


Au cours de l'année scolaire 2008-2009, quelques 2591 élèves de l'enseignement secondaires ont été exclus de leur établissement. Un chiffre élevé, trop élevé même, pour le service Droit des jeunes de Namur, qui appelle à revoir la procédure actuelle, régie par le décret Missions de 1997. Après avoir épluché 80 dossiers d'élèves définitivement exclus, le SDJ conclut à des dérives et va même jusqu'à parler de "dysfonctionnement". Il estime que les écoles peuvent trop facilement se prémunir contre les mécanismes de recours et que dans de nombreux cas, la gravité de la faute reprochée à l'élève ne mérite pas un renvoi définitif. Plus généralement, le SDJ déplore le manque de pédagogie des exclusions pures et simples, alors que des sanctions alternatives peuvent être envisagées. Les plus fréquentes raisons invoquées pour motiver une exclusion sont le refus d'autorité, la violence physique entre élèves et les intimidations verbales. Autant de cas de figure basés sur des critères subjectifs ; d'où la nécessite de revoir les modalités des exclusions, par exemple en repensant la définition de "fait grave". Toujours selon le SPJ de Namur, il faut encore améliorer la communication entre école et parents, combler certaines lacunes des ROI et adopter de nouvelles mesures, comme l'instauration d'une 'date limite des exclusions', pour éviter que des élèves ne se retrouvent sans école à l'approche des examens.
Les procédures d'exclusions sont-elles injustes ou trop sévères ? Le nombre élevé d'exclusion est-il simplement imputable au comportement des élèves ? Vous avez déjà connu une situation semblable, une exclusion injustifiée, un recours impossible ? Venez partager votre expérience sur le forum !
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