L’accord gouvernemental le prévoyait, l’équipe Leterme l’a (enfin) fait : à partir du 1er octobre, les familles avec enfants mineurs en attente d’être expulsées ne pourront plus être détenues dans des centres fermés. Elles pourront par contre bénéficier d’un logement individuel mis à leur disposition par la Régie des bâtiments, leurs besoins seront pris en charge et les enfants pourront être scolarisés. Durant son court hébergement, la famille sera prise en charge par une série de « coaches » qui les prépareront au retour au pays. Cette solution était attendue depuis longtemps, la détention de familles posant deux problèmes majeurs : l’enfermement de mineurs totalement innocents, et le régime collectif en vigueur dans les centres, déroutant pour l’enfant qui y voit une remise en cause de l’autorité parentale. L’alternative de laisser la famille occuper son domicile avait été envisagée, pour être ensuite abandonnée faute de résultats. Rappelons qu’à l’heure actuelle, neuf familles d’illégaux sont encore détenues au centre de Merkplas.
A lire dans Le Ligueur de mercredi prochain, le témoignage d'une psychologue parmi les Sans-papiers grévistes de la faim.
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