


L’âge du premier rapport sexuel diminue chez les jeunes âgés de 15 à 18 ans: 52% des adolescents interrogés sur des questions de santé liés à leur vie sexuelle déclarent avoir déjà eu une relation.
52%... C’est un peu plus que lors de la précédente enquête réalisée en 2002. Les filles sont aussi actives que les garçons. En revanche, les garçons sont plus nombreux à vivre un rapport physique précoce, avant 14 ans. Certaines études associent les relations sexuelles précoces à des comportements à risque tels que la consommation d’alcool, de drogues et l’usage du tabac. Les facteurs associés à une plus grande précocité du premier rapport sexuel sont encore relativement peu étudiés. Une enquête française identifie cependant des facteurs tels que le fait de ne pas avoir de diplôme ou la séparation des parents.
On constate que les élèves de l’enseignement professionnel franchissent le pas plus tôt que ceux de l’enseignement général. Les ados (90%) semblent bien informés sur le préservatif, mais le taux d’utilisation de la protection est moindre: 57%. Lorsqu’une relation s’installe dans la durée, le souci de protection diminue. 83% des filles de 15 à 22 ans sexuellement actives ont déjà utilisé la pilule contraceptive.
SIDA: pas assez informés
Si l’information passe à propos du préservatif, elle est plus floue sur le sida et les infections sexuellement transmissibles. 25% des ignorent le risque de transmission lors de relations non protégées. Plusieurs croyances sont tenaces. Ainsi 50% des jeunes pensent que (ou ne savent pas si) il y a un risque lors d’une transfusion sanguine ou 40% pensent que le moustique peut transmettre le virus. Les plus âgés (17 ans) sont mieux informés.
La Communauté française, compétente en matière de santé souhaite des actions concertées. Elle pointe des insuffisances de communication au sujet de la vie affective et sexuelle entre jeunes et parents ou adultes proches. La Communauté déplore parfois la mauvaise qualité des informations véhiculées par les médias. Une série de stratégies concertées sont proposées : comme l’accès discret et bon marché au préservatif (particulièrement dans les zones rurales et semi rurales), l’accès gratuit et anonyme aux centres de dépistage, l’organisation d’animations, la diffusion d’outils d’information adaptés aux jeunes et l’intégration de ces questions dans les programmes scolaires.
Patrice Gilly
Pour en savoir plus sur cette enquête: le dernier numéro de Faits et Gestes, sur Les jeunes face à leur vie sexuelle et affective. Une revue qui peut aussi être commandée gratuitement au 0800 20 000
A lire aussi: Vacances, le temps de l'amour, paru dans Le Ligueur du 24 juin 2009
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