Période : 03/2010 02/2010 01/2010 12/2009 11/2009 10/2009 09/2009 08/2009 07/2009 06/2009 05/2009 04/2009 03/2009 02/2009 01/2009 12/2008 11/2008 10/2008 09/2008 08/2008 07/2008 06/2008 05/2008 04/2008 03/2008 02/2008 01/2008
Le 26 mars prochain, Koh-Lanta revient sur les écrans de TF1 à la grande joie des familles. Le suspense d’une élimination hebdomadaire soutient l’intérêt. C’est l’occasion de commenter ensemble un spectacle où des caractères bien trempés s’affrontent dans des situations plus dures que la vraie vie. Les épreuves censées se dérouler en temps réel sont post-montées de manière à articuler une chronologie narrative et sélective. Seul le "croustillant" aboutit sur antenne. La télé-réalité reconstruit le réel. Pour la saison 2010, l’émission a engagé des sportifs professionnels afin de pimenter les 8 semaines de survie. TF1 craint probablement une érosion de l’audience. Les Experts, Dr House, F.B.I. portés disparus détrônent régulièrement la "télé-vérité" sur les chaînes privées.
Les émules de Loft Story cherchent leur deuxième souffle dans deux directions. Le courant doux propose des émissions de coaching : aide à l’éducation des enfants, recherche de l’âme sœur, cours de cuisine. Un dîner presque parfait régale un nombre croissant de spectateurs à l’heure de l’apéro. Le courant dur dope la dose de spectacle et de réalité en proposant des "concepts" très extrêmes. Les versions bulgare et pakistanaise de Koh-Lanta durcissent les conditions de survie au point de compter plusieurs morts l’été dernier. Une chaîne britannique filme en direct un homme jouant à la roulette russe. Fear Factor, a émigré sur des chaînes satellites après deux saisons sur TF1. Les candidats devaient surmonter leurs phobies en trempant, par ex., dans un bain d’asticots où ils manquent d’étouffer. Le programme est interdit aux moins de douze ans. Heureusement, car les grosses audiences des débuts captaient surtout un jeune public.
Les chaînes publiques bannissent toujours ce qui confine parfois à la télé-poubelle. Mieux, en articulant une réflexion sur deux soirées, aujourd’hui et demain, France 2 dénonce vigoureusement la surenchère morbide. Ce soir, vous pourrez voir un documentaire de Christophe Nick, à regarder absolument en famille. De vrais candidats participent à un faux jeu. Ils sont 81% à infliger une décharge maximale de 460 volts à leur partenaire mal inspiré, porté par le public. La foule joue un rôle important. Le philosophe Yves Michaud explique qu’il est extrêmement difficile de se retirer d’un jeu ou d’une situation une fois qu’on s’y est engagé. Les joueurs se sentent liés : ils ont signé un contrat et ils ont accepté les consignes du producteur. Pourtant, ils auraient pu abdiquer sachant que le jeu ne serait pas diffusé à l’antenne.
Question aux participants : pourquoi êtes-vous monté jusqu’à 460 volts. Philippe, 52 ans répond : "On m’a dit : faut faire comme ça. Les gars qui me l’ont dit, ils savent ce qu’ils font. Moi, je fais. Je me doutais bien qu’y devait griller là-dedans. Mais c’est pas mon problème, hein ?"
Question : pourquoi adhérer à des clauses inhumaines? Pour vivre un moment extraordinaire dans une existence insipide. Le réel nous pèse, dit un autre philosophe, Michel Serres. "La télé-réalité offre une réalité de rechange, car j’ai perdu la mienne". Les écrans, en tant qu’ils nous détournent du réel, nous masquent la finitude de notre condition et, du même coup, notre mort. Souhaitons ne jamais voir la mort en direct. Rien n’est moins certain ; plusieurs morales cohabitent dans la société et se neutralisent.
Demain, "Le temps de cerveau disponible", diffusée trop tard retrace 50 ans de télé-réalité, un concept importé des pays anglo-saxons. Celui-ci a considérablement évolué en introduisant l’élimination le principe de l’élimination successive des candidats. Enregistrez l’émission et démontez en famille ce réel manipulé, arrangé, reconstruit pour faire de l’audience. La télé-réalité amalgame constamment fiction et réel. Incitons nos 12-15 ans à comparer la vraie vie et celle mise en scène à l’écran, pour les aider à prendre du recul et à revenir dans le monde réel.
