


26 avril 1986, à Tchernobyl, au nord de l’Ukraine : un réacteur nucléaire explose et provoque une immense catastrophe dont les effets se font toujours sentir aujourd’hui, par exemple en Biélorussie alors contaminée par 70 % des retombées radioactives. Au départ, la catastrophe n’est pas gérée par les autorités de l’Ukraine. Les conséquences sont minimisées et il faudra plusieurs jours avant que les personnes des alentours soient évacuées. Pour éteindre l’explosion, des milliers d’hommes travailleront sans la protection nécessaire. On les appellera les liquidateurs : des milliers d’entre eux mourront, souvent dans des conditions effroyables.
Aux radiations reçues à ce moment-là s’ajoute aujourd’hui encore la pollution des terres, de la végétation, des eaux. Les substances radioactives continuent à se répandre, s’attaquant particulièrement à la thyroïde et provoquant d’autres problèmes de santé importants. Selon Greenpeace, des dizaines de milliers de personnes seraient touchées. 24 ans après, Tchernobyl tue toujours. D’autant que de nombreuses personnes vivent malgré tout dans les zones contaminées, notamment des réfugiés des anciennes républiques soviétiques. Des enfants actuels, nés bien après la catastrophe, sont donc aussi contaminés.
Dès 1990, des mères ont lancé, là-bas, un appel à l’aide. Il a été entendu par des Belges qui ont créé l’asbl Enfants de Tchernobyl. Comment les aider ? En accueillant des enfants et en leur permettant de séjourner un mois, ici, en juillet ou août. En effet, on sait que l’absorption de césium est diminuée par une alimentation saine. Les enfants qui viennent ici ne sont pas malades, mais fragilisés. En consommant une nourriture saine et équilibrée, ils augmentent leur défense immunitaire. Et cela leur permet de passer l’hiver suivant sans être (gravement) malades. Ces jeunes voyageurs sont accompagnés par des interprètes en permanence à la disposition des familles. Une occasion de partage et de découvertes pour les enfants d’ici et d’ailleurs.
Thérèse Jeunejean
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