Le Ligueur et mon bébé Les petites annonces La Ligue des familles Partenaires

Actualité des jeunes

Catastrophe de Liège : le gaz, un danger public ?

La nuit du mercredi 27 janvier, une explosion s’est produite dans un immeuble à Liège. Au moins treize personnes sont mortes et des centaines d’autres ont perdu leur logement et tous leurs biens. Le responsable de cette catastrophe ? Le gaz.

Depuis cette explosion, de nombreuses questions ont été posées. Était-ce un accident ? L’explosion s’est-elle produite à cause d’une imprudence ? Un locataire a-t-il oublié de fermer sa cuisinière ? Était-ce volontaire (quelqu’un a-t-il voulu se suicider) ? Est-ce que le gaz, une énergie qu’on trouve dans toutes les maisons, est dangereux ?

Gaz à tous les étages


Il existe différents gaz. Par exemple, celui qui sert à gonfler les montgolfières, le gaz utilisé lors de guerres, le gaz des briquets, celui utilisé dans les maisons, les entreprises… Pour  cuisiner, chauffer l’eau de la salle de bain ou encore pour se chauffer, la plupart des personnes emploient du gaz. Dans certains logements, des habitants utilisent des bouteilles emplies de gaz qu’ils remplacent quand elles sont vides. Mais la toute grande majorité des maisons et appartements sont raccordés au gaz via des tuyaux. Avant d’arriver dans les habitations, il a parcouru un long chemin. En effet, le gaz naturel - on l’appelle ainsi parce qu’il est produit par la nature - est une énergie qui s’est formée pendant des millions d’années à partir de débris végétaux et animaux. Il a donc la même origine que le pétrole mais se présente sous forme de gaz. La Belgique n’en produit pas. Elle importe son gaz principalement de la Hollande, de la Norvège et d’Algérie. Ce gaz est transporté via des pipelines, des gazoducs, donc des gros canaux ou des navires qu’on appelle méthaniers. Arrivé en Belgique, le gaz est transporté à travers un réseau de canalisations de plus de 3700 kilomètres. Ces canalisations sont presque toujours enfouies sous le trottoir (à une profondeur d’au moins 80 cm), avec les autres installations nécessaires pour tous comme l’eau, l’électricité ou encore la téléphonie.

Pas de couleur mais une odeur


Le gaz est l’énergie la plus utilisée dans les maisons en Belgique (37 % de l’ensemble des énergies employées).  Notamment parce qu’elle est présentée comme une énergie pratique, propre et sûre. Pratique, car dans la plupart des logements, il suffit de demander le raccordement (et de payer sa facture, bien sûr) pour en disposer. C’est une énergie propre ou plutôt plus propre que d’autres parce qu’elle produit moins de CO2, soit ce gaz responsable du réchauffement de la planète. Enfin, le gaz est aussi considéré comme une énergie sûre grâce à ses caractéristiques. Premièrement, le gaz est naturellement incolore et inodore. Pourtant quand on ouvre un robinet de gaz, on sent une odeur. Il s’agit d’un odorisant qui a été ajouté afin d’éviter justement des accidents. En effet, cette odeur est si forte que dès qu’il y a 1% de gaz dans l’air, on la sent. Une fuite ne peut donc jamais rester indétectée. À partir de 5% de gaz dans l’air, le gaz peut s’enflammer. Mais s’il y a plus de 15 %, il ne peut pas brûler car il n’y a plus assez d’oxygène. Deuxièmement, le gaz est naturellement combustible, cela signifie qu’il s’enflamme. C’est bien pour cela qu’on l’utilise, mais en même temps, il n’est pas auto-inflammable. Autrement dit, il ne flambe pas tout seul. Il a besoin d’une source de chaleur de plus de 650°C pour s’enflammer. Notons qu’une étincelle peut suffire. Troisième caractéristique, le gaz naturel n’est pas toxique. Autrement dit, on peut inhaler un mélange d’air et de gaz sans danger. Pourquoi ? Parce que le gaz ne contient pas de monoxyde de carbone (CO). Cette substance qui, elle, est toxique n’est produite que lorsque le gaz n’a pas été brûlé entièrement. Ceci est souvent dû à une mauvaise installation ou à un manque d’air et de ventilation dans une pièce.
Les accidents au gaz comme celle de Liège sont spectaculaires. On en parle beaucoup, car il y a des morts et d’énormes dégâts. Mais en même temps, ce genre d’accident est rare. Il est souvent dû à de vieilles installations. Dans le cas de Liège, on ne sait pas encore si l’explosion était un accident ou un acte volontaire. Autrement dit, si l’explosion a été provoquée par une fuite de gaz par exemple, ou si elle a été provoquée intentionnellement par quelqu’un. Il faudra du temps pour découvrir ce qui s’est passé.