Philosophie magazine s’est associée à l’initiative. Son dossier, "La télé nous rend-elle mauvais ?" reprend les points de vue de philosophes, de sociologues et de journalistes. Jean-Louis Missika s’écarte du ton général. Il relativise l’emprise de la télé sur les comportements humains et attire l’attention sur les documents autoproduits circulant sur Internet. "A voir des adolescents se mettre en danger, certains vont bientôt regretter la télé-réalité… La fin de la télévision n’est pas la fin de la violence des images."
Raison de plus pour parler ensemble, parents enfants, de ces écrans producteurs du meilleur comme du pire.
Patrice Gilly
Jusqu’où va la télé, en 2 parties sur France 2.
Le jeu de la mort, 17 mars à 20h35 (94’)
Le temps de cerveau disponible, le 18 mars à 22h46 (58’)
Philosophie Magazine, n°37, mars 2010
Ce mardi 16 mars, le Service du Médiateur de la Communauté française a remis son 6e rapport annuel. Mis sur pied vers la fin de l'année 2003, le service publie aujourd'hui un rapport aux airs de bilan, puisqu'il marque la fin de la première médiature, présidée par Marianne De Boeck. Au cours de ses six années d'activité, le service a ouvert quelques 6000 dossiers, sans compter les demandes collectives ou les appels téléphoniques, avec un taux de correction global qui oscille entre 70 et 75 %. Un résultat dont beaucoup se contenteraient !
Parmi les nombreuses thématiques abordées par le Médiateur, celle qui revient le plus souvent est –sans surprise- l'enseignement. Les plaintes en rapport avec l'école comptent pour plus de 71% du total. Les sujets de discorde ne manquent pas : allocations d'études, équivalences de diplômes, mais aussi, les exclusions, les redoublements et last but not least, les inscriptions. Mais le rôle du Médiateur ne se borne pas à tenter de solutionner les problèmes qu'on lui amène, il peut aussi, sur base des exemples rencontrés dans le cadre de la médiation, adresser des recommandations au monde politique. Et c'est l'une des autres bonnes nouvelles du rapport, la preuve que ce service gagne en reconnaissance, puisque la moitié de ces recommandations a trouvé écho dans la pratique.
Vous rencontrez un problème d'ordre administratif que vous n'arrivez pas à solutionner ? Faites appel au Service de médiation de la Communauté française, il est là pour ça !
Domaines d'interventions, conditions, permanences, toutes les infos vous attendent sur www.mediateurcf.be.
Ce week-end, la RTBF fête les dix ans des Niouzz. Petit rappel, au cas où vous auriez passé la dernière décennie dans un pays lointain ou au fond d'une caverne, Les Niouzz sont l'unique journal télévisé destiné au enfants du paysage audiovisuel francophone.
Au lendemain de l'affaire Dutroux, la télévision de service public est interpellée à la fois par le monde associatif et par le monde politique qui réclament une émission qui pourrait décoder l'actualité et la rendre accessible aux 8-12 ans. Les Niouzz ont vu le jour pour combler un manque, traiter de l'actualité aussi bien nationale qu'internationale, mais de façon plus pédagogique, un peu comme notre Actu Jeune. Au fil des ans, les Niouzz sont devenues une référence en matière d'émission d'information labellisée "jeunesse". Aujourd'hui, le moment semble d'ailleurs venu de se demander de quoi sera fait l'avenir du programme. On annonce une nouvelle ligne éditoriale en septembre, et un déménagement vers La Trois, vraisemblablement synonyme de perte de visibilité. Heureusement, ces futurs changements seront également l'occasion de connaître de nouveaux départs, par exemple sur Internet avec le concours des jeunes internautes.
Espérons en tous cas que les mutations annoncées n'altèreront pas le contenu de l'émission, ni l'enthousiasme de son équipe si dynamique (avec laquelle le Ligueur a maintes fois collaboré).
Ce vendredi à 17h, les Niouzz souffleront leurs dix bougies sur La Deux, lors d'une émission spéciale riche en images d'archives, témoignages et anecdotes savoureuses. Bon anniversaire et longue vie aux Niouzz !
Retrouvez le site des Niouzz en cliquant ici !
