Dimanche dernier, quelques 7 millions d’électeurs belges se sont rendus aux urnes pour voter. Très rapidement dans la soirée, les partis vainqueurs de ces élections législatives ont été connus. En Flandre, il s’agit du N-VA (Nieuw-Vlaamse Alliantie), présidé par Bart De Wever. Tandis qu’au Sud du pays, c’est le PS (Parti socialiste), avec Elio Di Rupo à sa tête, qui a réalisé les meilleurs résultats.
Formation du Parlement
Quelques heures à peine après les élections, la composition du Parlement fédéral (Chambre et Sénat) était déjà connue. La raison? Cette première étape est relativement rapide: en effet, il s’agit d’effectuer une série de calculs, directement en fonction des voix des électeurs. Le schéma ci-dessous nous montre la composition la nouvelle Chambre. Petite précision : nous ne vous proposons que celle-ci (et non celle du Sénat) puisque c’est elle qui est importante pour la suite des événements et la formation du gouvernement (voir ci-dessous).
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Que nous apprend ce schéma de la future Chambre ? Notre graphiste a dessiné 150 petits bonhommes, qui symbolisent les 150 hommes et femmes qui feront désormais partie de cette assemblée. On dit aussi que ces députés vont siéger à la Chambre. Les différentes couleurs représentent les différents partis politiques (flamands et francophones) qui ont obtenu suffisamment de voix pour siéger au Parlement. En observant le croquis, on constate donc que c’est la N-VA qui obtient le plus d’élus (27), jusque devant le PS (26). Les chiffres indiqués entre parenthèses correspondent aux nombre d'élus que chaque parti a perdu ou gagné par rapport aux dernières élections, en 2007. Pour la N-VA et le CD&V, il n’est pas possible de mesurer cette progression puisque ces deux partis flamands s’étaient présentés ensemble lors des dernières élections. A l’époque, ils formaient ce que l’on appelle un cartel.
Formation du gouvernement
La deuxième étape après les élections consiste à former un gouvernement. Cette étape prend beaucoup plus de temps que la première. La raison? Rappelons que, dans notre pays, un seul parti politique ne se retrouve jamais seul au pouvoir, mais que plusieurs partis doivent se mettent d’accord pour diriger. On dit aussi que ces partis doivent former une coalition. Pour cela, une règle mathématique est incontournable: les partis qui se rassemblent doivent obtenir, au minimum, la majorité à la Chambre. En d’autres mots, ils doivent avoir ensemble plus de sièges que tous les autres partis. Ces derniers formeront alors l’opposition et ne participeront pas au pouvoir. Deuxième règle, tout aussi importante que la première : en plus d’obtenir la majorité à la Chambre, ces partis doivent aussi être d’accord sur les grands projets qu’ils aimeraient mettre en place s’ils sont au pouvoir. Et cela risque d’être long puisque les idées des partis qui l’on emporté, le 13 juin, sont très différentes.
Depuis dimanche soir, les spécialistes analysent les résultats des élections. Dès lundi, le Roi Albert II a commencé ses consultations : il a reçu les présidents des différents partis politiques, en commençant par ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats. Dès qu’il aura terminé ses consultations, le Roi Albert II devrait désigner ce que l’on appelle un informateur : son rôle sera de faire le tour des différents responsables des partis politiques afin de se rendre compte des idées et des propositions de chacun, donc de voir quels sont les coalitions qui sont envisageables. En d’autres mots, un informateur est chargé de débroussailler le terrain en vue de la formation du futur gouvernement. Lorsque que l’informateur aura terminé son travail, un formateur, toujours désigné par le Roi, devrait entrer en piste. Comme son nom l’indique, il devra tenter de former le nouveau gouvernement.
Anouck Thibaut






