


Il n'est pas toujours facile de trouver un emploi ou de suivre une formation pour le commun des mortels, alors que dire des personnes en situation de handicap ! De longs déplacements sont souvent nécessaires pour trouver les infrastructures adéquates, les exemples sont malheureusement légion. A Mouscron, une entreprise qui souhaiterait embaucher des personnes handicapées ne peut recruter que sur le territoire wallon, alors que la Wallonie ne compte que pour 11% du territoire qui entoure la ville, enclavée entre Flandre et France. Et la Belgique n'a pas le monopole des difficultés liées au handicap. En France, un jeune Lillois en situation de handicap, qui désirerait suivre une formation en imprimerie sur des machines off-set, doit parcourir les mille kilomètres qui le séparent de Montpellier… alors que la même formation est dispensée à Tournai, soit à une trentaine de kilomètres de son domicile. Le constat est sans appel : la libre-circulation des travailleurs est inexistante pour les travailleurs handicapés, les aides aux centres de formation ne traversent pas les frontières.
Depuis longtemps, les acteurs de l'intégration professionnelle des personnes handicapées plaident pour une harmonisation des politiques en la matière. Dans le cadre d'un projet européen de dynamisation transfrontalière de l'économie sociale, un séminaire réunissant les professionnels belges et français a eu lieu en juin dernier à Tournai. A l'heure de l'Europe, il est effectivement impensable qu'une situation aussi aberrante perdure, engendrant toujours plus de dilemme kafkaïen et de cas de figure absurdes.
Veuillez vous identifier (premier cadre orange ci-contre) ou enregistrez-vous pour réagir à cet article.





