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Actualité des jeunes

Haïti : organiser l’aide humanitaire et la solidarité

Le  puissant tremblement de terre qui a frappé Haïti, le 12 janvier dernier, a fait des milliers de victimes. Certains parlent de 200.000 morts et de 250.000 blessés. De nombreux pays ont envoyé des secours. Comment s’organise cette aide qui arrive de partout ?


Lors d’une telle catastrophe, il faut essayer de retrouver le plus rapidement les survivants dans les ruines, soigner les blessés, enterrer les morts pour éviter des épidémies, aider les survivants. Ils sont près de 3 millions à n’avoir plus rien. Ils ont donc besoin d’urgence d’eau, de nourriture, de soins, d’un abri, de vêtements… Autrement dit, d’aide humanitaire.


Aide d’urgence

Cette aide est apportée par les États, par les grandes organisations qui font partie des Nations Unies et par de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG, en bref) qui elles-mêmes reçoivent de l’argent des personnes comme vous et moi.  Par exemple : Médecins sans Frontières (MSF), Médecins du Monde, la Croix-Rouge internationale,  l’Unicef, Caritas, Handicap International… Les uns, MSF par exemple, soignent et opèrent les blessés sur place ou dans des hôpitaux sous tentes. D’autres, comme l’Unicef, s’occupent principalement des enfants. En effet, de nombreux enfants sont seuls, soit parce que leurs parents sont morts lors du tremblement de terre, soit parce qu’ils les ont perdus lors de la fuite, dans la panique. Oxfam-solidarité s’occupe de l’eau en installant des points de distribution ou encore des toilettes, par exemple. D’autres comme le PAM (Programme Alimentaire Mondial) qui fait partie des Nations Unies, veille à la distribution de la nourriture. Beaucoup de ces organisations travaillaient déjà dans le pays avant le tremblement de terre. Certains sont arrivés après les précédentes catastrophes de ces dernières années (inondations, ouragans…). D’autres aident la population depuis de nombreuses années.
Si les secours et l’aide internationale sont arrivés rapidement sur place après le tremblement de terre, leur organisation rencontre des difficultés. En effet, pas facile d’organiser le travail entre les équipes déjà sur place et celles qui sont arrivées plus tard. Pas facile d’atteindre tous les quartiers ou les différentes régions à cause des destructions des routes… Pas facile d’organiser la distribution d’eau et de nourriture quand on manque de camions, d’essence… et quand il n’y a presque plus de responsables politiques (beaucoup seraient morts ou blessés). Sans parler d’autres problèmes comme l’insécurité ou encore les pillages commis par des personnes affamées et assoiffées ou des bandes de voleurs qui profitent de la situation.


Soirée de solidarité

Outre l’envoi d’équipes de secours, de nourriture, de matériel (tentes, couvertures, médicaments…), de nombreux États ont promis de l’argent pour aider les Haïtiens. Un peu partout dans le monde également, de simples citoyens expriment leur solidarité en donnant de l’argent. Chez nous, une soirée de récolte de fonds est organisée ce jeudi 21 janvier. En effet, ce soir-là, les télévisions et radios belges organisent ensemble une émission spéciale appelée "Sos Haïti". Son but : récolter de l’argent en faveur des victimes. Il y a cinq ans, presque jour pour jour, nos télévisions et radios avaient organisé la même soirée pour les victimes du tsunami. Le 26 décembre 2004, une gigantesque vague provoquée par un tremblement de terre sous-marin avait  touché plusieurs pays d’Asie du Sud-est (Indonésie, Inde, Sri Lanka…) et même d’Afrique. Ce tsunami (raz-de-marée en japonais)  avait presque tout détruit en Indonésie et tué plus de 200.000 personnes. Parmi eux, de nombreux touristes occidentaux. Cette catastrophe avait ému le monde entier et provoqué un gigantesque élan de solidarité.


Après l’urgence

Pour Haïti aussi, la solidarité est donc en route. Mais pourquoi récolter de l’argent et pas des médicaments ou encore des vêtements ? Parce que ça coûterait trop cher. En effet, il faudrait les collecter, les trier, les transporter, les stocker… Tandis qu’avec l’argent, les organisations humanitaires peuvent, par exemple, acheter des médicaments, du matériel ou encore de la nourriture sur place ou dans les pays voisins. L’argent récolté auprès des citoyens, comme celui  donné par les différents États, va donc servir à sauver les survivants, à les nourrir, les soigner, les abriter… Après l’urgence, il faudra aussi reconstruire le pays. C’est vrai qu’il n’y avait déjà pas grand-chose avant le tremblement de terre. Ainsi, dans la capitale de ce pays qui est l’un des plus pauvres au monde, la majorité des habitants vivaient dans des bidonvilles. Il n’y avait quasi pas d’hôpitaux. Peu d’habitants avaient accès à l’eau potable… (Lire l’article "Tremblement de terre à Haïti" ci-dessous). Le 25 janvier prochain, les pays membres de l’ONU doivent d’ailleurs se réunir au Canada pour discuter de la reconstruction de Haïti. Mais déjà certains se posent des questions. Les Haïtiens auront-ils encore leur mot à dire ? Certaines pays étrangers ne vont-ils pas essayer de contrôler Haïti, de favoriser leurs entreprises… ? Beaucoup pensent aux  États-Unis, notamment. Il faut dire que ces derniers, qui sont voisins de Haïti, sont arrivés très rapidement et en force. En effet, en plus des équipes de secours, du matériel, de navires militaires qui permettent de transformer l’eau de mer en eau potable, les États-Unis ont également envoyé 10.000 soldats à Haïti. Leur mission ? Donner un coup demain aux Casques Bleus des Nations Unies qui sont présents depuis 2004. Autrement dit, veiller à la sécurité, favoriser l’organisation des secours et la distribution de l’aide. C’est important ! Mais est-ce vraiment les seuls objectifs des États-Unis ?


Haïti Lavi : 12-12

L’argent récolté lors de la soirée télévisée sera réparti entre les cinq organisations regroupés dans l’opération "Haïti Lavi" (Lire l’article "Tremblement de terre à Haïti" ci-dessous). Pour en savoir plus : www.1212.be


Le long terme

Aujourd’hui, beaucoup de personnes se mobilisent pour soutenir les ONG qui aident les Haïtiens. Et c’est très bien. Mais beaucoup de ces ONG étaient déjà là avant et resteront après… quand les caméras seront parties. D’autre part, certaines d’entre elles, travaillent aussi dans différents pays, auprès de populations qui ont faim, qui souffrent de maladies, de pauvreté… et qu’on oublie souvent. D’autres ONG, elles, soutiennent ces populations à long terme, les aident à améliorer leur vie à travers des projets qui prennent des mois, des années. Ces ONG qu’on appelle de développement (comme SOS Faim, Iles de Paix, Frères des Hommes,…) ont aussi besoin d’aide.

 

 

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