Des acteurs différents

Jusqu’au début des années 2000 en Belgique, le gaz était vendu et distribué par un même organisme. Autrement dit, cet  organisme s’occupait à la fois du raccordement au réseau (donc entre les tuyaux de l’habitation et les canaux enfouis dans le sol), du relevé du compteur (pour établir la facture), mais aussi de l’entretien et des réparations. Cet organisme était une intercommunale, autrement dit une entreprise publique créée par des communes afin d’accomplir des missions de service public. C’est ainsi qu’on appelle ces services organisés par les autorités et destinés à l’ensemble de la société. À l’époque, les intercommunales avaient le monopole, autrement dit elles étaient les seules à pouvoir vendre, transporter, distribuer et fournir du gaz. Elles n’avaient pas de concurrents. Mais depuis 2007  (2003 en Flandre), le marché du gaz a été libéralisé en Belgique francophone. Cela signifie que d’autres entreprises ont eu l’autorisation de vendre du gaz. Depuis lors, le client a le choix entre différents fournisseurs de gaz. Il peut donc comparer les prix, les services proposés… Le réseau de distribution, lui, est resté entre les mains des intercommunales. On les appelle les gestionnaires du réseau de distribution. Concrètement, comment ça se passe ?  Une fois que le client a choisi son fournisseur, c’est le gestionnaire du réseau de distribution qui va acheminer le gaz jusqu’au domicile, qui viendra faire le relevé du compteur… Avant de faire le raccordement, donc d’ouvrir comme on dit le compteur de gaz, le gestionnaire du réseau de distribution va vérifier si l’installation de gaz a été faite selon une série de règles prévues par la loi. Il va, par exemple, s’assurer que l’installation des tuyaux a été faite correctement, que la cheminée n’est pas bouchée… Ces règles très strictes ont pour but de prévenir les accidents. Donc, d’assurer la sécurité, à la fois de la personne qui demande le raccordement et de celle des autres citoyens, des voisins…  Les tuyaux et canalisations qui transportent le gaz de la rue jusqu’aux habitations sont également régulièrement vérifiés, contrôlés, remplacés… par les gestionnaires du réseau.


 

Haïti : organiser l’aide humanitaire et la solidarité

Le  puissant tremblement de terre qui a frappé Haïti, le 12 janvier dernier, a fait des milliers de victimes. Certains parlent de 200.000 morts et de 250.000 blessés. De nombreux pays ont envoyé des secours. Comment s’organise cette aide qui arrive de partout ?


Lors d’une telle catastrophe, il faut essayer de retrouver le plus rapidement les survivants dans les ruines, soigner les blessés, enterrer les morts pour éviter des épidémies, aider les survivants. Ils sont près de 3 millions à n’avoir plus rien. Ils ont donc besoin d’urgence d’eau, de nourriture, de soins, d’un abri, de vêtements… Autrement dit, d’aide humanitaire.


Aide d’urgence

Cette aide est apportée par les États, par les grandes organisations qui font partie des Nations Unies et par de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG, en bref) qui elles-mêmes reçoivent de l’argent des personnes comme vous et moi.  Par exemple : Médecins sans Frontières (MSF), Médecins du Monde, la Croix-Rouge internationale,  l’Unicef, Caritas, Handicap International… Les uns, MSF par exemple, soignent et opèrent les blessés sur place ou dans des hôpitaux sous tentes. D’autres, comme l’Unicef, s’occupent principalement des enfants. En effet, de nombreux enfants sont seuls, soit parce que leurs parents sont morts lors du tremblement de terre, soit parce qu’ils les ont perdus lors de la fuite, dans la panique. Oxfam-solidarité s’occupe de l’eau en installant des points de distribution ou encore des toilettes, par exemple. D’autres comme le PAM (Programme Alimentaire Mondial) qui fait partie des Nations Unies, veille à la distribution de la nourriture. Beaucoup de ces organisations travaillaient déjà dans le pays avant le tremblement de terre. Certains sont arrivés après les précédentes catastrophes de ces dernières années (inondations, ouragans…). D’autres aident la population depuis de nombreuses années.
Si les secours et l’aide internationale sont arrivés rapidement sur place après le tremblement de terre, leur organisation rencontre des difficultés. En effet, pas facile d’organiser le travail entre les équipes déjà sur place et celles qui sont arrivées plus tard. Pas facile d’atteindre tous les quartiers ou les différentes régions à cause des destructions des routes… Pas facile d’organiser la distribution d’eau et de nourriture quand on manque de camions, d’essence… et quand il n’y a presque plus de responsables politiques (beaucoup seraient morts ou blessés). Sans parler d’autres problèmes comme l’insécurité ou encore les pillages commis par des personnes affamées et assoiffées ou des bandes de voleurs qui profitent de la situation.


