Décryptage 
Alertes aux boues rouges
Vous avez probablement vu ces images impressionnantes, à la télévision ou dans les journaux : au début du mois d’octobre, plusieurs villages hongrois ont été envahis par une boue de couleur rouge. Cette dernière ne provient pas d’un cours d’eau qui a débordé, mais bien d’une usine d’aluminium. Ces boues sont des déchets, qui se sont échappés de l’usine parce que la digue qui les contenaient a cédé.
Comme la quantité de boue était énorme, la coulée a tout dévasté sur son passage, emportant même des humains qui sont morts noyés. Résultat : des villages entiers ont été atteints et des maisons ont été inondées. Pareil pour les champs et les cours d’eau. Rapidement, ces boues rouges se sont aussi retrouvées dans le Danube, qui est le deuxième plus grand fleuve d’Europe. Même si le résultat peut faire penser à une catastrophe naturelle, il s’agit ici d’un accident qui a été causée par une industrie. D’ailleurs, la Hongrie n’avait jamais connu une pollution si importante. Selon les spécialistes, cet accident aurait probablement pu être évité si les responsables de l’usine avaient pris les précautions nécessaires.
Le gros problème est que cette boue rouge contient des matières toxiques, comme la soude ou encore des métaux lourds. À cause de cela, des terres et des plantes et des animaux ont été contaminés. Cet événement est évidemment une catastrophe pour l’environnement. Mais la nature n’est pas la seule à être victime de cette coulée de boue. En effet, ce drame va aussi avoir des conséquences sur la vie des habitants de la région. Et pas seulement parce que certains d’entre eux ont vu leur maison inondée. Des exemples ? Le sol a été pollué, ce qui rendra toute forme de culture impossible. Pareil pour les rivières, ce qui pose aussi problème puisque l’eau est utilisée pour la cuisine ou encore la lessive. Quant aux poissons qui sont morts ou contaminés, ils ne pourront évidemment pas être mangés.
Certains spécialistes se posent maintenant une autre question : lorsque la boue aura séché, l’air ne risque-t-il pas aussi d’être pollué ? La réponse devrait être connue dans quelques semaines…
Le chiffre
Quatre
C’est la place qu’occupe désormais la Belgique dans le classement des pays qui ont la pire empreinte écologique de la planète. Ce n’est pas une bonne nouvelle puisque seuls les Émirats Arabes Unis, le Qatar et le Danemark se classent devant nous et sont donc de plus mauvais élèves dans ce domaine.
En deux mots, rappelons ce qu’est ce concept un peu compliqué : il permet d’estimer la surface de la terre dont un pays a besoin pour produire ce qu’il consomme et pour se débarrasser de ses déchets. L’important étant évidemment d’avoir l’empreinte écologique la plus petite possible. L’idée suivante est très parlante. Si tous les pays du monde vivaient avec les mêmes habitudes que celles des Belges, on aurait besoin de 4,4 planètes Terre pour subvenir à nos besoins, ce qui est évidemment impossible.
Un site pour en savoir plus sur le sujet, mais aussi pour calculer son empreinte écologique et découvrir des conseils pour la réduire : www.wwf.be.
Expérience
Quant les scientifiques jouent avec les moustiques
Chaque année, principalement au sud de la planète, près de 100 millions de personnes attrapent la dengue, une maladie que les moustiques transmettent et qui peut être mortelle. Pour tenter de lutter contre elle, des scientifiques sont en train de mettre au point la chose suivante : dans leur laboratoire, ils modifient les caractéristiques d’une espèce de moustiques en les rendant stériles, c’est-à-dire en les empêchant de se reproduire. En lâchant ces bestioles dans la nature, les scientifiques espèrent progressivement réduire le nombre de moustiques qui transmettent la dengue, donc faire reculer la maladie.
Ce n’est pas la première fois que les scientifiques utilisent une telle méthode qui pourrait ressembler à une solution miracle, mais qui a aussi de quoi effrayer. En effet, on ne peut pas savoir avec certitude que ces insectes modifiés en laboratoire ne vont pas créer d’autres problèmes en débarquant dans la nature.
Page réalisée par Anouck Thibaut.