Vous ne comprenez rien aux activités de votre enfant sur Internet ? Chat, MSN, Webcam, c’est du chinois pour vous ? Vous trouvez que votre ado passe trop de temps sur la Toile ? La plupart des parents se posent des tas de questions sur ce nouveau petit écran si souvent allumé par les natifs digitaux. Child Focus vole au secours des parents en créant Webetic, un dispositif combinant soirée d’information et support d’un site en ligne. Sur www.webetic.be, les parents trouveront des trucs et des astuces, des conseils de prévention et 8 vidéos éducatives pour gérer l’usage quotidien d’Internet au sein de la famille. En regardant les films démos, vous saurez comment configurer pas à pas un compte Facebook, comment créer une adresse électronique ou lancer un chat en toute sécurité. La vidéo explique clairement la façon d’augmenter les paramètres de confidentialité. Vraiment très utile pour les aînés paumés dans la société numérique.
Child Focus bénéficie du soutien du secrétaire d’Etat à la Politique des Familles. En présentant Webetic, Melchior Wathelet a dévoilé un secret de famille. Un jour, à son grand étonnement, il a découvert la dextérité précoce de sa fille de 5 ans, déjà très à l’aise sur le Web. Le papa ministre s’est empressé de suivre un des conseils de Webetic : iI a placé l’ordinateur dans une pièce commune, avec du passage. Ainsi l’enfant a un parent sous la main si nécessaire et l’adulte peut jeter un œil sur ses surfs.
Les apprentinautes n’ont pas toujours conscience de la portée de leurs actes, ni des risques sur Internet. Il y a des règles de prudence élémentaires à adopter identiques à celles de la vie courante : ne pas parler à des inconnus, diffuser le moins possible d’informations et d’images personnelles, car les serveurs informatiques gardent absolument tout en mémoire.
Child Focus insiste vivement sur la nécessité de parler avec l’enfant de ses activités sur le Net. L’association encourage les parents à passer des accords clairs avec les surfeurs. Par exemple, définir les contacts et les sites autorisés, limiter le temps d’utilisation. Une fois la charte établie, signée par les enfants et les parents, l’afficher à côté de l’ordinateur.
Autre recommandation aux parents :s’intéresser à ce que fait l’enfant. Jouez ou chattez avec lui. Sur le site Webetic, des vidéos vous montrent les bonnes et les mauvaises attitudes parentales à l’égard d’ados souvent frileux à l’idée de parler de leurs joies et déboires sur la Toile. Les trucs et astuces repris sur le site sont exposés de vive voix (et compétente de Nadège) lors d’une soirée d’information de deux heures. Inscription dans votre région en cliquant sur l’encadré en page d’accueil de Webetic. L’animateur se déplace à partir de 50 inscriptions. Actuellement, les soirées sont gratuites. Le calendrier est complet jusque fin avril. Pour les réfractaires à Internet, un numéro de téléphone de réservation: 02/475.44.12
Child Focus a déjà animé 150 séances d’information en Flandres en collaboration avec l’aile flamande de la Ligue des Familles. Ce succès a motivé la mise en place d’un projet équivalent au sud du pays, en partenariat avec le secrétariat d’Etat à la Politique des Familles. L’initiative publique tombe à pic au moment ou Action Innocence Belgique jette le gant après 7 ans de prévention Internet dans les écoles. L’asbl fonctionnait avec des fonds privés uniquement. Cela confirme l’urgence d’une implication effective des pouvoirs publics dans l’éducation à l’utilisation positive et sécurisée de ce qui est en passe de devenir le média numéro 1 dans notre société vouée aux technologies de l’information omniprésentes. Une maman me disait après la présentation publique de Webetic que son bébé de 11 mois manifestait déjà de l’intérêt pour un simili clavier. Il est vrai que pour elle, l’ordinateur a beaucoup de vertus. Elle a rencontré le père de l’enfant via Internet.
Quelques sites satellites de Webetic :
Stopchildporno.be : permet de signaler des sites pornographiques (2131 signalement en en 2009).
Clicksafe.be : un site tous publics pour apprendre aux enfants comment surfer de manière sûre et responsable.
Child Focus et Sensoa, avec le soutien de la Commission européenne, proposent Le juste click: un jeu informatif sur la sécurité en ligne, jouable sans accès à Internet. Vous pouvez commander la boîte de jeu avec les 25 brochures, en envoyant un mail à clicksafe@childfocus.org. Le jeu est gratuit, vous ne payez que les frais de transport. Voir l'Actu du 11 janvier.
