenir. Un constat inadmissible, que le parquet de Nivelles a le courage d'assimiler à de la maltraitance. Car le fait de devoir rester six heures assis dans un bus, tous les jours, pour des enfants déjà fragilisés par leur handicap (que dire des hyper-kinétiques ?), cela constitue bien une forme de maltraitance. Enervement, fatigue physique et psychique, la scolarité en pâtit, tout comme la vie de famille. Une information judiciaire a donc été ouverte contre X, pour enfin mettre un terme à de telles aberrations.
Ce premier pas, certes important, ne permet pas encore de crier victoire, tant le système prendra du temps à être modifié. Mais cela reste un bel espoir pour tous les enfants qui restent plusieurs heures par jour dans un bus. Car le problème s'étend bien au-delà du Brabant Wallon : ils sont quelques 17 000 élèves de l'enseignement spécial à prendre le bus quotidiennement en Communauté française.
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