Soirée de solidarité

Outre l’envoi d’équipes de secours, de nourriture, de matériel (tentes, couvertures, médicaments…), de nombreux États ont promis de l’argent pour aider les Haïtiens. Un peu partout dans le monde également, de simples citoyens expriment leur solidarité en donnant de l’argent. Chez nous, une soirée de récolte de fonds est organisée ce jeudi 21 janvier. En effet, ce soir-là, les télévisions et radios belges organisent ensemble une émission spéciale appelée "Sos Haïti". Son but : récolter de l’argent en faveur des victimes. Il y a cinq ans, presque jour pour jour, nos télévisions et radios avaient organisé la même soirée pour les victimes du tsunami. Le 26 décembre 2004, une gigantesque vague provoquée par un tremblement de terre sous-marin avait  touché plusieurs pays d’Asie du Sud-est (Indonésie, Inde, Sri Lanka…) et même d’Afrique. Ce tsunami (raz-de-marée en japonais)  avait presque tout détruit en Indonésie et tué plus de 200.000 personnes. Parmi eux, de nombreux touristes occidentaux. Cette catastrophe avait ému le monde entier et provoqué un gigantesque élan de solidarité.


Après l’urgence

Pour Haïti aussi, la solidarité est donc en route. Mais pourquoi récolter de l’argent et pas des médicaments ou encore des vêtements ? Parce que ça coûterait trop cher. En effet, il faudrait les collecter, les trier, les transporter, les stocker… Tandis qu’avec l’argent, les organisations humanitaires peuvent, par exemple, acheter des médicaments, du matériel ou encore de la nourriture sur place ou dans les pays voisins. L’argent récolté auprès des citoyens, comme celui  donné par les différents États, va donc servir à sauver les survivants, à les nourrir, les soigner, les abriter… Après l’urgence, il faudra aussi reconstruire le pays. C’est vrai qu’il n’y avait déjà pas grand-chose avant le tremblement de terre. Ainsi, dans la capitale de ce pays qui est l’un des plus pauvres au monde, la majorité des habitants vivaient dans des bidonvilles. Il n’y avait quasi pas d’hôpitaux. Peu d’habitants avaient accès à l’eau potable… (Lire l’article "Tremblement de terre à Haïti" ci-dessous). Le 25 janvier prochain, les pays membres de l’ONU doivent d’ailleurs se réunir au Canada pour discuter de la reconstruction de Haïti. Mais déjà certains se posent des questions. Les Haïtiens auront-ils encore leur mot à dire ? Certaines pays étrangers ne vont-ils pas essayer de contrôler Haïti, de favoriser leurs entreprises… ? Beaucoup pensent aux  États-Unis, notamment. Il faut dire que ces derniers, qui sont voisins de Haïti, sont arrivés très rapidement et en force. En effet, en plus des équipes de secours, du matériel, de navires militaires qui permettent de transformer l’eau de mer en eau potable, les États-Unis ont également envoyé 10.000 soldats à Haïti. Leur mission ? Donner un coup demain aux Casques Bleus des Nations Unies qui sont présents depuis 2004. Autrement dit, veiller à la sécurité, favoriser l’organisation des secours et la distribution de l’aide. C’est important ! Mais est-ce vraiment les seuls objectifs des États-Unis ?


Haïti Lavi : 12-12

L’argent récolté lors de la soirée télévisée sera réparti entre les cinq organisations regroupés dans l’opération "Haïti Lavi" (Lire l’article "Tremblement de terre à Haïti" ci-dessous). Pour en savoir plus : www.1212.be

Depuis ce 1er février, les enfants aussi peuvent agir en participant à l'opération Timoun, plus d'infos sur www.1212.be/operation-timoun.


Le long terme

Aujourd’hui, beaucoup de personnes se mobilisent pour soutenir les ONG qui aident les Haïtiens. Et c’est très bien. Mais beaucoup de ces ONG étaient déjà là avant et resteront après… quand les caméras seront parties. D’autre part, certaines d’entre elles, travaillent aussi dans différents pays, auprès de populations qui ont faim, qui souffrent de maladies, de pauvreté… et qu’on oublie souvent. D’autres ONG, elles, soutiennent ces populations à long terme, les aident à améliorer leur vie à travers des projets qui prennent des mois, des années. Ces ONG qu’on appelle de développement (comme SOS Faim, Iles de Paix, Frères des Hommes,…) ont aussi besoin d’aide.

 

 

Autres actualités des jeunes

 

 

Haute Ecole de la Province de Namur
 Collège de Godinne-Burnot
Les choix du ligueur
Concours de la semaine
Les favoris du ligueur
Donnez-nous votre avis...


Copyright © 2002-2012 Ligue des Familles | Droits d'utilisation | Politique de confidentialité | Site réalisé par Create2.be