


De nombreux parents en témoigneront, c'est un véritable bonheur de voir de minuscules bouts de choux s'ébattre dans l'eau d'un bassin. Plongés dans l'élément liquide, ils ont tout le loisir de développer leur mobilité en se rappelant le bon temps où ils nageaient bien au chaud dans le ventre de leur maman. Mais le phénomène des "bébés nageurs" n'est pas sans risque. Depuis quelques années déjà, des spécialistes attirent l'attention des parents sur les dangers de la pratique. Une nouvelle étude de l'Université Catholique de Louvain, menée auprès de centaines d'enfants du Brabant wallon et de Liège, vient encore enfoncer le clou. Elle estime qu'il existe pas de moins de quatre fois plus de risques de développer une bronchiolite et jusqu'à huit fois plus pour l'asthme. Avant l'âge de deux ans, les jeunes poumons ne sont pas encore entièrement formés. Ils sont donc plus vulnérables face au chlore des bassins de natation, qui provoquerait à long terme des risques accrus de troubles respiratoires.
Bien sûr, il est possible de suffisamment ventiler l'air ambiant des piscines pour atténuer les effets du chlore, mais les contraintes d'un renouvellement total de l'air du local -et ce plusieurs fois par heure !- rendent l'opération impossible en pratique. Certaines piscines sont dotée d'un filtre cuivre-argent qui permet de se passer du chlore sans sacrifier les précautions d'hygiène élémentaire. Mais le procédé est encore très marginal et ne concernerait que deux piscines en Belgique, celle de Louvain-la-Neuve et celle de Saint-Vith.
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