Patrice Gilly
On le craignait, ils l'ont fait. L'école flamande Victor Horta d'Evere vient de mettre en place un système de récompense, destiné aux élèves qui arriveront à l'heure en classe du 3 février au 16 mars, soit pendant six semaines. Que recevront en cadeau ces nouveaux adeptes de la ponctualité ? Une entrée pour Walibi ! Il semblerait que l'école ne soit pas à son coup d'essai, et qu'elle avait déjà promis des places pour des matches de football aux élèves les plus disciplinés, à l'instar du lycée professionnel de Marseille dont nous vous parlions il y a quelques temps.
Heureusement, pourrait-on dire, l'enseignement de la Communauté française n'est pas concerné. La ministre de l'enseignement a déjà émis de vives réserves quant au procédé, estimant qu'un tel système de gratification est susceptible d'entraîner dérives et jalousie. On ne saurait lui donner tort.
Nous vous avions déjà parlé de la polémique autour des récompenses scolaires dans l'Actualité du 6 octobre dernier. Voici ce que Leligueur.be disait :
Absentéisme : une cagnotte comme carotte ?
Trois lycées professionnels de la région parisienne pensent avoir trouvé une parade contre l’absentéisme scolaire en organisant une cagnotte collective, qui augmente en fonction de l’assiduité des élèves. En fin d’année, la somme récoltée - d’un maximum de 10 000 €- est mise au service d’un projet, que ce soit un investissement dans du matériel pédagogique, des cours d’auto-école ou l’organisation d’activités extrascolaires.
Alors que les directions des établissements concernés se défendent de vouloir monnayer l’école et prétendent responsabiliser leurs élèves, de nombreuses voix s’élèvent pour clamer leur mécontentement. Profs, parents, syndicats et politiques critiquent vivement cette carotte brandie devant les nez des élèves, et se demandent bien où se cache le bâton ! La mesure, forcément inapplicable à l’échelle nationale, remet en cause les valeurs véhiculée par l’école sans émouvoir Luc Chastel, ministre de l’Education nationale. Celui-ci considère cette prime comme une simple expérience, en soulignant que tous les moyens sont bons pour enrayer l’absentéisme. La rémunération scolaire est d’ailleurs un phénomène apparu l’an dernier en Angleterre, et un lycée marseillais récompense déjà ses élèves méritants avec des places pour les matches de l’OM… De telles initiatives ne résoudront pourtant pas les problèmes de fond, de la mauvaise orientation au décrochage pur et simple, et adressent aux étudiants un message désastreux. Au nom de la guerre contre l’absentéisme et le décrochage scolaire, on finit donc par rémunérer les ados… pour remplir leur devoir d’étudiant ! Marchander l’assiduité des élèves, c’est accepter que la société de consommation dicte ses lois jusque dans les salles de classes ; espérons qu’une idée du même ordre ne franchisse jamais nos frontières !
La saga du décret Inscriptions devrait prochainement connaître son épilogue, lors du vote au Parlement de la Communauté française ce 17 mars. Par ce vote, la procédure à suivre pour l'inscription des enfants en première secondaire sera enfin fixée et clarifiée, une bonne fois pour toutes. Cela suffira-t-il à satisfaire les parents ? Pas sûr. Mais pour mettre toutes les chances de son côté, la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet veut jouer la carte de la transparence. Elle a d'ores et déjà annoncé qu'au lendemain du vote, elle rencontrera tous les acteurs concernés (direction, syndicats, associations de parents, etc.) pour leur expliquer concrètement le déroulement des opérations. Elle vient de lancer deux outils destinés à informer le mieux possible les parents des quelques 56 000 enfants qui entreront en première secondaire l'année prochaine : un site Internet et un numéro vert. Le site se veut facile d'accès, précis et pratique ; en plus d'afficher les informations officielles (dès qu'elles seront disponibles), il fera office d'outil interactif pour les parents qui pourront, par exemple, localiser les différentes écoles de leur quartier ou région. Pour toutes les questions plus complexes, il reste la ligne gratuite du Service d'aide aux inscriptions, accessible du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30.
Le site Internet : www.inscriptions.cfwb.be.
Le numéro vert du Service d'aide aux inscriptions : 0800/ 188 55.
La journée de la femme a 100 ans ! Et l'on peut dire qu'en un siècle, la condition de la femme a fait des progrès gigantesques… et qu'il en était grand temps. Mais les victoires remportées au cours de ces décennies de lutte pour l'égalité des sexes ne doivent pas nous empêcher de rester vigilants à l'égard de ces droits que l'on considère désormais acquis, alors qu'il reste tant à faire. Au quatre coins du monde, les inégalités pullulent : discrimination, esclavage, violences physique ou morale… Même l'Occident, qui se targue pourtant d'appliquer l'égalité homme-femme, connaît son lot d'injustices quotidiennes, de la plus discrète à la plus grave.
Pour toutes ces raisons, plusieurs milliers de militantes et de militants ont rejoint la Marche Mondiale des Femmes, qui eut lieu ce week-end dans le centre de Bruxelles. Le cortège comptait quatre étapes symboliques : la Bourse, pour évoquer l'autonomie économique et financière, la Place Saint-Jean, où furent réclamées la paix et la démilitarisation, la Place de la Chapelle, pour le service public et le bien commun, et enfin le Palais de Justice, où il fut question des violences faites aux femmes. Ce dernier point est particulièrement sensible, car dans le monde, une femme sur trois est victime de violence. La Belgique n'est pas épargnée, une femme y meurt chaque mois sous les coups de son conjoint ou d'un proche.
Mais au-delà de la violence, l'inégalité des sexes revêt encore d'autres aspects plus sournois. Comme nous vous le rappelions dans l'édito du 24 février, le profil-type de la personne précarisée est une jeune femme. Il y a quelques semaines, la journaliste Florence Aubenas publiait un témoignage saisissant sur les oublié(e)s de la crise, après des mois passés dans la peau d'une femme de ménage. Une récente étude démontrait que l'écart salarial entre hommes et femmes s'élevait encore à 24%. Les exemples sont légion, ils nous rappellent qu'aujourd'hui, la journée de la femme fête son centenaire, mais que le combat continue. A nous tous de le mener.
L'Actu jeune aussi revient sur la Journée de la Femme, consultez l'article en cliquant ici.
Votre mari ou fiston passe ses temps libres à bricoler dans le garage ? Votre maman regorge d'idées insolites ou peut-être est-ce vous qui avez l'âme d'un inventeur ? Ne manquez pas l'appel à projets d'Handicap International !
L'association relance son concours Bricoleurs du Cœur, qui veut populariser une invention améliorant la qualité de vie des personnes handicapées par une solution pratique. L'avantage de ce concours est double : il permet de mettre en avant les talents de bricoleur d'une personne créative et d'alléger le quotidien des personnes en situation de handicap. Pas besoin de gros moyens, il ne faut que des idées ! Pot de yaourt pour jouer aux dés, marche amovible, siège en coin pliable, pas besoin d'énormes moyens pour participer au concours, l'inventivité et la créativité suffisent. Nicolas Luyckx, organisatrice du concours, explique : "Nous collections des trucs et astuces qui ont déjà fait leurs preuves, qui facilitent au quotidien la vie de leur inventeur ou d'un proche handicapé. Ces trouvailles méritent d'être récompensées et partagées." Les différents participants seront évalués par un jury spécialisé, composé d'experts en tous genres : kinés, ergothérapeutes et autres spécialistes du bricolage ou du handicap. Trois catégories sont habituellement récompensées : l'ergonomie, l'esthétique et l'aspect pratique. Une nouvelle classe s'invite pour cette édition 2010 et elle est destinée aux écoles, toujours plus nombreuses à vouloir participer au concours.
Vous souhaitez participez au concours Bricoleurs du Cœur ? Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 20 juin 2010, et contenir un plan de votre invention (format A4), l'explication de son contexte, la liste du matériel utilisé, une estimation du prix, et bien évidemment une photo du prototype.
Tous les renseignements nécessaires vous attendent sur www.handicapinternational.be.
Les étudiants belges entre 16 et 18 ans sont invités à écrire au Président Obama, à l'occasion d'un concours organisé par MyAmerica.be, un des sites de l'ambassade américaine en Belgique. Et que doivent-ils écrire ? Une courte rédaction (entre 500 et 700 mots), qui débute par Cher Monsieur le Président : Voici comment je compte améliorer les relations entre l'Europe et les Etats-Unis. Le thème est donc l'amitié Europe – Etats-Unis, on ne risque pas de tomber à cours de choses à dire. Quelques conseils pour mettre toutes les chances de son côté : être clair, original et développer des arguments convaincants soutenus par des exemples. Le gagnant du concours aura la chance de s'envoler pour les Etats-Unis et d'assister à un programme d'échange de 3 à 4 semaines, dont le thème tournera autour des principaux enjeux auxquels doivent faire face les jeunes des deux côtés de l'Atlantique. Ensuite - qui sait ? - peut-être aura-t-il la chance de rencontrer le Président Obama et de lui souffler quelques idées de géopolitique internationale ?
Petit bémol tout de même, le délai est très court et le concours ne s'adresse qu'aux jeunes qui ont une bonne maîtrise de la langue de Shakespeare.
Tous les renseignements sont disponibles sur www.myamerica.be.
Une étude du Panel Démographie familiale de l’Université de Liège révèle que l’hébergement égalitaire rencontre un succès grandissant depuis quelques années. La disposition légale, qui réglemente les modes de garde alternée, fut instaurée en 2006, en réponse aux évolutions de la société, à l'émergence de phénomènes conjoints comme l’apparition des "nouveaux pères" (ces papas qui revendiquent plus de droits vis-à-vis de leur famille) et la recrudescence des accords à l'amiable entre parents séparés. Cette solution a déjà fait ses preuves dans nombre de familles "de classe moyenne supérieure", mais elle reste difficile d'accès pour les familles plus modestes, incapables de surmonter certains petits tracas qui finissent par empoisonner la vie quotidienne. Les difficultés pratiques sont nombreuses. La distance peut constituer un obstacle à l'alternance, il faut dédoubler les chambres et les garde-robes, calculer les charges et dépenses diverses, organiser le suivi scolaire, etc. Et puis chacun des parents doit encore gérer sa vie "sans enfant", ce qui n'est pas toujours une mince affaire.
L'étude de l'ULg nous apprend en outre qu'une grande majorité de parents tente de mettre de côté leurs différends, puisque l’intérêt des enfants demeure la préoccupation principale de 9 parents sur dix. Le recours de plus en plus fréquent à la médiation familiale témoigne de cette nouvelle tendance, ce qui est finalement une assez bonne nouvelle.
Vous avez opté pour l'hébergement égalitaire ? Oui ? Non ? Pour quelles raisons ? Quels sont pour vous les avantages et les désavantages d'une telle formule ? Partagez votre expérience sur le forum !
La Fédération laïque de centres de planning familial, la Fédération des centres de planning familial des FPS et le Centre d’action laïque lancent une campagne de sensibilisation et de (re)mobilisation, qui débute ce lundi par une campagne d’affichage dans toute la Communauté française.
Pourquoi cette campagne, deux décennies après le vote de la loi ? Parce que les associations de terrains estiment que « l’esprit militant » qui avait abouti à la loi du 3 avril 1990 a tendance à se perdre, alors que près de 18500 femmes belges ont recours à une interruption volontaire de grossesse par an. De plus, le combat pour la liberté de choix n’est pas encore gagné partout. Dans le monde, 80 000 femmes meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin. En Europe, des pays comme l’Irlande, la Pologne, Chypre ou Malte pénalisent toujours l’avortement, alors que l’Espagne ou la Lituanie pourraient revenir sur la législation actuelle. Même dans les pays où il est toléré, l’IVG représente parfois un parcours du combattant qui cadre bien mal avec les grands discours sur les libertés individuelles. Autant de raisons qui justifient ce mois de mobilisation, dont le point d’orgue sera la journée du 1er avril 2010. Au programme, une marche de solidarité pour le droit à l’avortement en Europe, et un colloque à l’ULB, "De la subversion au droit".
Vous recherchez un centre de planning familial en Wallonie ou à Bruxelles ? Rendez-vous sur www.loveattitude.be !
Période : 03/2010 02/2010 01/2010 12/2009 11/2009 10/2009 09/2009 08/2009 07/2009 06/2009 05/2009 04/2009 03/2009 02/2009 01/2009 12/2008 11/2008 10/2008 09/2008 08/2008 07/2008 06/2008 05/2008 04/2008 03/2008 02/2008 01/2008
